FAMILLE, — MIMOSÉES
Arbres ou arbrisseaux, rarement plantes herbacées, épineuses. Feuilles alternes, pennées, avec ou sans impaire, munies de stipules. Fleurs régulières, assez rarement en grappes ou en corymbes. Calice libre, à quatre ou cinq divisions. Corolle à quatre ou cinq pétales, alternant avec ces divisions et insérées à la base du calice ou sur le réceptacle, libres ou plus ou moins réunis en tube. Etamines en nombre double ou multiple de celui des pétales, rarement en nombre égal, à filets libres ou réunis
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en tube. Ovaire simple, sessile ou stipité, à une seule loge contenant un assez grand nombre d’ovules disposés sur deux séries le long de la suture. Style terminal ou un peu latéral, simple, filiforme. Stigmate tout à fait simple. Le fruit est une gousse ou légume, tantôt uniloculaire, à deux valves longitudinales ou à plusieurs loges cloisonnées, sèche ou pulpeuse à l’intérieur, tantôt indéhiscent et se séparant en articles monospermes. Graines nombreuses, disposées sur deux séries. Embryon droit, à cotylédons volumineux, charnus, dépourvu d’endosperme.
La famille des Mimosées a été formée d’un démembrement du grand groupe des Légumineuses; elle établit en quelque sorte le passage de ces dernières aux Rosacées. Richard considère comme un calicule et un calice ce que nous appelons calice et corolle; ces plantes seraient alors apétäles.
Les Mimosées appartiennent aux contrées chaudes et tempérées de l'Afrique, de l'Amérique et de l'Australie; elles sont beaucoup plus rares en Asie, plusieurs sont d'une élégance remarquable et contribuent puissamment à l’ornement des serres dans le nord de l’Europe. Un certain nombre est employé en médecine : les unes fournissent des gommes; les autres un extrait composé en grande partie de tannin, d’une saveur très-astringente et plus ou moins analogue au cachou; d’autres encore une huile grasse; enfin quelques-unes peuvent servir à l'alimentation