‹ Encyclopédie d'histoire naturelle, ou, Traité complet de cette science (volume 2)Chapitre 334 sur 633 · ERYSIMUM. Linné. (Vécar · texte numérisé non relu

ERYSIMUM. Linné. (Vécar

Calice à sépales connivents. Stigmate entier ou bilobé, à lobes obtus. Silique linéaire, tétragone ou un-peu comprimée. Valves fortement carénées par la nervure dorsale. Graines ovales ou oblongues, disposées sur un seul rang.

Ce genre est assez peu nombreux, surtout depuis que la plupart de ses espèces, mieux observées, ont été rapportées au genre suivant. L’herbe de Sainte-Barbe (£. barbarea, L.) est appelée quelquefois Herbe aux Charpentiers, à cause des propriétés vulnéraires qu’on lui attribuait. Elle est comestible; ses feuilles, un peu âcres, ont une saveur analogues à celle du Cresson; on les emploie également comme antiscorbutiques. La variété à fleurs doubles est cultivée dans les jardins sous le nom de Julienne jaune. L'Alliaire (E. alliaria, L.) doit son nom à l'odeur qu’elle exhale. On s’en servait autrefois comme de condiment. Sa saveur âcre et amère annonce des propriétés assez énergiques; on en fait cependant peu d'usage en médecine.

10, SISYMBRIUM. Linné.

Calice à sépales étalés. Pétales à onglet court. Stigmate entier ou émarginé. Silique linéaire, cylindrique. Valves convexes, présentant trois nervures longitudinales, à nervures latérales quelquefois peu distinctes. Graines ovales ou oblongues, disposées sur un seul rang.

Le Sisymbre ou Vélar officinal (S. officinale, Scop., Erysimum officinale, L.) n’a pas, dans ses feuilles, la saveur âcre et piquante de la plupart des autres Crucifères; il est seulement un peu acerbe. On le donne, soit en infusion, soit en sirop, dans les catarrhes pulmonaires chroniques. Il jouit d’une très-grande réputation parmi les chanteurs, comme propre à dissiper l'enrouement; de là le nom vulgaire d’Herbe au chantre; il croit abondamment sur le bord des chemins. Le S. sophia, L., vulgairement Sagesse des chirurgiens ou T'halitron des boutiques, possède les mêmes propriétés, qui se retrouvent du reste, à un degré plus ou moins prononcé, dans les nombreuses espèces de ce genre.

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