‹ Encyclopédie d'histoire naturelle, ou, Traité complet de cette scienceChapitre 238 sur 430 · CALADIUM. Ventenat · texte numérisé non relu

CALADIUM. Ventenat

Plantes vivaces, à feuilles généralement peltées; spathe blanche, droite et roulée; spadice androgyne; étamines nombreuses, couvrant toute la partie supérieure; anthères uniloculaires; pistils nombreux; ovaire à deux loges: fruit (baie) à une ou deux loges, renfermant un petit nombre de graines.

Le GC. arborescens renferme un suc très-âcre qui fait enfler douloureusement les muqueuses; aussi, un des supplices qu’on inflige aux nègres consiste-t-il, d’après Miller, à recevoir sur la langue quelques gouttes du suc de son rhizome. La cuisson le débarrasse de cette âcreté et le rend alimentaire. Les sauvages de l'Amérique du Sud mangent ses graines. On l’emploie aussi dans diverses maladies. Le C. sequinum à un suc très-caustique et vénéneux, même à faible dose; le suc du €. auritum est employé par les nègres pour guérir la morsure des serpents.

Le C. bicolor, Vent. est cultivé comme plante d'ornement, à cause de la beauté de ses feuilles, qui sont peltécs, d’un rouge vif au centre et bordées d’un beau vert.

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