‹ Encyclopédie d'histoire naturelle, ou, Traité complet de cette science (volume 2)Chapitre 622 sur 633 · PREMIÈRE TRIBU. — SOLANÉES VRAIES · texte numérisé non relu

PREMIÈRE TRIBU. — SOLANÉES VRAIES

Fruit charnu ; embryon plus ou moins arqué ; cotylédons semi-cylindriques. Le genre Morelle (Solanum, L.) en est le plus remarquable. Il renferme plusieurs plantes alimentaires ou médicinales, sur lesquelles il est inutile d’insister ; telles sont la Pomme de terre (S tuberosum, L.), la Mélongène ou Aubergine (S. melongena, L.), l'Aubergine blanche, pondeuse ou Herbe aux œufs (S. ovigerum, Dutal), le Faux-piment ou Cerisette (S. pseudo-capsicum, L.), la Douce-amère ( S: duleumara, L.),

la Morelle noire (S. nigrum, L.), ete. 1 faut y ajouter la Tomate ou Pomme d'amour (S. {ycopersicum, L.), dont Tournefort, et après lui M. Dunal, ont fait le type du genre Lycopersicum. Le Piment (Capsicum annuum, L.) est très-employé comme condiment. L'Alkékenge ou Coqueret (Physalis alkekengi, L.) est alimentaire ; on s’en sert aussi en médecine. La Belladone (Atropa Belladona, L.) et la Mandragore (Mandragora officinalis, D. C.), sont des poisons violents. Les Lyciets ( Lycium, Linné) sont des arbrisseaux épineux, employés pour faire des haies et des clôtures, où leurs petits fruits rouges produisent un effet assez agréable. Nous citerons encore dans cette tribu les genres Nicandra, Adans ; Margaranthus, Schlecht.; W itheringia, Lhérit.; Jaborosa, Juss.; Juanulloa,R. et Pav.; Aenistus, Schott.; etc.

DEUXIÈME TRIBU. — NICOTIANÉES ov DATURÉES.

Fruit capsulaire, s’ouvrant par des fentes longitudinales ou transversales ; embryon plus ou moins arqué; cotylédons semi-cylindriques. Le genre Nicotiane (Nicotiana, Tourn.) renferme plusieurs espèces (les N. tabacum, rustica, glauca, paniculata, etc.) qui servent à préparer les différents tabacs de Virginie, de Maryland, du Levant, de Latakié, etc. Le genre Petunia, Juss., est très-eultivé comme plante d'ornement. Les Datura, dont quelques espèces ont de très-jolies fleurs en entonnoir, sont des plantes très-vénéneuses, notamment la Stramoine (D. sramonium, L.), qui croît dans nos climats. On peut en dire autant de la Jusquiame (Hyoscyamus niger, L., albus, L., aureus, L., ete.). Nous devons citer encore les genres Fabiana, R. et Pav.; Nierembergia, R. et Pav.: Lehmannia, Spreng.; Nectouxia, H.-B. K.; Laureria, Sehl.; Marckea, L.-C. Rich.; ; Scopolia, Jacq.; Anisodus, Link.

TROISIÈME TRIBU. — CESTRINÉES.

Fruit bacciforme ou capsulaire, à deux loges ; embryon droit. Les plantes de cette tribu, confoudues d’abord parmi les deux autres, puis érigées en famille distincte, ont été de nouveau réunies aux « Solanées par M. Dunal. Toutes croissent en Amérique, et on n’en a pas rencontré en deçà du tropique du Cancer ; elles n’ont pas d’usages bien connus. Genres : Cestrum, L. (Cestreau); Dunalia, H.-B.K., Habrothamnus, Endl.; Acocanthera, Don ; Vestia, Willd.; Sessæa, R. et P.: Metternichia. Mik.

M. Dunal réunit encore aux Solanées, comme tribu, le petit SRE des Nolanacées, réduit au seul genre Nolana, L.

Mes de.

- 470% FAMILLE, — LOGANIACÉES.

Arbres, arbrisseaux ou plantes herbacées, à feuilles entières, opposées, munies de stipules quelquefois soudées en gaîne. Fleurs solitaires, ou réunies en grappe ou en corymbe. Calice libre, m nosépale, à cinq divisions. Corolle généralement régulière, à cinq lobes contournés. Ginq étamines: Ovaire libre, à deux loges ; style et stigmate simples. Fruit sec, capsulaire, à deux loges, ou charnu; drupacé, contenant une ou deux graines peltées. Embryon entouré d’un endosperme charnu ou corné

Les Loganiacées sont intermédiaires entre les Rubiacées d’une part, les Gentianées et les Apo= cynées de l’autre ; elles se rencontrent dans les régions tropicales du globe. Cette famille renferm les genres Logania, R. Br.; Geniostoma, Forst.; Dors Willd.; Fagrœa, Thunb.; Potalia, Aubl. Gaertnera, L.; Pagamea, KT Cælostylis, F. et G.; Spigalia, L.; Labordia, Gaudich.; ete,

171" FAMILLE, APOCYNÉES.

Végétaux herbacés, arbustes ou arbres élevés, généralement lactescents. Feuilles simples, oppô

Primevère officinale.

ées. Fleurs axillaires ou terminales, solitaires ou diversement réunies. Calice monosépale, tubuleux ou étalé, à cinq divisions. Corolle monopétale régulière, de forme très-variée, offrant quelquefois cinq appendices pétaloïdes, concaves, qui naissent de la gorge de la corolle, et se soudent en partie avec les filets. Cinq étamines, tantôt libres et distinctes, tantôt réunies par les filets et par les anthères, et formant une espèce de tube qui recouvre le pistil, et se soude souvent à son sommet avec le stigmate; anthères à deux loges; pollen pulvérulent dans les étamines libres, en masse solide dans les étamines soudées. Deux ovaires libres, à une seule loge multiovulée, insérés sur un disque hypogyne ; deux styles, quelquefois soudés, terminés chacun par un stigmate. Fruit sec (follicule simple on double), plus rarement charnu et indéhiscent. Graines nues ou couronnées par une aigrette soyeuse. -Embryon droit, entouré d’un endosperme charnu ou corné.

- Les genres de cette famille habitent principalement les régions tropicales, et deviennent plus rares à mesure qu’on s'éloigne de ces régions. Le suc âcre et laiteux que renferme la plupart d’entre eux eur communique des propriétés purgatives et émétiques fort énergiques. Si ce principe est trèsabondant, ces plantes deviennent des poisons violents; cependant nous trouvons dans cette famille quelques aliments, mais toujours pris dans les plantes herhacées, à l’époque de leur premier développement.

Fig. 156, — Laurier-rosc.

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