AMYRIS. Linné. (Baumier
Arbres ou arbrisseaux à feuilles imparipennées. Fleurs en panicules axillaires ou terminales. Ca" lice persistant, à quatre dents. Corolle à quatre pétales étalés. Huit étamines. Style épais; stigmate en tête. Drupe sèche arrondie, à noyau globuleux, polysperme.
Le Baumier de la Mecque (A. opobalsamum, Willd.) est un petit arbrisseau de deux à trois mè= tres, qu’on trouve communément dans l'Arabie, et surtout entre les villes de la Mecque et de Médine Il fournit le baume de la Mecque, et les produits connus sous le nom de æylobalsamum et de carpo= balsamum. Le baume de la Mecque ou de Judée est une résine fluide que l’on obtient, soit en prat quant des incisions au tronc et aux branches, soit par la décoction dans l'eau de ses jeunes rameaux. On lui a attribué des propriétés merveilleuses : mais il est aujourd’hui démontré qu'il n’est en rien
supérieur à notre térébenthine. Les Orientaux l'emploient surtout comme cosmétique, et les femmes égyptiennes le regardent comme le remède le plus efficace pour prévenir la stérilité. Le fruit du Baumier, appelé carpobalsamum, entre dans la composition de quelques électuaires. Enfin on trouve quelquefois dans le commerce les jeunes branches de cet arbrisseau, qui y portent le nom de xylobalsamum. Leur saveur est amère et aromatique; leur odeur est suave. En Orient, on les brûle dans Pintérieur des temples et du palais des sultans. Ils ne sont pas usités en médecine. La résine connue sous le nom de Baume de Giléad, et que l'on dit produite par l'A. gileadensis, qui croit spontanément en Arabie, est la même chose que la résine de la Mecque. La myrrhe est une gomme-résine que l'on croit généralement produite par un arbrisseau originaire d'Arabie, et qui est l'A. kataf de Forskhal, le Balsamodendron myrrha de MM. Ebrenberg et Hemprich. Cette substance exerce une action stimulante sur l’économie animale, et entre dans la composition de plusieurs médicaments (1).