‹ Encyclopédie d'histoire naturelle, ou, Traité complet de cette science (volume 2)Chapitre 240 sur 633 · LINUM, Linné, (In · texte numérisé non relu

LINUM, Linné, (In

Calice persistant, à cinq sépales. Corolle campanulée, à cinq pétales caducs. Dix étamines, dont cinq avortent souvent, et sont remplacées par autant de petites écailles. Cinq styles. Capsules à cinq loges dispermes, divisées chacune en deux par une cloison complète ou incomplète.

Les espèces de ce genre sont de jolies plantes très-délicates, à fleurs blanches, roses, jaunes où bleues. Le Lin ordinaire ou usuel (L. usitatissimum, L.) est une plante annuelle dont la tige, haute de cinquante centimètres à un mètre, est grêle, couverte de feuilles linéaires, éparses, et porte à son sommet de jolies fleurs bleues. Sa culture est répandue dans la plus grande partie de l'Europe. On en retire par le rouissage une filasse dont les divers emplois sont suffisamment connus. On croit généralement que l'usage de faire des étoffes de Lin a pris naissance chez les Égyptiens. Suivant eux, ce fut Isis qui enseigna aux hommes l’art de le préparer pour en faire des vêtements. La Grèce emprunta à l'Egypte les procédés de culture et de tissage, et ce ne fut que plus tard que l'Italie en eut connaissance. Varron qualifie les robes de fin Lin de robes de cristal (vitreas togas), et Pétrone dit de ces sortes de toiles que c'est un nuage de Lin, du vent tissu.

On emploie en médecine la graine de Lin broyée pour en faire des cataplasmes émollients; la graine entière, prise en décoction, est adoucissante. L'huile de Lin, qui n’est pas alimentaire, est employée dans les arts et l’industrie; on l’emploie pour faire des vernis gras, et elle entre dans la composition de l'encre des imprimeurs; rendue siccative par la litharge, elle sert à préparer les couleurs pour la peinture, et on peut lui faire acquérir une ténacité telle, qu’elle remplace la gomme élastique dans la fabrication des instruments de chirurgie; elle ne peut être utilisée pour l'éclairage. Eu médecine, elle est relächante, et peut agir comme purgative.

Le Lin purgatif (L. catharticum, L.), petite plante annuelle à fleurs blanches, paraît posséder la propriété qu'indique son nom, mais à un si faible degré, que depuis longtemps on en a abandonné l'usage. Les autres espèces se rapprochent plus ou moins du Lin usuel par leurs propriétés.

Fig. 77. — Lin trigyne,

CINQUIÈME TRIBU. — GÉRANIÉES.

Feuilles simples, munies de stipules. Fleurs opposées aux feuilles. Stylés soudés. Coques indéhiscentes. Embryon généralement dépourvu d’endosperme,

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