‹ Encyclopédie d'histoire naturelle, ou, Traité complet de cette scienceChapitre 81 sur 430 · PREMIÈRE DIVISION. — CRYPTOGAMES · texte numérisé non relu

PREMIÈRE DIVISION. — CRYPTOGAMES

Syn. : INEMBRYONÉES, A. Richard; ACOTYLÉDONÉES, Jussieu; CRYPTOGAMES, Linné ; ARHIZES, L.-C. Richard.

Plantes à organes reproducteurs non constitués par des étamines et des ovules, à organes mâles (anthéridies) de structure variée, souvent nuls ou d’existence problématique, se reproduisant par des spores ou embryons homogènes non composés de parties distinctes; spores dispersées dans toute l'étendue ou disposées seulement dans certaines parties de la plante, soit à sa surface, soit dans son épaisseur même, renfermées ou non dans des réceptacles particuliers (sporanges ou capsules), formées ordinairement d’un seul utricule à membrane unique ou double, dépourvues d’enveloppe propre, ne se continuant à aucune époque par un funicule avec les parois de la cavité qui les renferme, ordinairement groupés, dans leur jeunesse, par deux ou un multiple de deux, souvent par quatre, s’allongeant par un point de la surface lors de la germination.

Plantes constituées uniquement par du tissu cellulaire, plus rarement par du tissu cellulaire et des vaisseaux, à axe et à organes appendiculaires distincts, ou plus souvent non distincts, s’accroissant par l'extrémité seule ou plus ordinairement par toute la périphérie.

Quelle que soit la variété d'organisation de ces végétaux, ils ont entre eux de très-intimes rapports d'analogie, et forment un grand groupe naturel qui a été admis dans toutes les méthodes; le secours du microscope est souvent indispensable pour étudier les détails de leur organisation.

Preuuere Classe. —— AUuphigèues

Syn. : CRYPTOGAMES CELLULAIRES, De Candolle; CRYPTOGAMES APHYLLES, Auct.; THALLOGÈNES, Lindl.; THALLOPHYTES, Endil.; AGAMES, Neck.

Plantes constituées uniquement par du tissu cellulaire, sans axes ni organes appendiculaires distincts, s’accroissant par tous les points de leur périphérie, se reproduisant par des spores ou embryons nus. Quelques-unes présentent, il est vrai, des appendices assez semblables à des feuilles au premier aspect, mais qui sont plus ou moins irréguliers, et dont le tissu est parfaitement continu avec celui de la tige, dont ces prétendues feuilles ne sont que des expansions.

(1) Parmi les ouvrages qui nous ont été d’un grand secours pour la rédaction de celte partie, nous citerons les articles de MM. Montagne et Léveillé, dans le Dictionnaire universel d'Histoire naturelle, la Botanique cryptogamique de M. Payer, la Flore de Paris, de Mérat, les travaux de M. Brongniart sur les végétaux fossiles, etc.

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