‹ Encyclopédie d'histoire naturelle, ou, Traité complet de cette science (volume 2)Chapitre 162 sur 633 · SU · texte numérisé non relu

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laciniures. Ovaire déprimé, uniloculaire, uniovulé. Stigmates au nombre de deux, filiformes, trèscourts. Fruit : utricule membranacé, déprimé, enveloppé par le périanthe connivent et pentagone, Graine horizontale, lenticulaire, déprimée, à test crustacé.

Les Ansérines, au nombre de plus de soixante espèces, sont surtout répandues dans les parties tempérées des deux hémisphères. Elles habitent partout, et principalement les champs arides, les lieux incultes, les décombres, les bords des chemins. Quelques-unes sont propres aux plages maritimes et aux marais salins. Parmi les espèces les plus intéressantes à connaître, on distingue le Chenopodium quinoa, Willd., plante du Chili et du Pérou, atteignant trois pieds de hauteur, et dont les feuilles et les graines sont des aliments indispensables aux indigènes. On a introduit cette espèce en l'rance, espérant tirer de sa culture des applications utiles; mais on a reconnu que ses feuilles sont moins bonnes que celles de l'Épinard, et que ses graines sont douées d’une amertume désagréable. Le Ch. anthelminthicum, L., a pour patrie l'Amérique septentrionale. On lemploie comme vermifuge. Le Ch. scoparium, L. (Belvédère), originaire de la Grèce, est passé dans plusieurs contrées de l'Europe, et aujourd’hui on le trouve presque naturalisé dans le bois de Boulogne. Ses rameaux sont employés, en Italie, à faire de petits balais. Le Ch. setigerum croit sur les bords de la Méditerranée. Les Espagnols en retirent par incinération une partie de la soude connue dans le commerce sous le nom de soude d’ Alicante. Le Ch. maritimum habite le littoral de nos côtes, et contient comme le précédent une certaine quantité de soude. Le Ch. botrys, L., propre au midi de la France, est caractérisé par une odeur forte, aromatique, et une saveur âcre et amère. On s’en est servi longtemps dans les affections nerveuses et diverses autres maladies. Son usage est aujourd’hui à peu près abandonné. Le Ch. vulvaria, L. (Vulvaire, Arroche puante), doit son nom spécifique à l’odeur méphitique et repoussante qu'il exhale. Il se reconnait à ses tiges faiblement couchées et à ses feuilles ovales. Les botanistes du moyen âge le rangeaient au nombre des Atripleæ, et quelques-uns, dans la persuasion où ils étaient qu'il était produit par l'urine des chiens, lui donnèrent l'épithète de canina : celle de vulvaria lui est restée, d’après la nature toute particulière de son odeur. Il est réputé antispasmodique, et croît le long des murs et dans le voisinage des lieux cultivés, aux environs de Paris. On le retrouve dans presque toute l'Europe et même dans le nord de l'Afrique. Le Ch. bonus Henrieus, L. (Ansérine bon Henri, Épinard sauvage), habite les lieux incultes. Ses feuilles et ses jeunes pousses se mangent dans quelques cantons de la France. On le dit émollient, résolutif et détersif. Le Ch. glaucum, L., se distingue à la couleur glauque de la face inférieure de ses feuilles.

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