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HOPITAUX- BARAQUES AMERICAINS

Fig. 49.

Les surfaces de terrain et les parcours sont généralement plus élevés sur les emplacements de cette nature que sur les terrains plats. On peut réduire les fatigues du service en parvenant aux divers étages par des ascenseurs.

En résumé, de tous les types qui viennent d’être comparés, c’est encore le n° 3, c’est-à-dire celui qui a été donné comme modèle, en 1786, par l’Académie des sciences, qui présente les qualités les plus appréciables, et c’est ce qui l’a fait adopter à Montpellier, comme dans le plus grand nombre des hôpitaux européens.

Tollet a également calculé le parcours pour certaines formes originales dans plusieurs hôpitaux étrangers, notamment :

N° 26. A Anvers, où les salles de malades sont circulaires et aboutissent à des galeries octogonales. — Surface de terrain, 105,000 mètres carrés. Parcours moyen, 200 mètres.

N° 27. A Heidelberg, terrain en hache de 7 hectares de superficie. Parcours moyens, 175 mètres.

N° 28. A Berlin, hôpital civil, terrain triangulaire de 9 hectares de superficie, Parcours moyens, 200 mètres.

N° 29. A Berlin, hôpital militaire de Tempelhof, qui montre le défaut de parallélisme des bâtiments sur un terrain rectangulaire de 7 hectares de superficie. Parcours moyens, 100 mètres.

N° 30. A Gènes, hôpital Saint-André, de forme linéaire courbe, compliquant les constructions et empêchant leur parrallélisme, sans aucun avantage compensateur. Longueur, 400 mètres. Largeur moyenne, 250 mètres. Surface, 10 hectares. Parcours moyens, 100 mètres.

N° 31. A Riga (Russie), formes linéaires simples et doubles combinées, parallélisme double. Surface, 7 hectares. Parcours moyens, 150 mètres.

§ V. — Pavillons — Dispositions et cubage des salles. — Amenagement intérieur.

Chaque pavillon considéré isolément doit être percé de fenêtres nombreuses et larges, opposées ou mieux encore alternantes avec les trumeaux de la face opposée du batiment. Il n’est point inutile que ces fenêtres descendent jusqu’au ras du sol de façon à permettre par leur ouverture l’aération des parties basses, au niveau même du plancher.

Cette opposition des fenêtres est réclamée unanimement par les hygiénistes et doit être considérée comme une condition impérieuse d’hygiène dans la construction des pavillons.

Nous n’avons pas à parler ici du choix des matériaux ; les conditions de ce choix sont les mêmes que pour les autres habitations. Et d’ailleurs il va de soi que ce choix peut se trouver commandé par les circons-

tances locales qui permettent de se procurer plus aisément ici de la pierre et là de la brique.

On peut demander seulement que les revêtements intérieurs soient imperméables ou qu’en tous cas ils soient lisses et faciles à laver. Les revêtements de faïence excellents pour les salles de bains, pour les amphithéâtres d’opération, sont un peu chers pour des salles très vastes. Les peintures vernies, faciles à laver à la lance sont très acceptables: elles doivent être à l’huile, à base de blanc de zinc et d’un ton très clair qui ne dissimule aucune tache ni aucune souillure.

Ni poutrelles saillantes, ni angles quelconques ne doivent être tolérés.

Les plafonds sont avantageusement remplacés par un comble ogival, comme dans le système Tollet, disposition qui augmente le cube d’air et favorise la ventilation. D’autre part, d’après M. Tollet, l’ogive serait préférable aux autres formes courbes parce qu’elle exerce encore une poussée moindre et permet, sans assemblages spéciaux l’adaptation directe de la couverture. Le système Tollet, appliqué à Argenteuil, au Havre, à Saint-Denis, Bourges, etc., a servi à la construction du nouvel hôpital de Montpellier qui est certainement un des meilleurs types des hôpitaux modernes. Il ne faudrait pas vouloir l’adapter à toute force soit aux locaux accessoires des salles, soit aux- services généraux, parce qu’il se prête mal aux divisions intérieures, mais il doit être connu de tous les architectes qui ont à s’occuper de constructions hospitalières et les principes qu’a posés son auteur ne doivent jamais être perdus de vue quand il s’agit de construire un hôpital.

Il a notamment très bien indiqué qu’il ne faut pas chercher l’augmentation du cube d’air d’une salle dans l’augmentation d’une seule de ses dimensions. Le cube d’air d’une salle doit au contraire résulter d’une coordination rationnelle de ses trois dimensions. Tollet pense que la hauteur, pour une largeur de 8 mètres doit être de 7 à 8 mètres environ; peut-être peut-on dire qu’il sacrifie un peu trop à la hauteur, d’autant plus qu’on sait que de Chaumont a établi qu’au-dessus de 4 mètres le courant atmosphérique est faible ou nul si ce n’est au voisinage des ventilateurs. Quant au cubage, il voudrait 65 mètres par lit pour une salle de 30 lits, et se contenterait d’un cubage de 35 mètres pour une chambre séparée à un lit et, en insérant 14 moyens différentiels entre 65 et 35 on trouve comme raison — - ce O11* donne pour le cubage des salles,

suivant le nombre des lits :

1 lit

16 lits

ün admet généralement aujourd’hui que chaque pavillon d’hôpital ne devant contenir que 30 malades au maximum on peut se contenter des dimensions suivantes : hauteur 4 à 5 mètres; largeur, 8 à 10 mètres; longueur, 30 à 33 mètres, ce qui donne 45 à 50 mètres en moyenne. Mais on considère justement cela comme un minimum et il vaut mieux rechercher un espace carré de 10 mètres par malade et un cube de 60 à 65 mètres (1).

J. Rochard a proposé les dimensions suivantes : longueur, 30, largeur, 9, hauteur 5, soit 1350 mètres cubes et par conséquent 67 mètres par lit, si on ne met que 20 lits ; ou 45 mètres si on en met trente.

Miss Nightinghale a indiqué que selon ses calculs et sa pratique le chiffre de 22 lits par salle ne devrait jamais être dépassé, parce qu’il lui paraît se prêter le mieux au bon fonctionnement de la ventilation et du chauffage, à la surveillance et au service du personnel d’assistance, à l’économie financière. Mais comme le fait remarquer Arnould (2), on dépasse presque constamment ce chiffre (Lariboisière, 32 lits; Boston free hôpital, 25, Vincennes, 32, Bourges et Saint-Eloi de Montpellier, 28). L’hôpital Tenon à Paris, la Charité à Lille, ont justement 22 lits par salle.

Une enquête personnelle que nous avons faite dans la plupart des pays de l’Europe, nous a donné les moyennes suivantes pour les hôpitaux de chacune des villes indiquées dans les tableaux ci-dessous. — Ces moyennes se rapportent d’une part aux lits ordinaires et de l’autre aux lits de contagieux ;

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