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francs pour les autres années d’exercice

Elles jouissent en outre du logement, de la nourriture, et des autres prestations en nature allouées par le règlement aux surveillantes.

Les services d’accouchement en ville, chez les sages-femmes agréées, sont rattachés à chaque hôpital et forment des circonscriptions hospitalières.

Chaque circonscription hospitalière ou partie de circonscription est placée sous la direction médicale d’un accoucheur et sous la direction administrative d’un directeur d’hôpital.

L’accoucheur fait deux visites régulières à chaque accouchée, apfès l’accouchement et au moment de la sortie. Il pratique en outre les opérations obstétricales qui peuvent se présenter.

Le directeur de l’hôpital fait aux accouchées des visites permanentes, afin de s’assurer quelles se trouvent dans des conditions d’hygiène et de propreté nécessaires.

Les sages-femmes agréées sont nommées par le directeur de l’administration ; elles doivent être munies du diplôme de sages-femmes de lre classe.

La rémunération qui leur est accordée est fixée à 10 fr. pour l’accouchement et à 6 fr. pour chaque journée de présence de l’accouchée.

La durée du traitement est de 10 jours dans lesquels celui de l’entrée et de la sortie ne comptent chacun que pour une demi-journée.

Chaque journée supplémentaire jugée indispensable par l’accoucheur est payée à raison de G francs.

Moyennant ce prix, les sages-femmes doivent fournir le linge et les médicaments, sauf les substances antiseptiques, le sulfate de quinine, le laudanum et le sirop de morphine, qui sont délivrés par le pharmacien de l’hôpital sur bons individuels signés par l’accoucheur et visés par le directeur.

Chaque femme emporte avec elle, au moment de son envoi chez la sage-femme, un mélange antiseptique composé d’acide phénique, d’essence de thym et d’alcool.

L’accoucheur reçoit une indemnité de 5 francs pour chaque femme placée chez les sages-femmes,

La sage-femme, sous quelque prétexte que ce soit, ne doit rien recevoir de l’accouchée.

Chaque accouchée a droit à une chambre séparée ; elle reçoit de

HOPITAUX ET HOSPICES

l’administration pour son enfant, avec le bulletin de naissance du nouveau-né :

1 lange de laine,

1 lange de coton,

4 couches, dont 2 neuves,

2 béguins en calicot,

2 chemisettes,

2 fichus,

1 brassière de couleur,

1 bonnet de couleur.

Le- service des accouchements chez les sages-femmes de la ville a été comme nous l’avons vu, organisé il y a quelques années, afin d’empêcher l’agglomération, dans les hôpitaux, d’un trop grand nombre de femmes accouchées et d’éviter ainsi les dangers des affections contagieuses puerpérales qui, autrefois, s’étaient, déclarées dans certains services. Par suite de l’application de la méthode antiseptique, ce danger n’est, plus à craindre aujourd’hui. Aussi l’administration a-t-elle résolu de créer de nouvelles maternités dans les hôpitaux, en même temps qu’elle restreindrait peu à peu le service des accouchements en ville. Nous ajouterons que la réalisation de cette mesure aurait pour conséquence, une économie notable ; un accouchement qui ne coûte en moyenne à l’hôpital que 30 francs, revient chez une sage-femme agréée à 70 francs (1).

ÉTABLISSEMENTS

NOMBRE de lits.

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