NUPHAR. Smith
Calice à cinq sépales ovales, arrondis, persistants. Corolle de dix à douze pétales obovales, beaucoup plus courts que le calice, épais, charnus, disposés sur deux rangs, présentant à la face interne des saillies longitudinales correspondant à ee lobes d’anthère. Fruit Fe n'offrant de cicatrices qu'au-dessous de sa base. .
Le Nénuphar jaune (N. lutea, Smith, Nymphæa lutea, L.) se trouve dans les mêmes lieux que de précédent, jouit des mêmes propriétés et s'emploie dans les mêmes circonstances. Il est surtout facile à distinguer par la couleur jaune de ses fleurs. Ses rhizomes contiennent une grande quantité de fécule, et De Candolle dit qu’en Suède, dans les temps de disette, on l’ajoute à la pâte du pain.
3, VICTORIA. Lindley.
Calice à tube adhérent, campanulé, à limbe divisé en quatre lobes colorés intérieurement. Corolle à pétales nombreux, disposés sur plusieurs rangs, les extérieurs étalés et très-grands. les intérieurs courbés en dedans et bien plus petits. Étamines nombreuses, sur plusieurs rangs, à filet pétaloïde et »
Lendidert
à deux loges linéaires; les intérieures stériles. Ovaire adhérent, à loges nombreuses, pluriovulées. Stigmates disposés en cercle. Fruit charnu, globuleux, hérissé de piquants.
La Victoria regia, Lind., est une magnifique plante, découverte, à quelques années d'intervalle, dans les grands fleuves de la Guyane et du Bésil, par MM. Bonpland et d'Orbigny, et dédiée à la reine d'Angleterre. Ses feuilles rondes, peltées, de un à deux mètres de diamètre, flottent à la surface de l’eau, au-dessus de laquelle s'élèvent de superbes fleurs larges de trois décimètres, blanches, avec le centre purpurin. Ses graines sont bonnes à manger rôties comme celles du Maïs; d’où le nom de Mais d’eau, donné à ces plantes par les Guaranis.