‹ Encyclopédie d'histoire naturelle, ou, Traité complet de cette science (volume 2)Chapitre 258 sur 633 · DOMBEYA. Forskal · texte numérisé non relu

DOMBEYA. Forskal

Arbrisseaux à fleurs disposées en ombelles axillaires ou terminales. Calice à cinq divisions, entouré d’un calicule de trois folioles caduques. Vingt étamines, à filets soudés à la base, dont cinq plus longues, stériles, alternant chacune avec trois étamines fertiles. Fruit capsulaire, globuleux ou turbiné.

ie

: 27. RUIZIA. Cavanilles,

Arbustes ou arbrisseaux à fleurs disposées en ombelles axillaires ou terminales. Galice à cinq divisions profondes, entouré d’un’calicule de trois folioles caduques. Pétales obliques, en faux. Etamines nombreuses, toutes fertiles, à filets soudés à la base. Dix styles courts. Fruit capsulaire, petit, globuleux, ombiliqué, à dix loges contenant chacune deux graines.

88" FAMILLE. — TILIACÉES.

Arbres ou arbrisseaux, rarement plantes herbacées, à feuilles alternes simples, munies de stipules

caduques. Fleurs axillaires, pédonculées, solitaires ou diversement groupées. Calice simple, à qua» tre ou cinq sépales. Corolle ayant un nombre égal de pétales, souvent glanduleux à la base ou frangés au sommet, rarement nulle. Étamines en nombre indéfini, à filets libres, à anthères biloculaires. Ovaire de deux à dix loges, contenant chacune plusieurs ovules attachés sur deux rangs à l’angle interne. Style simple, terminé par un stigmatelobé. Fruit capsulaire, à plusieurs loges, polysperme, ou drupacé et monosperme par avortement. Embryon droit ou un peu recourbé, entouré d’un endosperme charnu. - ù

Les Tiliacées, qui ont avec les Malvacées la plus grande analogie d'organisation, leur ressemblent aussi beaucoup au point de vue de leurs propriétés. On y retrouve en abondance ce même principe fade et mucilagineux qui existe dans les feuilles ou les autres parties herbacées, et qui fait que plusieurs d’entre elles sont ou peuvent être employées en médecine ou en économie domestique. I leur communique en eflet des propriétés émollientes, modifiées souvent dans l'écorce par la présence de matières astringentes et amères-résineuses. On observe dans plusieurs espèces cette odeur suave que les fleurs du Tilleul commun présentent à un si haut degré. Les végétaux de cette famille sont remarquables par la ténacité des fibres qui composent leur écorce, et qui servent, dans certains pays, à

fabriquer des toiles et des cordages. Ils sont fréquemment cultivés dans les parcs et les jardins d'agrément. 1

Les genres très-nombreux qui composent les Tiliacées ont été groupés en deux tribus, que quelques botanistes regardent comme des familles distinctes, les T'iliacées proprement dites et les Elæocarpées. Les premières ont les pétales entiers ou nuls et les anthères s'ouvrant dans leur longueur; les autres, des pétales découpés au sommet et des anthères s’ouvrant transversalement,

rig. 85. — Tilleul. eh

Page 1