‹ Encyclopédie d'histoire naturelle, ou, Traité complet de cette scienceChapitre 24 sur 430 · CALICE · texte numérisé non relu

CALICE

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Le calice se compose d’un nombre variable de parties ou feuilles nommées par les divers auteurs sépales, phylles ou folioles calicinales. Si elles sont complétement indépendantes les unes des autres, le calice est dit polysépale ou polyphylle (plusieurs sépales, etc.); si, au contraire, elles sont plus ou moins adhérentes entre elles, de manière à former une seule pièce, il est dit monosépale (un seul sépale), ou mieux gamosépale (sépales soudés). Ce dernier cas arrive nécessairement toutes les fois que le calice est adhérent à l'ovaire.

On distingue généralement dans un calice gamosépale : 1° le tube, ou la partie inférieure, ordinai rement allongée et rétrécie; 2 le limbe, ou la partie supérieure, plus ou moins ouverte et étalée; 3° la gorge, ou la ligne qui sépare le tube du limbe.

Le calice peut être régulier ou irrégulier; il présente, dans l'une ou l’autre de ces deux disposi- . e 1 L tions, les mêmes caractères que nous avons vus en parlant de la fleur en général.

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Fig. 83. — Calice et c1licule.

Il peut d'ailleurs présenter des formes asscz variées, être par exemple tubuleux, enflé, campanulé, cylindrique, comprimé, prismatique, anguleux, sillonné, éperonné, ailé, etc. Tous ces termes n’ont pas besoin de définition. Il est tantôt égal en longueur à la corolle, tantôt plus long ou plus court.

Fig. 84. — Calice en casque Fig. 85, — Calice éperonné.

Le calice à ordimarrement la couleur et la consistance des feuilles; mais souvent il est coloré, même quand il y à une corolle, comme dans le Fuchsia, le Grenadier, la Capucine, ete. Il est écail-

leux dans les Joncs. Dans beaucoup de plantes, dans les Scabieuses, les Valérianes, les Chardons, les Pissenlits, etc., il prend la forme d’une aigrette, dont les poils peuvent être simples ou rameux.

Fig. 86. — Aigrelte à poils simples, Fig. 87. — Aisrette à poils rameux.

On trouve, dans les (Eillets, les Mauves, les Quintefeuilles, etc., en dehors du calice proprement dit, un second appelé ca/icule; nous avons déjà vu qu'il était formé souvent par des bractées; mais il peut reconnaître aussi diverses autres origines, comme la soudure des stipules de deux feuilles voisines, etc.

La durée des calices n’est pas la même dans toutes les fleurs. Ainsi, dans le Pavot, il est fugace, c’est-à-dire qu'il tombe dès que les pétales commencent à s’étaler. D’autres fois, il est simplement cadue, c’est-à-dire qu'il tombe plus tard, en une ou plusieurs pièces, ordinairement en même temps que la corolle, après que la fécondation s’est opérée; c’est ce qui a lieu, par exemple, dans les Renoncules. Dans d’autres plantes, le calice est persistant, terme qui n’a pas besoin d'être défini. Dans d’autres enfin, il continue à vivre et à s’accroître après la fécondation; on le dit alors marcescent ou accrescent. Il est des calices qui sont tout à la fois persistants et caducs; leur partie supérieure se détache horizontalement de la base, comme si on l’avait retranchée artificiellement. et la base reste fixée au pédoncule jusqu'à la maturité du fruit; c’est ce qui arrive dans la Stramoine.

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