‹ Encyclopédie d'histoire naturelle, ou, Traité complet de cette scienceChapitre 150 sur 430 · MORCHELLA. Dillen. (Montrer · texte numérisé non relu

MORCHELLA. Dillen. (Montrer

Champignons mous, fragiles, demi-transparents, terrestres; chapeau ovoïde ou conique, plissé-réticulé, formant des alvéoles nombreuses et irrégulières, porté par un pédicule creux; hymenium supérieur, persistant, renfermant des thèques fixes.

Les Morilles croissent au printemps; elles sont toutes comestibles, mais particulièrement la Morille commune (Morchella esculenta, Pers.). Lorsqu'on veut cueillir celle-ci, il faut en couper les pieds; sans cela, la terre arrachée avec le mycelium s'introduit dans les alvéoles, ce qui nuit nécessairement à la bonté dé ce mets.

Fig. 265 — Morille commune. Fig. 264. — Morille de Bohëme.

Les Morilles étaient très-recherchées chez les anciens; Néron, par une atroce allusion, les appelait le ragoût des dieux, parce que Claude, son prédécesseur, fut mis au rang des dieux, après avoir été empoisonné par Agrippine dans des Morilles; quelques auteurs prétendent néaumoins que c’était avec l'Oronge. Il paraît probable, d’ailleurs, que, sous le nom de Morilles, les anciens ont souvent désigné des Bolets, et que Linné lui-même a mal appliqué ce nom.

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