BALANOPHORA. Forster
Fleurs capitulées, monoïques, les mâles pédicellées, peu nombreuses, et placées inférieurement, à calice composé de trois, quatre ou huit sépales étalés. Etamines en même nombre que les sépales, soudées à la fois par les filets et les anthères. Celles-ci extrorses et sillonnées longitudinalement. Fleurs femelles nombreuses, serrées, occupant la partie supérieure du capitule, dépourvues de périanthe. Ovaire à une loge portant un style sétacé. Fruit inconnu.
Le genre Balanophora ne comprend que deux espèces : les B. tannensis, Forst., et Javanica, Blum, sont des plantes fongueuses, ayant une tige très-courte, une racine renflée, et vivant en parasites sur les racines des Figuiers. Le Balanophora tannensis habite les îles de la mer du Sud. Cette espèce a une tige charnue, garnie de tubercules à sa base, divisée supérieurement en plusieurs rameaux écailleux terminés par un capitule ovoïde, et représentant assez bien la forme d'un gland sortant de sa capsule, ce qui explique le nom donné au genre.
62" FAMILLE, — RAFFLÉSIACÉES.
Plantes herbacées, généralement parasites sur les racines d’autres végétaux, souvent dépourvues de tige, à feuilles réduites à l’état d’écailles ou nulles. Fleurs monoïques ou dioïques, rarement hermaphrodites, solitaires ou disposées en grappes axillaires ou terminales. Calice tubuleux, campanulé ou globuleux, offrant trois à six sépales, adhérent, rarement libre. Corolle nulle. Étamines en nombre défini (huit ou seize) ou indéfini; filets monadelphes, adhérents au style dans les fleurs hermaphrodites, ou au style avorté dans les fleurs diclines; anthères extrorses. Pistil composé de plusieurs carpelles soudés, à placentas pariétaux, rarement axiles. Fruit bacciforme, dur et coriace au dehors, pulpeux au dedans, uniloculaire, rarement capsulaire, à quatre loges. Graines très-nombreuses. Embryon droit, petit, entouré d’un endosperme charnu ou corné.
Ces plantes, dont le port est sans contredit le plus bizarre que présente le règne végétal, au point que plusieurs ont été prises pour des Cryptogames, ont généralement pour patrie les régions tropicales des deux continents. Elles ont quelques rapports d’analogie avec les Aristoloches, dont l’illustre Robert Brown les a distinguées. MM. Endlicher, Ad. Brongniart, Lindley, etc., en ont fait trois fa= milles distinctes, que d’autres considèrent comme de simples tribus. é
PREMIÈRE TRIBU. — RAFFLÉSIÉES.
Végétaux parasites, privés de tige et de feuilles; gorge du calice garnie de cinq corps charnus distincts ou soudés en anneaux. Étamines nombreuses, à anthères s’ouvrant par des pores. Styles soudés à la base, distincts au sommet,