BRYONIA. Linné. (Bryone
Fleurs monoïques ou dioïques. Calice campanulé, à cinq dents. Corolle à cinq lobes elliptiques. Les mâles : cinq étamines triadelphes. Fleurs femelles : ovaire infère. Style grêle, trifide. Stigmates bifides. Baie globuleuse, petite, lisse, polysperme,
Fig. 118. — Bryone ou Couleuvrée.
La Bryone ou Couleuvrée (B. dioica, L.), est une plante grimpante, qui croît communément dans les haies et les buissons, et est propre aux contrées tempérées et méridionales. Sa racine, dont la saveur est âcre et amère, possède des propriétés énergiques, et a souvent causé de funestes accidents. Employée autrefois comme purgatif, depuis longtemps on a abandonné ce dangereux
remède. À l’état frais, c’est un caustique très-puissant, et, appliqué sur la peau, elle peut servir d’exutoire.
Stanhopea tigrina.
5, CITRULLUS. Necker.
Fleurs monoïques. Galice quinquéfide. Corolle rotacée. Les mâles : trois étamines à filets courts, libres. Anthères subtrilobées, libres ou syngénèses, à une seule loge linéaire. Fleurs femelles : étamines stériles, rudimentaires. Ovaire infère, à trois ou six loges, multiovulé. Style cylindrique, trifide. Stigmates convexes, réniformes. Baie globuleuse, à pulpe solide.
Les Citrullus sont des plantes herbacées, annuelles, à feuilles cordiformes, lobées ou pennatiséquées. Leurs fleurs jaunes, et portées sur des pédoncules uniflores, solitaires et axillaires, donnent naissance à des fruits dont la pulpe est rouge ou blanche. Originaires de l'Asie tropicale, on les cultive depuis longtemps en Europe. La Pastèque ou Melon d’eau ( C. edulis, Sp.), espèce remarquable par son fruit alimentaire, contenant une forte proportion de jus sucré et rafraîchissant, a protduit par la culture un grand nombre de variétés. La Coloquinte (GC. colocynthis, L.) est caractérisée par une amertume excessive. Cette espèce, qui habite les plages sablonneuses de l'Égypte, du Levant et de l’Archipel, est curieuse par son fruit violent, drastique, doué d’une action énergique
sur l'économie animale. Autrefois on s’en servait souvent comme d’un puissant purgatif. Son usage
p aujourd'hui est beaucoup plus restreint,
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Fig. 419. — Momordique balsamine, ’