GILLESIA. Lindley
Périanthe irrégulier; six étamines, dont trois avortent souvent: ovaire libre, à trois loges; stig-
mate simple; fruit capsulaire, à trois loges, renfermant des graines en nombre indéfini, attachées au placenta par une sorte de col.
Ce genre est, pour quelques auteurs, le type d’une nouvelle famille.
(1) Bon Jardinier.
o1S HISTOIRE NATURELLE.
55" FAMILLE — BBOMÉLIACÉES.
Plantes vivaces, quelquefois parasites; feuilles alternes, généralement réunies en faisceau à la base de la tige, allongées, étroites, souvent dentées et épineuses sur les bords; fleurs disposées ordinairement en grappes rameuses, en épis écailleux ou en capitules; périanthe tubuleux, entièrement libre ou adhérent par sa partie inférieure avec le tube du calice, partagé en six divisions plus ou moins profondes, disposées sur deux rangs, les trois inférieures colorées et pétaloïdes; six étamines, rarement plus; ovaire à trois loges, renfermant chacune un grand nombre d’ovules; style simple; stigmate à trois divisions planes ou aiguës; fruit généralement charnu, bacciforme, couronné par les lobes du périanthe, à trois loges polyspermes; “embryon long, recourbé, entouré d'un endosperme farineux.
La famille des Broméliacées a beaucoup de rapports avec les Liliacées et les Narcissées. L'analogie générale à forcé de ranger dans ce groupe des plantes à ovaire libre et d’autres à ovaire adhérent; celles-ci constituent la tribu des Broméliacées, les autres celle des Tillandsiées. Du reste, les différents caractères sont très-sujets à varier dans les végétaux qui composent cette famille. Dans un petit nombre d'espèces, les neurs sont terminales et solitaires; dans d’autres, elles sont nombreuses, et tellement rapprochées, qu'elles finissent par se souder ensemble. On observe une soudure pareille dans les fruits; c’est ce qu' on remarque surtout dans l’Ananas; plus rarement le fruit est sec et déhiscent.
Les Broméliacées sont toutes originaires des régions intertropicales, et se trouvent surtout en Amérique. Elles sont pour la plupart parasites, et s’attachent au tronc des grands arbres de ces contrées. Plusieurs sont remarquables par la beauté de leurs fleurs, ce qui les fait cultiver chez nous; mais c’est presque toujours en serre chaude.
PREMIÈRE TRIBU. — BROMÉLIÉES.