‹ Encyclopédie d'histoire naturelle, ou, Traité complet de cette scienceChapitre 245 sur 430 · TYPHA. Linné. (Masserre · texte numérisé non relu

TYPHA. Linné. (Masserre

Fleurs mâles et fleurs femelles constituant deux épis cylindriques superposés, contigus ou espacés, d’abord munis chacun d’une ou plusieurs bractées très-caduques; étamines soudées par 2-4, entourées de soies flexueuses; fruit très-petit, porté sur un pédicelle capillaire muni de longues soies, à épicarpe membraneux se fendant en long.

Les Massettes sont des plantes vivaces, herbacées, croissant dans l’eau, sur le bord des étangs et des rivières; leur taille dépasse quelquefois deux mètres; elles se font remarquer par la singularité de leur inflorescence, qui sert de jouet aux enfants. Dans quelques contrées, on mange les rhizomes, après les avoir fait confire. Les feuilles sont broutées par les bestiaux ou employées à couvrir les maisons, à faire des nattes et des paillassons, à rembourrer les chaises grossières. Leur pollen est

très-abondant et inflammable; aussi pourrait-il, avec avantage, remplacer la poudre de Lycopode. Elles sont légèrement astringentes.

Fig, 335. — Massette.

Mais c’est surtout le duvet laineux des fleurs femelles qu’on a tâché d'utiliser, à cause de son abondance. Il donne une ouate grossière, propre à faire des matelas et des oreillers. On l’a conseillé pour remplacer le coton dans les cas de brûlure; dans les campagnes, on l'applique sur les engelures. Ii sert quelquefois à calfater les vaisseaux. On a essayé aussi de le tisser, mais son peu de longueur le rend impropre à cet usage; ce n’est qu'en l’unissant au poil de lièvre ou au coton que l’on est parvenu à en faire des chapeaux et des étoffes.

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