FAMILLE. — CUCURBITACÉES
Grandes plantes herbacées, souvent volubiles, couvertes de poils courts et très-rudes. Feuilles alternes, pétiolées, plus ou moins lobées. Vrilles simples ou rameuses, naissant à côté des pétioles. Fleurs généralement monoïques, rarement hermaphrodites. Calice monosépale, présentant dans les fleurs femelles un tube globuleux, adhérent à Povaire, à limbe campanulé, soudé avec la corolle, à cinq lobes, dont le sommet seul est libre. Corolle à cinq pétales soudés entre eux par le calice. Ginq étamines à filets réunis en un ou trois faisceaux, à anthères uniloculaires, contournées et simulant un horizontal. Ovaire infère, à sommet couronné par un disque épigyne. Style court, épais, terminé par trois stigmates épais et souvent bilobés. Ovules insérés sur trois placentas pariétaux, trian-
. gulaires, très-épais, contigus les uns aux autres par leurs côtés et remplissant ainsi toute la cavité de
. Povaire. Fruit charnu, ombiliqué au sommet (péponide ). Graines nombreuses, à tégument propre assez épais, éparses à la maturité du fruit, au milieu d’un tissu cellulaire, filamenteux ou charnu. Embryon volumineux, dépourvu d’endosperme.
Les Cucurbitacées offrent assez d’analogies dans leurs propriétés économiques, quoique, à plusieurs égards, elles présentent des anomalies assez grandes. Les racines contiennent un principe résineux, âcre et amer qui les rend purgatives et même drastiques. Les fruits, au contraire, ont la chair douce, sucrée, plus où moins fondante et parfumée; plusieurs sont alimentaires. Les graines ont une saveur douce et mucilagineuse, et contiennent, avec du mucilage, une certaine quantité d'huile fixe. Les plantes de cette famille sont répandues abondamment dans les régions chaudes;
rares dans les zones tempérées, elles manquent dans les climats froids. Plusieurs sont cultivées dans nos jardins comme plantes alimentaires ou d'ornement.
PREMIÈRE TRIBU. — NANDIRHOBÉES.
Vrilles axillaires. Trois styles distincts. Trois loges vides. Plusieurs graines ascendantes.