SERBIE
Belgrade 50 35
Hœsecke, qui a aussi relevé (5) le cubage par lit dans un certain nombre d’hôpitaux, donne les chiffres que voici :
Mètres cubes.
Hôpital Bethanian (Berlin) 30.50.60
Hôpital de la Charité (Berlin) 40 à 50
Hôpital de Lariboisière 50
Episcopal Hospital (Philadelphie) 70
Grand hôpital de Milan * 69
Hôpital de Wiedeu (Vienne) S9
Hôpitaux de Turin et Pavie 95 à 96
Hôpitaux de Florence 61
Grand hôpital de Munich 49
Hôpital Saint-Jean de Bruxelles 48
Nous trouvons d’autre part dans le Dictionnaire Encyclopédique des Sciences Médicales, les quelques chiffres suivants :
(1) 31 dans les bâtiments anciens et 45 dans les nouveaux.
(2) 3 à 4 sagènes cubiques. — (2 bis) 2 1/2 sagènes cubiques.
(3) Le cube s’élève même à 300 à l’hôpital de l’Enfant-Jôsus.
(4) Le cube descend à 7“ 1/2 dans certaines salles de l’établissement des enfants trouvés.
(5) Theorish Pratisch Abhandlung uber Ventilation, in Verbindung mit Heizung , Berlin 1877.
HOPITAUX ET HOSPICES
France : Hôpitaux de Paris, 47mc7 par lit (Léon Le Fort, Blondel et Ser). — Nouvel hôpital Tenon, 53mc. — Hôpital de la Charité à Lille, 55mc. — Hôpital Saint-Eloi de Montpellier, 56mc. — Hôpital militaire de Bourges, 50me. — Hôpital Hertford de Levallois-Perret, G0mc.
Allemagne : Hôpital Friedrichshain (Berlin) 60mc.
Angleterre : Moyenne des hôpitaux Anglais (L. Le Fort) 52mc. — Hôpital Saint-Thomas de Londres, 46mc6. — King’s College Hospital, 70mc.
Italie : Saint-Louis de Turin, 112mo.
Pays-Bas : Hôpital de Rotterdam, 34mc.
Russie : Hôpital des Princes Galitzin, 66mc8 i^l).
Nous avons dit que les matériaux de construction sont souvent choisis suivant certaines circonstances locales. 11 en est de même des matériaux de la toiture où la tuile ou l’ardoise peuvent se trouver préférées. Ce qui importe c’est de donner à la toiture une disposition qui contribue à assurer l’égalité de température des salles.
Un système de couverture, usité en Allemagne et qui parait donner de bons résultats est la couverture en Holzcement dont M. Belouet, architecte de l’Assistance publique de Paris a donné la description suivante :
Couverture en holzcement . — Un chevronnage assez résistant pour supporter le plafond de la salle, plafond qui se compose- d’un auget à l’italienne avec lattis en bois et enduit en plâtre, est recouvert d’un voligeage jointif en sapin léger de 1 cent.
Sur ce voligeage, qui s’étend sur tout l’ensemble, on déroule, en commençant à 20 cent, environ de la gouttière et parallèlement à cette gouttière, une série de rouleaux de holzcement se recouvrant l’un l’autre de quelques centimètres en formant imbrication. Le holzcement est un aggloméré de sciure de bois et de brai de goudron laminé sous forte pression, inattaquable à l'humidité, très résistant, très élastique, et comparable, comme poids, forme et aspect, à notre carton bitumé. C’est un produit fabriqué presque exclusivement à Francfort-sur-le-Mein et fort répandu en Allemagne pour divers usages.
Tous les joints de cette couverture sont scellés au bitume et à chaud, de façon à former un ensemble imperméable.
A la partie basse du comble est une gouttière en forme de V de 20 cent, de largeur. En arrière, à quelques centimètres de la jonction du holzcement et de la gouttière, et fixé également sur le voligeage, est un relief en zinc de 8 cent, à 10 cent, de hauteur et percé de trous à la base.
(1) Tous ces chiffres ne sont pas constamment exacts, à cause de la présence d’un ou plusieurs lits de plus au moment où ils ont été fournis. En voici quelques-uns tirés de nos documents personnels qui les rectifient où qui les complètent :
Hôpital Vichy, 48 m. c. — Saint-Denis, 65 . — Bourges, 60. — Bichat, 60. — Le Havre, 58.
Suisse : Berne, 50 m. c. — Zurich (kinderspital), 48. — Aarau, 48
Angleterre : Herbert (militaire), 50 m. c. — Saint-Thomas, 50. — Glascow, 48.
Italie : Gènes (hôpital Galbera), 50 m. c.
Amérique : John Hopkins a Baltimore, 55 m. c.
4â0 HYGIÈNE HOSPITALIÈRE ET ASSISTANCE PUBLIQUE.
On étend sur l’ensemble de cette couverture, qui est presque plate, une couche de terre et de sable de 6 cent, d’épaisseur environ, ladite couche retenue en place par le relief sus indiqué.
Au bout de peu de temps, les surfaces ainsi disposées se couvrent d’une végétation, qu’on se garde bien d’enlever.
L’ensemble de cette couverture est absolument étanche ; des plafonds de salles ainsi recouverts, et ayant déjà plus de trois ans d’existence, ne présentaient aucune trace d’humidité.
Le holzcement, protégé par la couche de terre contre les alternatives de froid et de chaud, et se trouvant, au contraire, en contact avec une surface presque toujours humide, se conserve dans d’excellentes conditions.
Par elle-même, dit M. Belouet, cette couche de terre est un excellent isolant, dont le revêtement de gazon augmente considérablement la puissance, tout en lui donnant la consistance nécessaire pour résister aux vents violents de ces pays de steppes.
Dans la séance de l’Académie des sciences du 19 octobre 1891, une communication de M. Henri Becquerel, rendant compte de ses expériences sur la mesure électrique des températures du sol, confirme ce fait : Qu'un revêtement de gazon joue sur le sol le rôle d'une couche de terre de 50 cent, d' épaisseur.
HOPITAUX ET HOSPICES
Pour les parois murales nous avons dit déjà qu’elles doivent être lisses, recouvertes d’une couche de stuc ou de faïence ou de peinture vernie, de façon à ce qu’elles soient réfractaires à l’imprégnation miasmatique et qu’elles puissent être débarrassées, par des lavages convenablement et antiseptiquement faits, de toutes les matières qui peuvent se déposer à leur surface.
D’ailleurs nous rappelons que toutes les parois, au lieu de se rencontrer à angle droit doivent se réunir en s’arrondissant, afin qu’il y ait des angles ronds si l’on peut dire, au lieu d’angles rentrants ou s’accumulent les poussières. Nous avons eu l’occasion de rencontrer récemment encore des constructions hospitalières ou l’arrondissement des angles existait pour les parties verticales mais où les angles horizontaux formés par les murs et les plafonds étaient seuls arrondis, ceux que détermine le parquet et la muraille ne l’étant pas. C’est là une grave erreur que nous signalons parce que nous la voyons commune. Les angles du plancher et des murailles, malgré les plus soigneux balayages, sont, plus que les autres encore, les réceptacles des poussières, et peuvent être considérés comme dangereux si le nettoyage n’en n’est pas rendu facile par l’arrondissement des angles.
Sol des Salles. — Le mode de recouvrement du sol présente une importance considérable.
Un dallage en ciment de Portland ou en bitume, permettant un lavage facile à grande eau, présente incontestablement de grands avantages, mais il a l’inconvénient d’être trop bon conducteur du calorique et un parquet de bois paraît devoir lui être préféré. Dans un certain nombre d’hôpitaux anglais, à Saint-Barthélemy de Londres, par exemple, les parquets sont en bois non ciré et lavés fréquemment avec la plus grande exactitude (1).
Un plancher grossier, mal joint et non ciré, comme à l’hôpital général de Vienne, est tout simplement détestable. Si l’on a recours à ce mode de recouvrement il faut que les planchettes soient bien ajustées, bien jointives, de manière que les poussières ne'puissent s’introduire, s’accumuler et se décomposer dans leurs interstices. A l’hôpital militaire de Bourges, le parquet est du système Gourguechon et composé de planchettes à bâtons rompus, très jointives, noyées dans le bitume. Le rédacteur de l’article Hôpitaux du Dictionnaire encyclopédique lui prête l’inconvénient en particulier de se gondoler pendant les chaleurs sous une pression forte et continue (le pied d’un lit de fer, par exemple) ; ce reproche n’est pas très fondé. Lors de la discussion à la Société de médecine publique sur l’hygiène des hôpitaux, le D. 0. Du Mesnil a rappelé que depuis 1857 il existe à l’asile de Vincennes des planchers en chêne sur bitume, posés sur terre plein qui n’ont jamais été remaniés et qui sont encore en parfait état. On a proposé de goudronner les planchers ;
(1) Topinard, quelques aperçus sur la Chirurgie anglaise (thèse de Paris, 1860).
à Alger le docteur Trabut a recouvert d’une couche de coaltar le pavé en briques de son service hospitalier. Marjolin accorde la préférence à un plancher composé de lames en bois blanc imprégné de créosote, bien ajustées, et pouvant être soumis à de fréquents lavages phéniqués. A ces lavages on pourrait substituer avantageusement, comme le prescrit une Instruction ministérielle concernant le nettoyage des planchers des casernes, des frictions répétées avec du sable humide phéniqué au besoin ; c’est le briquage à sec de la marine. D'une façon générale, le lavage des parquets ou du dallage des salles constitue une fâcheuse pratique ; déjà à l’Hôtel-Dieu, Desault puis Dupuytren, s’étaient plaints avec raison de cette coutume ; et d’expériences faites par Marc (i) il résulte qu’après le lavage la température de la salle s’abaisse en moyenne de 3 degrés et l’hygromètre s’élève de 15 à 20 degrés. On a proposé pour le parquet des planchettes mobiles (système Guérin) dont les lames emboîtées l’une dans l’autre et reposant sur des appuis en fer peuvent être enlevées, lavées, désinfectées avec une grande facilité, tandis qu’on procède au nettoyage de l’aire sous-jacente construite elle-même en matières imperméables. On évite ainsi la possibilité de l’infection de l’espace sous-jacent au plancher, démontrée par Emmerich, Michaelis et d’autres.
En Allemagne, en Russie, à Zurich, les parquets sont enduits d’une composition siccative particulière qui paraît fournir de très bons résultats. Morache (2) préconise l’emploi de l’huile de lin bouillante qui pénètre dans les couches superficielles du bols, en augmente la cohésion, le durcit et le rend absolument imperméable. On doit renouveler ce badigeon^ nage deux fois par an dans les pièces qui sont constamment occupées. Au moyen de linges humides on le débarrasse facilement de toutes les substances étrangères et au bout de quelques minutes toute humidité disparaît. Le docteur Langstaff, de Southampton, recommande spécialement la paraffine pour les parquets : on étale cette substance fondue sur le parquet dans lequel elle pénètre d’un quart de pouce environ ; avec une brosse rude on enlève ce qui reste en excès, puis on passe une couche de paraffine thérébenthinée, et le parquet se trouve ainsi préparé pour plusieurs années. Un plancher bien ciré, soigneusement entretenu, exactement ajusté, est encore, il faut le reconnaître, supérieur à tous les autres modes de recouvrement ; il ne laisse pénétrer aucune matière étrangère et réalise les meilleures conditions de salubrité et de propreté. Mais, en raison du prix élevé de la cire, son encausticagc au moyen de cire dissoute dans l’essence de thérébenthine et son entretien ne laissent pas que d’être dispendieux.
On a reproché, et non sans raison, aux parquets cirés d’exposer les malades aux chutes ; on peut facilement éviter ces accidents, car il suffit
(1) Compte rendu du service de chirurgie de L’Hôtel-Dieu (1818),
(2) Morache, Traité d'Hygiène militaire.
HOPITAUX ET HOSPICES
de faire porter des pantoufles de feutre ou des chaussons aux malades. A ce point de vue il est un mode de revêtement du sol encore bien plus à redouter, c’est la brique de terre cuite cirée qui existe encore dans quelques hôpitaux et qui est infiniment plus glissante que le parquet.
Les tapis en sparterie, en laine, même en linoléum, ne sauraient sans inconvénient recouvrir toute la surface du plancher sur laquelle ils favoriseraient le dépôt des poussières. Us ne doivent qu’être établis en bandes étroites, en chemins, le long de chaque rangée de lits, et à condition qu’ils seront fréquemment battus et aérés. On a encore proposé des tapis d’amiante qui non-seulement ne se laisseraient pas pénétrer par les poussières, mais auraient encore l’avantage d’être incombustibles et de pouvoir être soumis au flambage. Mais le flambage n’est pas nécessaire avec les moyens de désinfection par l’étuve dont on dispose aujourd’hui. Il vaut mieux, en tous cas, avoir des tapis lisses, même une simple toile solide, que des tapis à haute laine, ni surtout que ces tapis fantaisistes dus à l'ingéniosité des communautés, qui sont faits de rognures de drap et d’étoffes diverses, taillées en losange ou en hexagones, souvent plissées ou disposées en coques ou en oreilles, où les poussières s’amassent en grande abondance et qui sont d’un nettoyage quasi impossible. — Rien à l’intérieur d’une salle ne doit faire obstacle à la libre circulation de l’air ; les cloisons qui en favorisent la stagnation et qui, suivant l’expression d’Emile Trélat, sont autant d’éponges miasmatiques, doivent être complètement supprimées.
D’autre part, le mobilier dont nous aurons à parler tout à l’heure doit être le plus simple possible et le moins encombrant ; et les lits doivent être suffisamment espacés. L’espacement d’un mètre cinquante est généralement considéré comme suffisant. Il serait préférable qu’il fût encore augmenté et malheureusement il est, tout au contraire, et trop souvent, réduit à 1 m. 10, à 1 m. et quelquefois moins (1).
Non-seulement les lits doivent être suffisamment espacés, mais ils doivent être disposés la tète à la muraille et non autrement, et il convient que la tête soit éloignée du mur de 25 à 30 centimètres au moins, de manière que la circulation de l’air ne rencontre aucun obstacle.
(1) Si on considère qu’une salle ne doit pas avoir plus de 30 mètres de long, chaque lit ayant un mètre de largeur et étant espacé de 1 mètre 50 de ses voisins, Tl lits occupent 28 mètres de long. On arrive ainsi à la salle de 22 lits recommandée par miss Nightingale. Mais le lit est souvent plus étroit et l’espacement moindre. — Voici quel était l’espacement des lits dans les hôpitaux de Paris quand Husson était directeur de l’Assistance publique et d’après les chiffres donnés par lui :
Ancien Hôpital des Cliniques.
Necker
Maison d’accouchement
Midi
Lariboisière
Saint-Antoine
Charité
Cochin
Ancien Hôtel-Dieu
Saint-Louis
Beauion.
Lourcine
Baraques et tentes. — Les constructions légères dites baraques et aussi les tentes, bien qu’intéressant plus particulièrement l’hygiène militaire, rendent à l’assistance hospitalière de très importants services. Sans en vouloir faire l’historique et sans remonter jusqu’à François Rauchin, qui fit construire lors de la peste de Montpellier (1629-1630) des baraques de bois alignées en rues, constatons que ce fut au moment de la guerre de Crimée que pour la première fois on utilisa largement les tentes et baraques pour remplacer les hôpitaux permanents. Ce fut une expérience intéressante dont les Américains profitèrent pendant la guerre de sécession pour élever de nombreux hôpitaux baraqués où la mortalité ne dépassa jamais 8 0/0.
On construisit aussi à Paris en 1870 des hôpitaux baraqués temporaires mais ce fut en 1871 que fut construit pour la première fois à Leipzig un hôpital baraqué permanent. En 1873, à Micheroux, près de Liège, un petit hôpital baraqué ingénieux était construit sur les indications du docteur Haré, Beaucoup d’hôpitaux baraqués permanents existent aujourd’hui en Europe (1).
Quant aux tentes qui peuvent remplacer les baraques pour l’hospitalisation temporaire il conviendrait que chaque hôpital en eût toujours en magasin quelques-unes prêtes à être montées dans les cours ou jardins en cas d’encombrement subit ou pour isoler des contagieux si les salles ou pavillons d’isolement devenaient insuffisants.
(1) On ne saurait comparer aux hôpitaux baraqués permanents les baraques démontables pour ambulances dont les types sont aujourd’hui très nombreux. Un certain nombre de ces baraques ont été construites d’après le programme d’un concours qui eut lieu à Anvers il y a quelques années. On n’exigeait que 12 mètres cubes par malade. Voici, à titre de document, la capacité en mètres cubes, le poids en kilogrammes, et le prix en francs des baraques
démontables les plus connues.
Capacité en mètres cubes»
Poids
en kilogrammes.
Prix
en francs.
Baraque Danly-Eélix
Schrotter
Close
Arnoldi et Wiedemann. . .
Eltze’
Adt
Tollet
Putzeys
Ra venez
Innés
Boquillon
Bucknall
Peacocke
Dœcker
Hugédé
Nieden
Ducker
HOPITAUX ET HOSPICES
§ VI. — Quelques types «le pavillons.
Chaque pavillon d’hôpital comporte un certain nombre d’annexes qui sont différents suivant qu’il s’agit de malades ordinaires ou de contagieux.
Fig. 51.
— Nous n’avons en vue ici que les malades ordinaires ; les pavillons de contagieux devront être étudiés plus loin.
.« Chaque pavillon dit J. Rochard doit contenir quatre petits cabinets, un à chacun de ses angles. Les deux plus rapprochés de la porte sont destinés, 1 un au médecin, l’autre à l’infirmière ; le premier renferme des armoires où le petit mobilier de la salle est contenu ; il est pourvu d'un lit et peut servir au besoin à isoler un malade bruyant ou agité, à pratiquer des explorations, etc. ; le second renferme des armoires où le petit mobilier de la salle est contenu. Les deux autres sont placés au fond. Le premier renferme des cabinets à l’anglaise. Ceux-ci doivent être clairs, bien aérés, séparés de la salle par un petit couloir muni de deux fenêtres opposées ». Et dans le rapport qu’il présentait à la Société de médecine publique il donnait comme exemple trois dispositions différentes (fig. 51).
Fig. 52. — Salle de malades à 2 rangées de lits avec annexes non dégagées, d’après M. Tollet. A, Salle collective ; B, lits séparés ; C, xv. c.. Urinoirs pour hommes, toilettes pour femmes ; D, Tisannerie, bains ; E, Cabinet du médecin ; F, Ventilateur ; G, Trémie au linge sale ; H, Galerie.
Il va de soi que de telles combinaisons peuvent être très variées. Tollet faisait remarquer avec raison, à propos de la discussion de ce rapport devant la Société de Médecine publique, qu’il valait mieux que les annexes des salles soient reportées sur les côtés, de façon à dégager les pignons et à permettre la ventilation longitudinale de la salle collective par deux larges baies à pratiquer dans les pignons (fig. 52).
Pavillon de l’hôpital Teyion (fig. 53 et 54). — Ces pavillons ont deux étages de salles de malades entre rez-de-chaussée et combles. Les salles principales sont encastrées par les annexes des extrémités qui font relief de plusieurs mètres sur les deux façades longitudinales. Les dimensions
sont :
Longueur avec les annexes.. 50 mètres.
Largeur de la partie centrale 9 —
Largeur de chaque extrémité 13 —
Surface bâtie 549 —
Les salles principales des étages contiennent 24 lits. Leurs dimensions
sont :
Longueur 25m I
Largeur 8“4\
Hauteur 5m...
Superficie
Cube total. . . .
HOPITAUX ET HOSPICES
Ce qui donne par lit, 8m40 de surface et 43m33 d’espace cubique.
Pavillon du nouvel hôpital de Hambourg (fig. 55). — Chaque pavillon de malades de cet hôpital contient 33 lits (nous ne parlons pas ici des pavillons pour contagieux).
L’axe de ce pavillon, dit M. Belouet (1), emprunte la direction deminord-ouest, demi-sud-est, direction fortement combattue par les partisans
de la direction nord-sud, et que la forme du terrain et l’orientation des voies d’accès firent seules prévaloir :
Le pavillon contenant les maladies des yeux, côté des femmes, où l'on voulut grouper les femmes et les enfants, et le pavillon des enfants (médecine) ont un premier étage ; tous les autres pavillons de 33 lits et au-dessous ne comprennent qu’un rez-de-chaussée élevé sur sous-sol.
neries ; 6, W.-C. ; 7, Lavabos ; 8, Escalier de service ; 9, Ascenseurs ; 10, Surveillants ;
11, Salles de réception.
Les façades sont en brique rouge apparente, réjointoyée en ciment.
Des appuis en terre cuite moulurée ; quelques plates-bandes et claveaux en pierre et des frises et bandeaux ornés de carreaux en verre coulé viennent heureusement rompre la monotonie de l’ensemble et donnent à ces pavillons, surmontés d’un toit à l’italienne, à chevrons apparents sur 80 centimètres de saillie, un aspect fort agréable, que vient encore égayer la perspective des jardins environnants.
(1) Henri Belouet, Etude sur quelques hôpitaux en Allemagne. (Paris 1892).
La forme générale du pavillon est celle d’un T. Sa longueur est de 40m50 ; sa largeur, au milieu* de 9m50 ; celle de la tête, de 12 mètres, et celle du pignon sud-est, de 17 mètres.
Enfin, la hauteur moyenne est de 5m25 sous plafond.
Grand pavillon des malades Type de 33hls
Pavillon type de 62 à 68 lits de l’hôpital municipal d’Urban (fig. 56). — Ce pavillon est solidement construit en brique. Il est complètement
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