‹ Encyclopédie d'histoire naturelle, ou, Traité complet de cette science (volume 2)Chapitre 101 sur 633 · PACHYSANDRA. Mich. (Pacaysaxpne · texte numérisé non relu

PACHYSANDRA. Mich. (Pacaysaxpne

Fleurs monoïques. Périanthe quadrifide. Les mâles : quatre étamines à filets plus longs que le calice. Anthères biloculaires. Fleurs femelles : ovaire arrondi, à trois sillons. Capsule subglobuleuse, couronnée par trois styles persistants, bifides, à trois loges dispermes.

Le P. procumbens, seule espèce du genre, est cultivé pour ses fleurs couleur de chair et odorantes, disposées en longs épis. Il est originaire de l'Amérique septentrionale.

61" FAMILLE. — BALANOPHORÉES.

Végétaux parasites, fongiformes, dont la tige est épaisse, charnue, garnie d’écailles au lieu de feuilles, et presque toujours renfermée avant son développement dans une spathe tubuleuse. Fleurs petites, monoïques ou dioiques, accompagnées d'une espèce d'involucre formé par les écailles rapprochées vers la partie supérieure de la tige; ordinairement disposées en un capitule solitaire et terminal, quelquefois en capitules distincts et presque paniculés, et bien plus rarement en grappe terminale. Elles sont réunies sur un réceptacle ou phoranthe, quelquefois nu, mais le plus souvent présentant des soies ou des écailles de figure variée. Fleurs mâles, le plus souvent pédicellées. Calice monophylle, à divisions profondes, ayant de un à huit sépales étalés. Étamines opposées aux folioles au nombre de une à trois, rarement quatre, et soudées à la fois par les filets et les anthères. Ces dernières sont biloculaires, et s’ouvrent par un sillon longitudinal. Fleurs femelles sessiles ou pédicellées. Ovaire infère, à une seule loge uniovulée, surmonté d’un calice tantôt à deux ou quatre divisions inégales, tantôt tronqué et à peine distinct. Un ou deux styles partant du sommet de l'ovaire et terminés par autant de stigmates simples. Fruits coriaces, secs ou légèrement charnus, adhérents ou liés, uniloculaires et monospermes. Graine renversée, à tégument coriace et presque osseux, contenant un très-petit embryon globuleux placé dans un très-gros endosperme celluleux et charnu.

Cette famille, établie par le professeur L. G. Richard, forme un petit groupe de végétaux propres aux régions équatoriales du globe. On doit à des observations plus récentes une connaissance plus exacte de ces plantes. Leur port, leur végétation et leur aspect leur donnent de l'analogie avec les Clandestines, les Orobanches et les Cytinées. Comme eux, les Balanophorées s’implantent sur la racine des végétaux voisins, et ont le facies général qui distingue les plantes parasites. On les a longtemps placées auprès des Aroïdées d’après lour organisation et la structure de leurs graines. MM. Lindley, Schott et Endlicher, les ont rapprochées des Rafflésiacées.

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