‹ Encyclopédie d'histoire naturelle, ou, Traité complet de cette scienceChapitre 319 sur 430 · COCOS. Linné. (Cocorier · texte numérisé non relu

COCOS. Linné. (Cocorier

Fleurs monoïques, portées sur le même spadice; spathe monophylle; fleurs mâles : six étamines; accompagnées d’un ovaire rudimentaire; fleurs femelles : ovaire simple; style nul: stigmate sessile, trilobé; fruit drupacé, très-gros, coriace, fibreux, renfermant un noyau monosperme, muni de trois trous à la base; embryon très-petit.

Les Cocotiers croissent tous sous les tropiques. Le plus célèbre est le Cocotier commun (C. nucifera, Linné), qui s'élève jusqu'à soixante ou quatre-vingts pieds; son fruit est très-gros; l’épiderme, verdâtre ou violet, recouvre un péricarpe filandreux. L’endosperme, qui contient un lait fort agréable quand il est frais, a, plus tard, une consistance analogue à celle de l'amande. Dans le premier état, ces fruits s'appellent cocos de lait, et on les mange avec du sucre et des aromates; à la maturité, l’'amande a le goût de la noisette. Ce lait, ainsi que le fluide qui s'écoule par l'incision de Ia spathe, produit une boisson fermentée qui peut à son tour donner de l'alcool et du vinaigre. On peut aussi extraire de la séve un sucre analogue à celui de la Canne. On obtenait autrefois, en exprimant la pulpe de la noix, une huile qu'on employait en médecine ou en économie domestique. Au sommet de la tige, on trouve un gros bourgeon nommé chou; il offre un bon aliment; mais, comme son enlèvement entraîne la mort de l'arbre, on n’en fait usage que lorsqu'on abat celui-ci.

Les fibres extérieures des cocos peuvent servir à calfater les navires ou à faire des cordages; on en faisait aussi, autrefois, d'après Lécluse, des ceintures que portaient Les pauvres femmes portugaises. Dans les Indes orientales, on préfère, aujourd'hui, cette bourre au chanvre pour calfater les vaisseaux: on en fait aussi des toiles grossières. Le tronc est employé, en Chine, dans la construction des maisons; les feuilles en forment la couverture; on s’en sert aussi pour écrire. Toutes les parties du Cocotier sont également utiles; aussi eet arbre a-{-il été surnommé le roi des végétaux; et, pour les

peuples qui habitent plusieurs des iles de la Polynésie, il remplace en quelque sorte toutes les autres productions de la nature (4).

Le Cocotier du Brésil (C. butyracea, Linné) porte des fruits plus succulents que le précédent, et qui donnent, quand on les écrase, une matière analogue au beurre. Le Cocotier fusiforme (C. fusiformis, Willd.) est remarquable par son tronc renflé au milieu. Les fruits du Cocotier amer (C. amara) ne sont pas comestibles; mais son tronc nourrit des larves qui sont un aliment trèsrecherché.

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