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COROLLE

La corolle n'existe jamais que lorsqu'il y a un périanthe double; c'en est l'enveloppe la plus intéricure. Elle entoure immédiatement les organes de la reproduction; son tissu est mou et délicat; souvent peinte des plus riches couleurs, elle attire principalement les regards du vulgaire, qui ne voit de fleurs que là où il y a de grandes et brillantes corolles ou des périanthes colorés. Le botaniste, au contraire, ne considère cet organe que comme accessoire à l'essence de la fleur.

Elle est composée de diverses parties ou feuilles appelées pétules. Chaque pétale lui-même offre : 1° une partie inférieure rétrécie, plus ou moins allongée, par laquelle il est attaché, l'onglet; 2 une partie élargie, de forme variée, qui surmonte celui-ci, le limbe.

La corolle est polypétale lorsque ses différentes feuilles sont libres par rapport aux autres; elle . est monopétale, ou mieux gamopétale, si elles sont plus ou moins soudées. Celle-ci tombe toujours d'une seule pièce. La corolle peut être régulière ou irrégulière; la signification de ces termes est la même que pour le calice. Diverses formes de corolle ont reçu les noms particuliers de corolle tubulée, en cloche ou campanulée, en entonnoir, rotacée, étoilée, urcéolée où en grelot, labiée, personée, éperonnée, cruciforme, rosacée, caryophyllée, papilionacée, anomale, ligulée, ete., termes qui n'ont pas non plus besoin de définition. ;

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Fig 89. — Corolle campanulée. Fig. 90. — Corolle en entonnoir,

Fig. 91. — Corolle labiée. Fig. 92. — Corolle personée.

Fig. 94 et 95. — Corolles rosacécs, Fig. 96. — Corolle papilionacée Fig. 97 — Corolle ligulée. £ 7

o0 HISTOIRE NATURELLE.

On distingue aussi dans la corolle, comme dans le calice, un tube, un limbe et une gorge; celle-ci peut être nue ou garnie de poils. Les divisions de la corolle, considérées par rapport à celles du calice, sont alternes ou opposées, du moins en apparence, car ce dernier cas est facilement ramené à la loi d’alternance des verticilles.

La durée de la corolle n’est pas plus uniforme que celle du calice, mais elle est bien plus courte. il n'est pas besoin par conséquent de dire ce qu'on entend par corolle caduque, persistante où marcescente, termes dont nous avons vu la signification en parlant du calice.

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