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Fig. 1353, — Myrte.
Le Myrte commun (M. communis, L.) est un arbrisseau élégant, à feuilles persistantes, répandant, * quand on les froisse, une odeur aromatique. Il croît naturellement dans l'Europe méridionale, où il forme avec l’Arbousier et le Laurier-Rose de charmants bosquets. Cultivé dans les jardins, il acquiert par la taille une forme plus agréable. Toutes ses parties, écorce; feuilles, fleurs, sont au moins équivalentes à l'écorce de Chêne pour le tannage des cuirs. Son bois est dur, propre à divers ouvrages de tour. L’eau distillée de ses fleurs est odorante et employée comme parfum. Le myrte a été autrefois employé en médecine comme tonique et stimulant. Ses baies, qui persistent tout l'hiver, sont recherchées des merles. Pline dit que de son temps on en retirait une huile aromatique, et qu'après les avoir fait sécher à l'ombre on en faisait une liqueur spiritueuse agréable à boire.
Cet arbrisseau était consacré à Vénus et figurait dans ses fêtes. Il était devenu l'emblème des amants heureux. Dans plusieurs pays, l'usage s’est conservé d’en couronner les nouvelles mariées, et, dans le midi de la France, on lui a donné pour cette raison le nom d’Erba daou lagui (Herbe du souci), faisant ainsi allusion aux soucis du mariage. La mythologie a orné aussi d’une couronne de. Myrte le front de la muse Érato, qui présidait aux chants amoureux; dans les festins, on faisait passer de main en main une branche de Myrte avec la lyre, ce qui était pour chaque convive l’ordre de chanter à son tour des vers érotiques. On dit que Phèdre, voyant passer Hippolyte, piqua, dans sa rêverie, avec son aiguille, une branche de Myrte qu’elle tenait à la main; telle est l’origine poétique. attribuée aux points glanduleux dont ses feuilles sont criblées,
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Le Myrte giroflier (M. caryophyllata, L.), originaire d'Amérique, fournit l'écorce connue sous les noms de cannelle Giroflée, bois de Girofle ou de Crabe; cette écorce peut être employée comme aromate à la place des clous de Girofle, dont elle a la saveur et Les propriétés.
Le Myrte piment (M. pimenta, L.) croît à la Jamaïque et dans quelques parties de l'Amérique du Sud; ses petites baies globuleuses portent, dans le commerce, les noms de poivre de la Jamaïque, piment des Anglais, toute-épice, etc. On les apporte de la Jamaïque après les avoir fait sécher. Elles sont principalement employées comme aromate; on peut en retirer par la distillation une huile volatile très-pesante, douée des mêmes propriétés que celle de Girofle.
Fig. 154, — Giroflier,