‹ Encyclopédie d'histoire naturelle, ou, Traité complet de cette science (volume 2)Chapitre 23 sur 633 · GNETUM. Linné · texte numérisé non relu

GNETUM. Linné

Fleurs monoïques en chatons imbriqués. Les mâles : calice pelté, un filet portant deux anthères géminées. Fleurs femelles : un seul ovule. Fruit drupacé monosperme, uniloculaire. Noix oblongue, striée.

Ce genre renferme plusieurs espèces qui habitent l'Amérique tropicale et l'Asie. Les feuilles et les chatons de celles qui croissent dans cette dernière partie du monde sont employés à des usages alimentaires. — Le G. urens, Blum. (T'hou urens, Aub.), est un arbrisseau dont les rameaux contiennent un suc muqueux et rafraichissant. Ses graines, garnies au-dessous du tégument de poils urticants, se mangent cuites ou grillées. Il habite la Guyane.

Les Conifères sont largement représentées dans les terrains secondaires et tertiaires. Les couches de lignites les plus puissantes de ces derniers terrains en sont pour ainsi dire entièrement formées et les espèces des genres Pinus, Abies, T'huya, Juniperus, y abondent. À la même époque appartient le Taxodium Europœum, Ad. Br., espèce dont le genre n'existe aujourd’hui que dans l'Amérique septentrionale. Dans le calcaire de Stonesfield, qui fait partie des terrains secondaires, on rencontre d’autres fossiles qui ont une analogie incontestable avec nos Podocarpus. Le lias et les terrains ooli-

thiques nous présentent des Brachyphyllum, végétaux qui, par leurs feuilles, se rapprochent sensi- ‘

blement de Conifères nouvellement découvertes sur la terre de Diemen. Dans les grès bigarrés se trou. vent les genres Voltzia et Albertia, remarquables par leur ressemblance avec les Cryptomeria et les Cunninghamia. Sous le nom de Cupressus Hulmanni, on a désigné des rameaux observés dans les mines de cuivre argentifère du Frankenberg. M. Ad. Brongniart, d’après la structure des feuilles et

Gingembre officinal.

des écailles du fruit, a constaté les rapports de cette espèce avec le Cryptomeria Japonica. Selon Le même savant, rien n'est moins certain que l'existence des vrais Gyprès dans les couches solides de l'écorce du globe, Enfin les terrains houillers et particulièrement leurs couches supérieures, renferment des débris qui ont servi à établir le genre Walchia. Ils consistent en des rameaux dont les feuilles et les fruits démontrent la similitude de ces végétaux avec nos Araucaria.

48" FAMILLE. — MYRICÉES.

Arbres ou arbrisseaux résineux, à feuilles alternes, simples, entières ou divisées sur leurs bords plus ou moins profondément. Fleurs dioiques ou monoïques. Les mâles en chatons filiformes, solitaires à l'aisselle des bractées et en outre munies de deux bractéoles. Plusieurs étamines (deux à huit) portées par des filets libres ou soudés à la base. Anthères biloculaires. Fleurs femelles en chatons ovoides ou cylindriques, solitaires et placées, comme les mâles, à l’aisselle de bractées plus longues qu'elles. Ovaire lenticulaire, sessile, uniloculaire et contenant un seul ovule dressé. Style très-court, terminé par deux stigmates allongés, lancéolés ou subulés. A la base de l'ovaire, on observe une ou plusieurs écailles persistantes qui quelquefois se soudent avec le fruit. Ce dernier est indéhiscent, monosperme, parfois membraneux et ailé sur les bords. La graine est,dressée et présente un tégument très-mince. L'embryon, sans endosperme, a des cotylédons charnus.

Les Myricées sont répandues sur toute la surface du globe. Parmi les végétaux qui la composent, quelques-uns offrent un certain intérêt par les usages économiques auxquels ils sont propres. D’autres sont employés à la décoration des jardins.

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