‹ Encyclopédie d'histoire naturelle, ou, Traité complet de cette science (volume 2)Chapitre 151 sur 633 · COCCOLOBA. Jacquin. (Raïssnier · texte numérisé non relu

COCCOLOBA. Jacquin. (Raïssnier

Périanthe à cinq divisions colorées, persistantes. Huit étamines à filets subulés. Anthères arrondies. Ovaire surmonté de trois styles terminés chacun par un stigmate simple. Noix uniloculaire, monosperme, recouverte par le périanthe persistant et bacciforme. \

Les Coccoloba sont des arbres à feuilles alternes, pétiolées ou sessiles, accompagnées à la base de gaines stipulaires, herbacées et tronquées obliquement. Les fleurs, munies de bractées, sont groupées en grappes ou en épis oppositifoliés. On en compte un assez grand nombre d'espèces, qui toutes croissent dans la région équatoriale du nouveau monde, et parmi lesquelles une quinzaine sont cultivées dans nos serres, soit pour l'ampleur et la beauté de leur feuillage, soit pour leurs fruits souvent comestibles. La plus intéressante est la C. pubescens, arbre des Antilles qui, dans sa patrie, atteint cent dix pieds, et dont les feuilles, présentant un diamètre d’un pied et demi à deux pieds et demi, sont orbiculaires, rugueuses, plissées et comme ferrugineuses. Le bois de cette espèce est très-dur et presque incorruptible. On remarque encore la C. uvifera, grand arbre dont les rameaux diffus portent des feuilles arrondies, luisantes et glabres. Les fruits, en grappes longues d’un pied, ressemblent assez pour la grosseur et la couleur à nos cerises. Ils sont acidules, assez agréables au goût, et on les mange aux Antilles. Nous citerons encore les C. nivea, excoriata, laurifolia, etc.

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