CHARA. Agardh. (CuaRAGNE
Plantes polymorphes, fétides, vivaces, opaques, plus ou moins hispides, monoïques, à tube double formé par une cellule tubuleuse environnée de plusieurs autres. .
L’excrétion calcaire qui se produit à la surface de plusieurs Chara les rend friables et cependant très-rudes au toucher, aussi s’en sert-on dans quelques pays comme des Prêles pour récurer les ustensiles de cuivre; de là le nom vulgaire d'herbe à écurer, donné à plusieurs d’entre elles, et surtout à la Charagne commune. Dans le Midi, celle-ci, d'après M. De Belleval, est un des aliments les plus recherchés par les foulques, appelées improprement macreuses
Les Charagnes ont acquis une importance réelle dans ces derniers temps au point de vue de la physiologie végétale, c’est chez elles en effet qu’on a pu étudier en détail les phénomènes de la cireulation intra-cellulaire, découverte par Corti en 1772 et étudiée successivement par MM. Tréviranus, Schultz, Amici, Dutrochet, Becquerel, Pouchet et Donné.
On à trouvé dans les terrains d’eau douce des environs de Paris et d'Orléans des fossiles que Lamarck a regardés comme des coquilles de Céphalopodes et décrits sous le nom de Gyrogonites. M. Léman les reconnus pour être de véritables fruits de Chara, et M. Adolphe Brongniart a reconnu leur identité avec ceux des espèces vivantes,