LODOICEA
Fleurs unisexuées; vingt-quatre à trente-six étamines; fruit drupacé, fibreux; graines trés-volumi neuses, arrondies, profondément bilobées, présentant, entre les lobes, une ouverture garnie de fibres
sur ses bords, et par laquelle l'embryon se fait jour lors de la germination. Le L. Sechellarum, vulgairement Cocotier des Séchelles, offre d'énormes fruits, que les ama-
teurs recherchent à cause de leur volume et de leur forme bizarre; chacun d'eux pèse dix kilogrammes ou plus. Ce sont eux qui, trouvés sur les côtes des Maldives, ont été appelés d’abord Cocos des Maldives, et regardés par les habitants du pays comme les fruits d'arbres sous-marins. Commerson et Labillardière n nous ont appris que ces fruits appartiennent à un Lodoïce qui croit spontanément sur les bords de la mer aux Séchelles; les courants les transportent souvent sur des côtes situées à une grande distance, où ils vont échouer. L’amande qui les remplit est bonne à manger quand elle est jeune; le noyau peut contenir quelquefois six à huit pintes; aussi les sauvages en font des vases. Les feuilles sont très-grandes, et servent pour couvrir les cases.
QUATRIÈME TRIBU. — CORYPHINÉES.
Plusieurs spathes incomplètes; ovaire formé de trois carpelles plus ou moins soudés, et dont un seul est fructifère; fruit bacciforme ou drupacé.