‹ Encyclopédie d'histoire naturelle, ou, Traité complet de cette science (volume 2)Chapitre 347 sur 633 · FAMILLE. — CAPPARIDÉES · texte numérisé non relu

FAMILLE. — CAPPARIDÉES

Plantes herbacées ou ligneuses, à feuilles alternes, simples ou digitées, munies à la base de deux stipules foliacées. Fleurs solitaires, axillaires, ou disposées en grappes ou en épis terminaux. Calice à quatre sépales caducs, généralement libres. Corolle à quatre ou cinq pétales égaux ou inégaux. Etamines en nombre indéfini, rarement défini. Ovaire souvent élevé sur un support (podogyne) plus ou moins long, uniloculaire, contenant plusieurs placentas saillants, en forme de lames ou de fausses cloisons qui portent un grand nombre d'ovules. Fruit sec (silique plus ou moins allongée, s'ouvrant en deux valves, comme dans la plupart des Crucifères) ou charnu (baie uniloculaire, pulpeuse), renfermant un grand nombre de graines réniformes, à tégument sec et comme crustacé. Embryon un peu recourbé, dépourvu d’endosperme.

Cette famille a les plus grandes affinités avec les Crucifères, tant au point de vue organographique qu'à celui des propriétés; on y retrouve un principe volatil, âcre, stimulant, assez analogue à celui que l’on observe dans la famille précédente. Les Capparidées sont excitantes et antiscorbutiques. Elles appartiennent généralement aux régions chaudes, et plusieurs sont cultivées dans les jardins d'ornement à cause de la beauté de leurs fleurs. Jussieu rangeait dans cette famille plusieurs genres, dont on a formé aujourd'hui plusieurs groupes distincts.

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