CYCLANTHUS. Poiteau
Organes sexuels enroulés en spirales ou en cercles autour d’un spadice commun; cercles ou tours de spire alternativement mâles et femelles.
2, PHYTELEPHAS. Willdenow.
Spadice sessile, imbriqué; étamines nombreuses, à anthères spiralées; drupes monospermes, réunies en un capitule muriqué.
L'endosperme corné des espèces de ce genre fournit l'ivoire végétal.
TROISIÈME ORDRE. — GLUMACÉES.
Plantes terrestres, à périsperme farineux; périanthe remplacé par des bractées qui recouvrent im- ‘médiatement les-organes reproducteurs.
26" FAMILLE. — CYPÉRACÉES.
Végétaux herbacés, croissant en général dans les lieux humides; tige (chaume) pleine, cylindrique ou triangulaire; feuilles tristiques, linéaires, embrassant la tige dans une grande étendue par une gaine entière; épis ou épillets hermaphrodites, unisexuels ou polygames, c’est-à-dire composés de fleurs mâles dans une partie de leur longueur et de fleurs femelles dans tout le reste; fleurs solitaires à l’aisselle d’une bractée scarieuse ou écaille; étamines hypogynes, généralement au nombre de trois; ovaire uniloculaire et uniovulé, surmonté d’un style simple à sa base, portant en général trois stigmates filiformes et velus; fruit (achaîne) sec, monosperme, indéhiscent, globuleux ou triangulaire; péricarpe non soudé avec la graine; embryon placé en dehors d’un endosperme farineux très-épais.
Les Cypéracées se trouvent dans tous les climats; presque aussi nombreuses que les Graminées, elles le sont même davantage dans l'Europe boréale. La plupart affectionnent les prairies humides des montagnes élevées; on les trouve plus rarement dans les marais bas. Certaines espèces (quelques Scirpes, par exemple) sont répandues sur toute la surface du globe. En général, les Scirpées et les Caricées prédominent dans les régions boréales, les Gypérées, au contraire, entre les tropiques, où elles forment souvent d'immenses prairies. Quelques espèces sont communes aux deux continents.
Malgré leur ressemblance avec les Graminées, elles sont peu propres à la nourriture de l'homme et des animaux. Ce sont presque toutes des plantes herbacées, insipides et inodores. La proportion de sucre et de fécule y est très-faible, et leurs chaumes, comme leurs feuilles, ne donnent qu’un foin sec et dur. Dans les prairies marécageuses, où elles abondent, elles forment cette espèce de foin, appelée bâche, qui, par sa nature coriace, est peu avantageuse et sert principalement de litière. Cependant, les rhizomes de quelques espèces renferment de la fécule associée tantôt à une huile fixe, tantôt à un principe amer et à une huile aromatique.
Un usage général de ces plantes est de servir à faire des nattes, des corbeilles, des liens. Beaucoup d’entre elles, par l’entrecroisement de leurs racines, servent à fixer les sables mouvants, et permettent ainsi à des végétaux plus grands d’y fixer leurs racines. Quelques-unes changent en pâturage des marais autrefois stériles.
Elles présentent aussi fort peu d'intérêt an point de vue de leurs propriétés médicales.
PREMIÈRE TRIBU. — CYPÉRÉES.
Fleurs hermaphrodites; épillets comprimés, à écailles imbriquées sur deux rangs opposés, égales ou inégales, les inférieures plus petites, stériles; achaîne dépourvu de soies, ou muni à sa base de 1-5 soies courtes ou rudimentaires.
Fig. 358. — Papyrus des anciens.