‹ Encyclopédie d'histoire naturelle, ou, Traité complet de cette scienceChapitre 283 sur 430 · AVENA. Linné. (Avornr · texte numérisé non relu

AVENA. Linné. (Avornr

Épillets disposés en panicule, souvent pendants à la maturité; presque cylindriques ou comprimés latéralement, renfermant de deux à cinq fleurs; glume à deux valves presque égales; glumelle inférieure bidentée ou bifide au sommet, donnant naissance sur son dos à une arête tordue dans sa partie supérieure et genouillée à sa partie moyenne.

L’Avoine cultivée (À. sativa, Linné) était, pour les Gaulois et les Germains, l'aliment par excel- * lence; les paysans Bas-Bretons font une bouillie avec sa farine. En Islande et en Norwége, c’est presque l'unique ressource des familles pauvres, qui mêlent sa farine avec celle de l'orge et du seigle

pour en faire une sorte de biscuit qui peut se conserver plusieurs années. Le pain d'Avoine est lourd, noir et très-amer, à moins qu'on n'ait enlevé, à l’aide d’un moulin, les enveloppes de la graine; on peut alors obtenir de celle-ci le gruau, avec lequel on fait des gâteaux et des bouillies. Dans plusieurs pays, l’Avoine fournit une bière très-forte, et, en Ecosse, l’eau-de-vie appelée whiskey.

Mais c’est surtout comme plante fourragère que l’on cultive les diverses espèces d’Avoine. La graine est une excellente nourriture pour les animaux domestiques. Les tiges sont employées comme fourrage vert ou sec. Les glumes servent, chez les pauvres de la campagne, à garnir les paillasses et les coussins, ce qui convient surtout aux enfants et aux malades. Des chirurgiens habiles ont conseillé d'en remplir les coussinets qu’on emploie pour remplir les vides que laissent les inégalités des membres dans les appareils de fractures. En médecine, l’Avoine est susceptible des mêmes usages que l’Orge. On l’emploie à l'extérieur, dans quelques remèdes populaires, après l'avoir fait macérer dans le vinaigre, auquel on doit tout l'effet produt.

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