‹ Encyclopédie d'histoire naturelle, ou, Traité complet de cette science (volume 2)Chapitre 241 sur 633 · GERANIUM. Linné · texte numérisé non relu

GERANIUM. Linné

Plantes herbacées ou sous-frutescentes, à feuilles opposées munies de stipules. Fleurs axillaires. Calice persistant, à cinq divisions profondes. Corolle à cinq pétales égaux ou inégaux. Dix étamines monadelphes à la base, ayant souvent trois ou cinq de leurs anthères qui avortent. Fruit à cinq coques monospermes, réunies sur un axe central, et se détachant de la base vers le sommet

Fig. 78, — Géranium des prés.

Ce genre est un des plus nombreux en espèces de tout le règne végétal. Aussi les auteurs modernes l'ont-ils divisé en trois, que l’on peut à la rigueur considérer comme des sous-genres :

1° Geranium. Galice et corolle réguliers. Dix étamines fertiles et anthérifères. Toutes les espèces de ce genre sont herbacées, assez nombreuses. Quelques-unes ont une saveur astringente, et l’on doit remarquer sous ce rapport le G. Robertianum, L., vulgairement Herbe à Robert, plante qui croît très-abondamment dans les murs et les lieux incultes; elle a eu jadis quelque réputation en médecine.

2 Erodium. Corolle régulière. Dix étamines, dont cinq privées d'anthères. Ce genre, bien moins nombreux que le précédent, ne renferme que des plantes herbacées. Elles possèdent à peu près les propriétés des précédentes; la plus FE est l’ Érodion musqué (E. moschatum, Willd.), ainsi nommé à cause de son odeur, j

3° Pelargonium. Corolle plus ou moins irrégulière. Trois étamines privées d’anthères. Ces plantes, souvent sous-frutescentes, sont toutes exotiques, la plupart originaires du cap de Bonne-Espérance. C'est à ce genre qu'appartiennent les grandes et belles espèces que l’on cultive dans les orangeries, telles que les P. zonale, roseum, formosum, etc., qui ont donné par la culture et le croisement un très-grand nombre de variétés.

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