BUFBOCODIUM. Linné
Périanthe infundibuliforme à six divisions, dont les bases rétrécies et conniventes portent les étamines; stigmate trifide; capsule triangulaire; inflorescence radicale, solitaire. Le genre Merendera de Ramond renferme les espèces à anthères hastées.
Les Bulbocodes ont le port et l’organisation des Colchiques, avec lesquels on les confondait autre: fois. Parmi les jolies espèces de ce genre, on remarque surtout le Bulbocode printanier (B. vernum, Linné; Merendera bulbocodium, Ram.).
2 COLCHICUM. Linné. (Coccurque.)
Périanthe tubuleux, long, à limbe campanulé, pétaloïde, partagé en six divisions; six étamines insérées sur le tube: ovaire composé de trois carpelles soudés par la suture ventrale dans une étendue variable, et portant des ovules insérés sur quatre rangs; trois styles filiformes, allongés.
Le Colchique d'automne (C. autumnale, Linné), commun dans les prairies humides des environs de Paris, produit, à la fin d'octobre, des fleurs d’un rose pâle, solitaires, ou groupées par deux ou trois; au printemps suivant seulement apparaissent les feuilles, qui sont largées, lancéolées, au nom-
bre de trois à huit, et dont la base est contenue dans une gaïîne coriace, brunâtre, très-large. Cette plante porte les noms vulgaires de Safran bâtard, OEil-de-Loup, Tue-Chien, Veilleuse ou Veillotte, etc.; ce dernier nom lui vient de ce que son apparition a lieu en automne, et annonce l’époque où vont commencer les veillées d'hiver. Lors de la floraison, son bulbe n'a presque pas d’odeur, et seulement une saveur un peu amère et féculente, tandis que, pendant l'été, son odeur est forte, piquante, et sa saveur très-àcre et presque corrosive; il en est de même des autres parties de la plante; la dessiccation altère peu ces qualités.
Les propriétés vénéneuses du Golchique étaient connues des anciens; son emploi comme médicament ne remonte pas très-haut, et n’a pas eu tous les succès qu'on s'en était promis. En effet, ses propriétés varient selon le climat et la nature des terrains où il croît, la culture qu'on lui applique, son âge, le temps de l’année où il est cueilli, son ancienneté, son état frais ou desséché, etc. Il en. résulte que non-seulement ses propriétés médicales sont incertaines, mais que même ses propriétés vénéneuses sont problématiques, comme l’aflirment plusieurs auteurs, qui l’ont vu employer à des doses assez fortes sans aucun danger, tandis que d’autres lui ont vu produire des accidents funestes.
Les empoisonnements qui ont lieu par cette plante se manifestent par une purgation violente, des syncopes, des angoisses, tous les signes d’une forte inflammation. On doit remédier à ces accidents comme à ceux qui sont produits par tous les poisons âcres : faire rejeter la substance par de l’émétique, si elle est prise depuis peu de temps, et ensuite donner des boissons mucilagineuses tièdes en abondance. On se borne à ces boissons, quand on ne peut plus faire vomir, ou aux tisanes acidulées (1).
Le Colchique d'automne et ses variétés, ainsi que d’autres espèces du même genre, sont assez fréquemment cultivées dans nos jardins d'agrément, et servent surtout à orner les gazons. C’es’ presque la dernière plante de l'année qui-fleurit. Linné dit que le botaniste doit commencer ses herborisations lorsque les arbres développent leurs bourgeons, et les terminer à l’époque de la floraison du Colchique.
UVULARIA. Linné.
Périanthe campanulé, à divisions droites, onguiculées, creusées d’une fossette nectarifère oblonque; étamines très-courtes; stigmates réfléchis; capsule ovale, trigone; graines arrondies; comprimées; pédoncules axillaires portant une ou deux fleurs.
4. MELANTHIUM. Linné, Périanthe à six divisions égales, colorées; six étamines; trois ovaires soudés; trois styles; fruit capsulaire, composé de trois ‘catpelléé soudés, polyspermes; fleurs en panicule, plus rarement en épi.
Ce genre renferme de belles plantes d'ornement. Fe