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ORGANES TRANSFORMÉS

Nous avons déjà vu que les rameaux pouvaient se transformer en épines. Plusieurs autres organes peuvent subir cette transformation : les pédoncules, dans l'Alysse épineuse; les nervures médianes ou principales, soit qu'une portion du parenchyme réunisse encore leur base, comme dans les Chardons, soit qu'il disparaisse complétement, comme dans l’Épine-Vinette; les pétioles, dans quelques Astragales; les stinules, dans le Robinier faux Acacia; le coussinet ou base du pétiole, dans le Groseillier à maquereaux.

Fig. 68 — Nervures épineuses.

. Les épines étant des organes transformés occuperont la place et offriront la structure des organes qu'elles représentent; elles seront donc disposées avec une certaine régularité sur l’axe, dont on ne pourra pas les séparer sans déchirement. On les distinguera facilement par là des aiguillons, qui, étant, comme les poils, des dépendances de l’épiderme, présentent une structure purement cellulaire et peuvent être séparés sans déchirement de l'axe sur lequel ils sont dispersés sans ordre. Le Rosier a donc des aiguillons et non des épines. Ces deux classes d'organes sont réunies sous le nom commun de piquants.

Une autre forme tout à fait différente, et presque inverse, sous laquelle se déguisent souvent tous ces mêmes organes, est celle de vrille. Au lieu d’un axe raccourci, roide et terminé en pointe, et simple ou rameux, on a un filet flexible et mou qui ne lui ressemble que par ce dernier caractère. Ce filet est ordinairement herbacé et peut s’enrouler autour des corps voisins. j

Les vrilles peuvent, comme les épines, résulter de la métamorphose d'organes différents; du rameau terminal, dans la Vigne; des pétioles et des nervures, dans les Pois, les Gesses, etc., des stipules, dans les Smilax; des pédoncules, dans les Passiflores. Dans tous les cas, le point de départ des vrilles permet de déterminer quel est l’organe ainsi déguisé.

Enfin les glandes présentent le dernier mode de transformation des organes de nutrition; on appelle de ce nom un appareil contenant quelque liquide différent de ceux qui sont contenus dans le

reste du végétal. Nous avons vu combien est insensible le passage de ces organes aux poils glanduleux. Nous ne faisons que les indiquer ici.

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