‹ Encyclopédie d'histoire naturelle, ou, Traité complet de cette science (volume 2)Chapitre 272 sur 633 · CAMELLIA. Linné · texte numérisé non relu

CAMELLIA. Linné

Arbrisseaux à feuilles alternes et coriaces, à fleurs axillaires et terminales, subsessiles. Calice à cinq divisions, entouré de petites écailles imbriquées. Gorolle à cinq pétales très-grands, soudés à la base. Étamines nombreuses, à filets soudés à la base entre eux et avec les pétales. Style et stigmate simples. Fruit capsulaire, formé de trois coques ligneuses, monospermes.

Fig. 87. — Camellia du Japon.

Les principales espèces de ce genre sont le Camellia Tsubakki (C. Japonica, L.) et le Camellia- Thé ou à feuilles étroites (C. sasanqua, L.); le premier a les fleurs rouges et inodores, l'autre les a blanches et odorantes. C'est de ces deux espèces que les fleuristes ont obtenu, par des semis, les . nombreuses variétés que nous possédons aujourd’hui et que l'on multiplie par boutures, par mar- | cotte ou par greffe. En 1739, le père Kamel, moine allemand établi dans l'ile de Luçon (l’une des

(1) Richard, Botanique médicale.

Philippines), fit passer en Europe le premier pied de Camellia. La beauté du feuillage persistant, de larges et belles fleurs qui s’épanouissent de novembre en avril, l'ont fait accueillir dans nos serres dès 1786. Depuis cette époque, les variétés à fleurs doubles, blanches, roses, rouges, panachées, se sont tellement multipliées, qu'on en compte plus de sept cents. Elles forment une branche importante 4 commerce horticole, et la mode, si variable dans ses goûts, semble être devenue constante à leur

gard. L'ancien Camellia à fleurs simples a perdu de son importance, et sert communément aujourd hui de sujet pour greffer les nouvelles variétés. La culture des Camellias, au moins sous le climat de Paris, demande la serre tempérée; comme les graines qu'on en obtient donnent rarement de nouvelles variétés intéressantes, et ne produisent des fleurs qu'après sept ou huit ans, les Camellias nouveaux sont toujours fort chers.

Les Japonais plantent autour de leurs habitations le Camellia Tsubakki, qui acquiert dans ce pays jusqu'à huit ou dix mètres de hauteur. Quant au Camellia sasanqua, les jeunes Japonaises préparent un cosmétique avec ses pétales odorants.

90" FAMILLE, — MARCGRAVIACÉES.

Arbrisseaux souvent sarmenteux et grimpants, faux parasites comme le Lierre, à feuilles alternes, persistantes. Fleurs disposées généralement en épis courts. Calice de quatre à sept sépales courts, imbriqués, ordinairement persistants. Corolle de cinq pétales, quelquefois soudés à la base, et formant une corolle monopétale qui s’enlève comme une sorte de coiffe. Étamines généralement en grand nombre, à filets libres. Ovaire globuleux, surmonté d’un stigmate sessile, lobé et en étoile, et présentant une seule loge qui offre de quatre à douze placentas pariétaux, saillants, en forme de demi-cloisons, divisés par leur bord libre en deux ou trois lames diversement contournées, et toutes couvertes d’ovules fort petits. Fruit globuleux, coriace, charnu intérieurement, déhiscent ou indéhiscent. Graines très-petites. Embryon sans endosperme.

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