‹ Encyclopédie d'hygiène et de médecine publiqueChapitre 105 sur 177 · LEGENDE DES PLANS · texte numérisé non relu

LEGENDE DES PLANS

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Bâtiments d'entrée

Pavillon de malades, de blessés et convalescents Pavillon de contagieux

Administration et services généraux

Chapelle et communauté ou surveillantes

Malades payants

Maternité

Infirmerie de maternité Autopsie et service mortuaire Désinfection Buanderie

Galeries de communication Chemins et jardins

Le n° 1, de forme circulaire, a été proposé à la fin du siècle dernier par Petit et Poyet, dans leurs projets d’Hôtel-Dieu. Poyet chosissait cette forme surtout parce qu’elle permettait de reproduire « la forme académique du Colysée de Rome ». Elle a été appliquée en Amérique pendant la guerre de sécession.

En circonscrivant deux cercles de 50 mètres et de 130 mètres de rayon et en traçant six rayons équidistants entre ces deux cercles, on a l’emplacement des pavillons de malades. La cour circulaire centrale, d’une surface de 2,000 mètres carrés environ, donne naturellement place aux services généraux. La circonférence interne de 314 mètres de développement est occupée par la galerie de communication, et la circonférence

HOPITAUX ET HOSPICES

externe indique le tracé du chemin de ceinture intérieur, dont le développement est de 800 mètres environ.

Les parcours moyens sont de 100 mètres et égaux aux maxima et aux minima, car la distance entre le centre et les pavillons de malades est égale pour tous.

Le carré circonscrit, de 300 mètres de côté, présente une surface de 900 mètres carrés, précisément égale à celle qui doit servir de base.

Les pavillons sont largement espacés entre eux ; dans leur partie la plus rapprochée du centre commun, la distance est encore de 40 mètres. La même distance existe entre le quartier des contagieux et le pavillon de malades le plus rapproché.

Les secteurs libres entre les pavillons sont assez spacieux pour recevoir au besoin des ambulances mobiles.

La chapelle et la communauté ont été placées dans le secteur postérieur, à proximité des principaux quartiers. Le même emplacement conviendrait à des logements de surveillantes, mais ceux-ci exigeraient une plus grande surface bâtie.

Les triangles formés dans les angles par le chemin de ceinture interne et les clôtures offrent les espaces nécessaires au placement des différents services.

N° 2. En croix. — Forme adoptée par Philibert Delorme au commencement du xive siècle, dans son plan d’Hôtel-Dieu.

Cette forme est commode si on place les services généraux au centre : il y a égalité et minimum de parcours comme dans la forme circulaire. Mais, comme elle r.c comporte que quatre corps de bâtiment, ceux-ci doivent être allongés outre mesure, et il en résulte une surface de terrain exagérée de 16 hectares, comprise dans un carré circonscrit de 400 mètres de côté. Si la moitié des pavillons est bien orientée, l’autre moitié le sera dans un sens diamétralement opposé.

N° 3. — Linéaire double à 'pavillons parallèles à l’entrée (1er type à galeries internes). — Forme adoptée par l’Académie pour le plan modèle annexé à son programme de 1786 et appliquée depuis à l’hôpital Lariboisière et dans la plupart des hôpitaux construits pendant le xixe siècle (Lariboisière, Hôtel-Dieu, Bourges, Baltimore, Leeds, Edimbourg).

C’est une des formes les plus commodes et du meilleur aspect. L’orientation et le parallélisme des bâtiments sont réguliers, les jonctions des galeries se font à angles droits et leur développement est modéré.

La surface du terrain est un peu au-dessous de 9 hectares, et les parcours se réduisent à 90 mètres au minimum, 140 au maximum, 115 en moyenne, de sorte que le travail mécanique à développer pour ces parcours horizontaux est à peine égal à celui qu’exigerait l’ascension d’escaliers de 8 à 10 mètres de hauteur.

En inscrivant dans ce carré une courbe gracieuse qui donne le tracé d’un chemin de ceinture intérieur de 12 mètres de largeur, on réserve

dans les quatre angles des espaces suffisants pour y placer les autres services qui doivent être isolés (1).

N° 4. Variante de la précédente, avec galeries médianes. — Ce type a été proposé dans le programme de la Société de médecine publique ; il ne présente qu’un petit avantage sur le précédent, c’est de permettre de réduire un peu la surface du terrain. Or, c’est un avantage d’autant, moins appréciable ici que cette surface est déjà dans le type précédent au-dessous du minimum de 9 hectares. Il allonge un peu les parcours.

N° 5. Variante du n° 3, avec galeries externes. — Ce type appliqué au nouvel hôpital de Saint-Maurice-et-Lazare, de Turin, exagère inutilement les parcours sans aucune compensation.

N° 6. Variante du n° 3, avec galeries centrales. — Adopté par Tenon en 1785 et par Clavareau en 1804 ; par MM. Piana et Ballotta, dans leur projet d’hôpital, adopté au concours pour la ville de Lugo di Romagna (1882). Il permet de réduire la surface du terrain à 62,500 mètres carrés et les parcours à 60 mètres en moyenne. Il pourrait donc, dans certains cas, être préféré.

N° 7. Linéaire simple à pavillons perpendiculaires à Ventrée, avec galerie médiane, — Cette forme, employée en Angleterre, notamment à l’infirmerie de Blackburn, aux hôpitaux de Saint-Georges, Herbert, Saint- Thomas, Glascow Marylebone, ainsi qu’à l’hôpital de Gand (Belgique), est une des meilleures. Le parcours moyen se réduit à 80 mètres et la surface du terrain à 87,500 mètres carrés. Les divers quartiers sont bien isolés entre eux.

N° 8. Linéaire simple, variante du n° 7, galeries externes , — Présente les mêmes avantages que le précédent ; le parcours moyen est porté à 110 mètres, mais la galerie en façade serait mieux placée.

N° 9. A redans et pavillons parallèles à Ventrée, galeries centrales et médianes, — La surface du terrain se trouve portée à 12 hectares et la moyenne des parcours à 140 mètres, par suite de l’espacement considérable existant entre les pavillons.

N° 10. Variante du n° 9, à galeries médianes. — Tout en espaçant largement les pavillons, il réduit la surface à 11 hectares et les parcours moyens à 135 mètres ; il serait applicable au cas d’un terrain de forme rectangulaire très allongée.

N° 11. Variante du n° 9, à pavillons perpendiculaires à Ventrée et à galeries médianes. — La surface est égale à celle de base, les parcours moyens sont de 130 mètres. Cette forme convient à un terrain carré et à faible pente.

N° 12. Variante du précèdent. — Même surface et même parcours : il présente une entrée plus large.

N° 13. Variante du n° 9. — Donne une surface au-dessous de celle de

(1) Tollf.t, Plan* généraux des Hôpitaux , Revue d'Hggiène (1889), G. Masson, Paris.

HOPITAUX ET HOSPICES

base : mais elle porte les parcours moyens à 190 mètres ; est applicable à un terrain oblong et à faible pente.

Fig. 40. — Examen comparatif de diverses formes d’hôpital

N° 14. Variante du n° 9. — Réduit la surface à 82,500 mètres carrés et le parcours moyen à 130 mètres. Est préférable à la précédente.

N° 15. Rectangulaire. — Employé pour les casernements et les hôpitaux à étages multiples ; mais ici les angles sont ouverts et permettent l’aération

Fig. 41. — Examen comparatif de diverses formes d'hôpital.

générale. Cette forme n’a contre elle que l’irrégularité de l’orientation de deux pavillons sur six. La surface atteint à peine 9 hectares, mais les parcours moyens s’élèvent à 150 mètres.

HOPITAUX ET HOSPICES

N° 16. Variante du n° 15. — Même surface occupée ; parcours moyens un peu plus allongés ; mais services généraux mieux au centre.

Fig. 42. — Examen comparatif de diverses formes d’hôpital.

N° 17, A reclans et à galeries en losange. — Les pavillons n’étant pas complètement désimbriqués, la surface est réduite à 7,500 mètres. Les

parcours moyens sont de 150 mètres. Cette forme convient lorsqu’on ne peut disposer d’une surface de terrain suffisante. Si l’on voulait désimbriquer complètement les pavillons, il faudrait augmenter la surface et

les parcours d’environ un quart ; mais le grand espacement existant entre les pavillons peut dispenser de cette modification.

N° 18. Forme hexagonale. — En inscrivant un hexagone dans un

HOPITAUX ET HOSPICES

cercle de 180 mètres de diamètre, on a l’emplacement des pavillons des malades. Le carré circonscrit, d’environ 300 mètres de côté, donne pour

Fig. 44. — (27) Hôpital de Heidelberg. — (28) Hôpital civil de Berlin

surface de terrain 9 hectares, égale à celle de base. Le cercle donne le tiact des chemins de ceinture ; il forme, avec la clôture, dans les angles, des espaces triangulaires assez spacieux pour y placer les services à

isoler. Cette forme n’a contre elle que l’irrégularité de l’orientation de quatre pavillons sur six. Surface. 88,000 mètres carrés. Parcours moyens, 150 mètres.

Fig. 45. — (29) Hôpital militaire de Tempelhof à Berlin. — (30) Hôpital S. -André à Gènes.

N° 19. Forme linéaire double à pavillons placés bout à bout. — Surface, 10 hectares; parcours moyen, 200 mètres. Est applicable à un terrain très allongé et à forte pente.

N° 20. Forme linéaire double à pavillon placés bout à bout et désim,-

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briqués, Variante de la précédente. — Réduit la surface à 74,000 mètres carrés et les parcours moyens à 170 mètres ; cette forme se recommande par sa simplicité, mais les parcours sont très grands (1).

N° 21. Forme en A. — Employée en Amérique, pendant la guerre de sécession, aux hôpitaux temporaires de Hampton, Lincoln, et, en 1870, à l’hôpital provisoire du polygone de Metz. Cette forme convient à un terrain oblong.

Les pavillons aboutissent sur les côtés d'un triangle isocèle de 200 mètres de base et 300 mètres de hauteur, au centre duquel sont placés les services généraux. Les services isolés sont répartis dans les angles formés par le

Fig. 46. — Hôpital de Riga.

rectangle circonscrit. La surface est de 88,000 mètres carrés: les parcours moyens, de 158 mètres.

L’amplitude de l’angle du sommet ou le rapport entre la base et la hauteur du triangle doivent être calculés de telle sorte qu’il n’y ait pas imbrication d’un pavillon sur son voisin.

Le n° 22 représente la forme en X, préconisée par le Conseil de santé des armées, dans le programme qu’il formula, en 1873, pour la construction d’un hôpital au camp de Châlons, Mais cette forme ne peut convenir que pour l’emploi d’un grand nombre de pavillons.

Au lieu de six pavillons doubles, Tollet y a appliqué douze pavillons

(I) Tous ces renseignements et les figures qui s’y rapportent sont empruntés au Mémoire de Tollet déjà cité.

simples. En tirant les diagonales d’un carré de 200 mètres de côté, on aura le tracé des galeries de communication sur lesquelles viendront aboutir les pavillons de malades, assez espacés entre eux pour éviter leur imbrication. Afin de trouver dans les angles les espaces nécessaires aux services divers, il faut circonscrire un rectangle de 400m x 300= 120,000 mètres de superficie. Les parcours moyens sont de 140 mètres. Cette forme est une des meilleures au point de vue de l’aération générale, mais elle exige une très grande surface de terrain, et les jonctions des galeries avec les bâtiments donnent lieu à des retours angulaires d’un effet disgrâcieux.

Fig. 47. — Hôpital civil et militaire de Montpellier.

N° 23 en X. Pavillons perpendiculaires à Ventrée, variante du précèdent. — Surface, 129,600 mètres carrés ; parcours moyens un peu plus étendus.

N° 24. Variante du n° 22. — La surface du terrain a été réduite à 118,000 mètres et les parcours moyens à 150 mètres en rapprochant entre eux les pavillons ; mais il y a imbrication partielle, comme dans le type du Conseil de santé.

Le n°25 représente le plan d’un hôpital placé sur un terrain en colline ou sur un mamelon accidenté. Dans ce cas, on profite des plates-formes naturelles qui peuvent exister pour y placer les bâtiments, suivant une orientation régulière, ou on en crée perpendiculairement à la ligne de plus grande pente, afin de réduire le plus possible le cube des terrassements. On adoucit les parcours par des lacets et on protège les terrains

HOPITAUX ET HOSPICES

et chemins contre le ravinement des eaux pluviales par des plantations, des murs en pierres sèches, des gazonnements, des caniveaux et des cassis.

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