BRASSICA. Linné. (Cuou
Calice à sépales connivents, bossus à la base, Silique linéaire, presque cylindrique. Valves convexes, présentant une seule nervure longitudinale droite. Nervures latérales, flexueuses, peu marquées ou nulles. Bec conique. Graines globuleuses, disposées sur un seul rang.
Ce genre n'est pas très-nombreux en espèces; celles-ci sont néanmoins assez difficiles à distinguer, à cause des variétés innombrables produites par plusieurs d’entre elles. Nous citerons entre autres, 1° le Chou ordinaire (B. oleracea, L.) et ses principales variétés, dont la plus remarquable est le Chou acéphale (B. acephala, D. G.).On doit rapporter à cetype ces nombreuses races potagères, telles que les Chous Cavalier, de Touraine, branchu, frisé, de Beauvuis, de Bruxelles, à côtes, ete.; les autres sont le Col-Rave (Caulo rapa, D. C.) et le Chou-Fleur (B. botrytis, D. C.), race singulière par le renflement que présente l'extrémité de la souche, et de laquelle il faut rapprocher le Brocoli. Les
autres espèces sont : 2° le Chou champêtre (B. campestris, L.), dont plusieurs variétés à racines ali-
mentaires (Navet, Turneps, Rutabaga), et une oléifère bien connue (Colza); 3° le Chou-Rave (B. rapa, L.), et 4° le Chou-Navet (B. napus, L.), qui renferment aussi plusieurs variétés alimentaires, fourragères ou oléagineuses; 5° le Chou précoce (B. precox, Waldst. et Kitt.), vulgairement Naveute d'été ou Quarantaine; 6° la Roquette (B. eruca, L.), dont Tournefort et d’autres botanistes ont fait un genre particulier, ete. Les usages des Choux sont à peu près restreints aujourd’hui à l’économie domestique. Plusieurs d’entre eux constituent des aliments très-répandus, surtout parmi les habitants des campagnes. Les Allemands leur font subir une préparation qui les rend plus faciles à digérer et à se conserver; ils constituent alors la choucroüte. D’autres sont cultivés en grand comme plantes fourragères ou oléifères. Enfin quelques-uns sont usités encore en médecine; les anciens surtout en faisaient le plus grand cas; ils leur attribuaient des propriétés merveilleuses, et les considéraient comme un remède souverain contre une foule de maladies.