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Hôpital civil de Mons

dente par une traverse fixe, s’ouvre en deux parties le long des ébrasements verticaux ; c’est le procédé le plus usuel.

La surface vitrée s’élève à 58 mètres carrés, soit à 2m 90 par lit et à 58 1

Qm 22 par mètre superficiel de salle.

Chauffage. — Les salles sont chauffées par l’eau chaude et les appareils sont placés dans des compartiments en sous-sol. L’air chaud, passant par les colonnes centrales, est projeté dans la partie supérieure des salles au moyen de machines installées dans la buanderie.

Ventilation. — Le renouvellement de l’air doit se faire par insufflation, au moyen des mômes machines que ci-dessus.

Pour l’évacuation de l’air vicié, il a été pratiqué dans le bas de chaque trumeau, au-dessous du chevet des lits, des ventouses communiquant

avec des tuyaux de 6 décimètres carrés de section, descendant en soussol et courant horizontalement pour passer dans une chambre centrale, chauffée par des tuyaux d’eau chaude et surmontée d’un tuyau en fer

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formant cheminée, qui traverse les salles en leur centre et débouche au sommet de leur toiture.

Planchers. — Des lambourdes en bois, posées sur voûtes en briques au rez-de-chaussée et sur solives en fer à l’étage, et revêtues de parquets de sapin, constituent les planchers des grandes salles.

Murs. — En maçonnerie de briques de 0m60 d’épaisseur. Briques rouges en parements extérieurs.

Enduits en chaux et plâtre à l’intérieur et aux plafonds.

Services annexés aux grandes salles. — Les water-closets, urinoirs, tisanerie, bains et lavabos sont installés dans un petit bâtiment placé à 4 mètres des pavillons des malades, auquel il est relié par un corridor de lm80 de largeur, 2m60 de hauteur, clos et muni de quatre croisées.

La hauteur de ces corridors paraît avoir été réduite dans le but de laisser dominer au-dessus d’eux les pavillons principaux.

Les water-closets sont au nombre de deux : ils ont chacun lm30 de long et 0m90 de large.

Les urinoirs occupent un compartiment de 4 mètres carrés.

Les lavabos occupent un compartiment de 5 mètres carrés, et sont pourvus de trois bassins et d’un évier.

La tisanerie a 2m50 de long sur 2 mètres de large et 5 mètres de surface.

La salle de bains , placée en face de la tisanerie, présente les mêmes dimensions.

Ces installations sont faites dans les meilleures conditions.

Des bâtiments, séparés des pavillons principaux et reliés à ces derniers par des corridors de même dimension que ceux qui conduisent aux waterclosets, sont situés sur le parcours des communications générales : ils contiennent les chambres d’isolement , les escaliers, l’ascenseur, les trémies aux ordures et au linge sale.

Les chambres d'isolement , au nombre de 3 par grande salle, ont de 14 mètres à 20 mètres de surface et en moyenne 56m80 de capacité ; elles sont éclairées par une croisée.

Les escaliers principaux occupent une surface de 50 mètres carrés ; ils sont construits en pierre. Leurs marches ont lm80 de longueur, 0m32 de largeur et 0m16 de hauteur.

De petits escaliers conduisent aux greniers.

L’ascenseur présente des dimensions suffisantes,

Un compartiment est réservé aux trémies du linge sale, des cataplasmes ayant servi, etc., et au passage du tuyaux.

Au point de vue de la dépense les évaluations de l’architecte qui n’étaient que de 2 millions 1/2 ont été dépassées de plus d’un tiers.

E. CHINE et JAPON. — Il nous a paru curieux, après avoir parlé des hôpitaux de la France et de l’Europe de dire quelques mots des établissements hospitaliers de ces pays d’Extrême-Orient en empruntant des renseignements aux travaux faits pour la Chine par M. Durand- Fardel et, pour le Japon, par M. le Dr Ségard.

Hôpitaux chinois. — Les hôpitaux chinois ont été étudiés par Durand- Fardel qui en a fourni une description succinte mais des plus intéressante. Ces hôpitaux sont de construction récente en générale et ont été fondés par des européens, particulièrement par les Anglais. Ils sont généralement complétés par un dispensaire où se donnent les consultations externes et où se pratiquent les petites opérations chirurgicales. Toutefois les chinois ont une certaine répugnance pour l’hôpital qu’ils ne vaincront qu’avec le temps ; ils n’aiment pas à être malades hors de chez eux et c’est là un sentiment qu’il est commun d’observer sans aller si loin et sans sortir de notre pays. Mais, d’autre part, ils n’aiment pas à voir mourir dans leur maison et c’est pourquoi les anglais avaient trouvé à Hongkong des maisons de mourants ou l’on portait les agonisants auxquels on ne fournissait que de l’eau pour tout régime et pour tout traitement.

A Hong-Kong, l’hôpital de Tung-Wah, construit pour les indigents en 1870, sous l’administration de sir Richard Macdonald, a été fondé et doté au moyen d’une subvention de 30,000 livres du gouvernement anglais, de souscriptions particulières fournies par des Anglais et des Chinois et par un impôt spécialement prélevé sur les maisons de jeu.

C’est, dit le Dr Durand-Fardel (1), un édifice très simple, dépourvu de toute ornementation, en granit clair, qui, au bout d’une avenue maigrement plantée, s’ouvrant sur la rue par une grille en fer, se présente par le pignon. Il a deux étages, partagés au milieu par le vestibule et l’escalier, contenant trois salles de chaque côté, celles du rez-de-chaussée et du premier étage pour les hommes, le second étage pour les femmes.

Ces salles, d’une grande élévation, sont coupées en deux dans leur longueur par une cloison médiane, de chaque côté de laquelle douze

(1) Durand-Fardel, Les Etablissements de bienfaisance indigènes et les Institutions sanitaires étrangères en Chine , (Paris, 1882, Germer-Balilière, br. in-8°). Consulter aussi du même auteur : Rapport sur une mission médicale en Chine , in Rec. des Trav du Comité consultatif d' Hygiène, t. VI, 1877,

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cellules, également séparées par des cloisons, s’ouvrent vis-à-vis des fenêtres, larges et hautes. Toutes ces séparations n’ont que 2m 30 de hauteur, ce qui permet à l’air de circuler librement dans toute la salle. Le mobilier de chaque cellule se compose d’un lit assez large pour pouvoir s’y étendre en tous sens, lequel n’est qu’une planche recouverte d’une natte, et d’une petite table portant un pot de tisane.

L’établissement peut recevoir 150 malades. Il ne s’y trouvait alors que cinquante hommes et quinze femmes. On n’y rencontre guère de maladies aiguës. Tous ces malades paraissaient être des cachectiques. La plupart étaient recroquevillés sur leur lit, dans les positions les plus compliquées, couverts de leurs vêtements et enveloppés de quelques couvertures. Presque tous étaient âgés, décharnés, l’air hébété, souvent empreint de souffrance ; c’étaient des paralysies, des phthisies, des diarrhées chroniques. J’ai été frappé, dit Durand-Fardel, de l’extrême propreté, de la parfaite aération, de l’absence de toute odeur. Le sol est fait d’un dallage grossier, mais soigneusement lavé.

L’hôpital de Tung-wah est placé sous la haute surveillance du médecin de la colonie. Son rôle se borne à une visite hebdomadaire d’un caractère assez spéculatif. Il n’a à se mêler en rien au traitement des malades.

Le service médical proprement dit se compose d’un médecin directeur qui réside à l’hôpital et de médecins par quartier, tous indigènes.

En 1874, 900 malades avaient été admis à l’hôpital de Tung-wah , in doors. La mortalité y est en moyenne de 50 pour 100.

Les annexes de l’établissement n’en sont pas la partie la moins curieuse.

La pharmacie a une apparence qui la rapproche des pharmacies européennes, mais, à côté, le laboratoire présente un aspect tout particulier et quasi fantastique. C’est une grande salle voûtée, très longue, éclairée par des fenêtres à deux mètres de hauteur au-dessus du sol.

Au-dessous se trouvent rangés, sur deux files superposées, 150 fourneaux de terre (nombre correspondant à celui des lits), tout semblables à ceux dont se servent nos repasseuses. Sur chaque fourneau, une sorte de théière, d’une faïence noirâtre et grossière, à forme très renflée, munie de deux goulots, et surmontée d’une plaque en métal, mobile, portant l’indication d’un lit correspondant. C’est là que s’apprêtent les décoctions journalières.

Auprès de ce laboratoire, une cour où, le long d’un mur, courait une sorte d’auge, à deux étages, partagée en 150 compartiments de 20 cent, de largeur. Lorsqu’une décoction est achevée et le liquide décanté, le résidu est versé dans chacun de ces compartiments, munis de la plaque indicative d’un malade, et l’exactitude de la préparation peut être ainsi contrôlée.

Le contrôle est, comme on le voit, primitif mais consciencieux.

Vis-à-vis l’entrée de l’hôpital, de l’autre côté de la rue, au milieu d’un

petit jardin peu soigné, s’élevait un pavillon élégant, sans étage, formant une salle assez étendue, garnie de tables, de bancs, de bureaux élevés, en bois noir, le tout très propre et très soigné, ayant l’aspect d’une salle d’étude. C’est la salle de consultation des malades du dehors, faite par les médecins anglais. 35,000 consultations avaient été faites en 1874. Il faut savoir que, dans toutes les stations médicales de la Chine, toutes les interventions médicales sont relevées dans une statistique scrupuleuse. On y avait fait également 1,200 vaccinations.

« Au moment où j’allais me retirer, dit le Dr Durand-Fardel dans la relation si intéressante à laquelle nous empruntons ces détails, je fus invité à passer dans la salle du conseil. L’hôpital de Tung-wàh est administré par un conseil dont les attributions doivent être fort semblables à celles de l’ancien conseil des hôpitaux et hospices de la ville de Paris. Ses membres sont de riches personnages, marchands d’Hong-Kong, car en Chine il n’y a d’autre bourgeoisie que les lettrés et les marchands, et ceux-ci représentent seuls la vie et les intérêts municipaux.

» Cette salle était la seule partie luxueuse de l’établissement. On aurait pu la prendre pour un temple, — chez nous pour un café-concert décoré à la chinoise. Vaste et carrée, d’une extrême élévation, la voûte en était soutenue par des piliers massifs, arrondis, peints en rouge et en noir. Des découpures en bois doré, des bandes d’étoffe portant des caractères chinois appliqués en or sur des fonds de couleurs diverses, probablement des sentences de Confucius, animaient le décor. Au milieu de la salle, un certain nombre de petites tables et de fauteuils en bois noir, simples, mais élégamment sculptés.

» Là se trouvaient assis une douzaine de personnages, d’air respectable et de mine assez avenante, quelques-uns ornés de lunettes à verres aussi larges que le fond d’un képi. Quelques politesses furent échangées en mauvais anglais. On m’apporta une tasse de thé et ils se mirent à rire en me voyant chercher le sucrier. J’étais encore peu au courant des usages. Le sucre est inconnu en Chine, ou du moins ne s’y présente que sous la forme de petits morceaux de canne à sucre que l’on vend à tous les coins de rue, avec des oranges, des mandarines, des bananes, des graines d’arachide grillée et des apparences de petits fours sans sucre. Un registre me fut présenté, sur lequel je transcrivis mes plus agréables impressions au sujet de la tenue de l’hôpital de Tung-wàh , et je pris congé, avec de réciproques et courtoises salutations, de MM. les membres de la commission administrave ».

Nous avons cité in extenso ce curieux passage qui nous a paru compléter heureusement la description de l’hôpital chinois de Hong-Kong.

Ajoutons à cette description pittoresque les renseignements suivants : Il y a à Shangaï un grand hôpital de fondation française mais dont le service est fait par des médecins anglais, et un hôpital dit des Missions,

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pour les Chinois, dirigé par un médecin anglais assisté de jeunes Chinois qu’il instruit cliniquement dans l’art de guérir. Dans cet hôpital des Missions il n’y a que 8 lits par . salle, lits chinois composés d’une simple couchette canée, sans matelas ni draps, garnis seulement de couvertures.

Depuis 1864 il existe un dispensaire à Chinkiang, sur le Yang Tz’, à 156 milles de Shangaï. Ça été d’abord un dispensaire flottant installé par le médecin anglais Gentle sur une jonque.

En 1863 un dispensaire de consultations gratuites fut fondé à Hankow, à 600 milles de Shangaï. Les Chinois vont volontiers aux dispensaires mais difficilement aux hôpitaux, toutefois ils s’y rendent sans difficulté pour des cas chirurgicaux, et dans cette même ville de Hankow il a été créé un petit hôpital nouveau (1) contenant 12 lits pour les hommes, 12 lits pour les femmes, une salle d’attente, une salle de consultation, une salle d’opérations.

Il y a à Takow (île Formose), un hôpital pour les étrangers et les Chinois, qui a été longtemps dirigé par le docteur Manson, aujourd’hui décédé, et dont les intéressants rapports ont été publiés souvent par les Customs medical reports.

Enfin terminons ce qui a rapport à la Chine par la description des refuges des vieux hommes et des vieilles femmes de Canton, description que nous empruntons à Durand-Fardel.

Les refuges de vieillards, c’est Bicêtre et la Salpêtrière, moins les aliénés. Comme ces deux grands asiles, ce sont de véritables cités séparées, avec de larges rues, demeures silencieuses où des passés qu’on ignore viennent rejoindre paisiblement des avenirs qu’on ne connaît point.

Le refuge des vieilles femmes est en pleine campagne, mais touche aux remparts mêmes : quelques-uns des murs de l’établissement donnant sur les prairies et sur les jardins qui séparent ici le faubourg de la muraille d’enceinte sont crénelés comme celle-ci. L’établissement lui-même est ouvert de différents côtés par des issues étroites ; mais l’accès principal aboutit à une porte monumentale qui n’est pas dépourvue de caractère. L’enceinte est vaste et sillonnée d’un grand nombre de rues assez larges et droites, dallées régulièrement, avec une rigole au milieu. Ces rues sont bordées de chaque côté d’habitations accolées, assez semblables les unes aux autres, sans étages, composées d’une chambre vaste et carrée, au niveau du sol, avec une fenêtre à côté de la porte, et, pour la plupart, au fond, une autre porte donnant sur une cour ou un petit préau. Ces chambres sont plus ou moins meublées, comme peuvent l’être des

(t) Dr Begg, in Customs medical reports, 1881.

chambres chinoises ; quelques-unes en grand désordre, la plupart propres et rangées.

Les bonnes femmes sont dans leur chambre,’ ou assises à leur porte : la plupart travaillent à des paniers grossiers ou taillent, de petits morceaux de bois. Des poules en quantité, courent et picorent dedans, dehors. Auprès de ces vieilles, quelques jeunes femmes et des enfants qui viennent les visiter. On leur fait quelques distributions de riz, mais elles vivent surtout de ce qu’on leur apporte du dehors. L’impression générale est satisfaisante.

L’établissement est vaste et aéré et la misère n’y a rien de repoussant.

D’après Durand-Fardel l’établissement de refuge pour les vieux hommes qui est à un kilomètre de là est beaucoup moins bien soigné et donne une idée d’une œuvre abandonnée qui végète tristement. C’est un vaste quadrilatère, entouré de murs, et dans lequel on pénètre en traversant un temple de grande dimension, mais misérable, abandonné : ni dieux, ni ex-votos, un autel absolument nu. En sortant du temple, une grande cour déserte où aboutissent de larges rues et une succession de petites maisons contiguës, pareilles aux demeures des vieilles femmmes, mais infiniment plus misérables. Une d’entre elles est absolument vide, pas même un grabat : dans un coin, quelques débris de poteries cassées, parmi lesquelles un vieux bonhomme est assis par terre, le dos appuyé à la muraille. 11 n’v a qu’un petit nombre de ces chambres qui présentent des traces d’habitants, Quelques vieillards rôdent par les rues et par les cours. La moitié de ces masures, au nombre d’environ deux cents, sont effondrées, et comme on n’aperçoit, aucun vestige d’entretien, il est aisé de prévoir le temps où l’asile aura cessé d’exister. Rien de plus morne que ce désert où les quelques traces de vie que l’on rencontre expriment le dénuement le plus complet, et où ni un arbre ni une touffe de gazon ne se distinguent parmi le sable pierreux, les 1 riques fendues et les murs éboulés.

Hôpitaux Japonais. — En Chine si on excepte ces hospices de vieillards dont nous venons de parler les hôpitaux sont tous de création européenne.

Au Japon au contraire on a depuis quelque 20 ans copié avec une incroyable activité les institutions européennes et il existe plus de 1(50 hôpitaux ou hospices.

Les hôpitaux Japonais étonnent l’étranger par leur confortable installation, par leur disposition, leur ameublement, leur personnel qui sont bien modernes. On imagine, malaisément une marche en avant aussi rapide dit le Dl Ségard (1) 11 existe des établissements bien tenus dans

(1) D. Ségard. — Contribution à la Géographie médicale, in Arch. de médecine navale , avril 1891. — Paris, Doin, éditeur.

ASSISTANCE EXTERNE

plusieurs villes du Japon. A Nagasaki c’est une grande maison de santé pour les Japonais des 2 sexes composée de grandes pièces et de vastes cabinets s’ouvrant sur de larges couloirs. L’établissement peut renfermer 125 malades : le prix de la journée y varie de 1 à 3 piastres. Le directeur actuel est un médecin suisse qui ne s’occupe guère que de la direction et qui est secondé par huit spécialistes japonais qui font notamment d’excellente oplithalmologie et de très bonne médecine opératoire ; ces médecins pratiquent couramment et avec succès les laparotomies et les ovariotomies ; l’hôpital possède des annexes bien montés et outillés ; belles salles d’opérations, cabinets d’ophthalmoscopie et de laryngoscopie, salles pour la policlinique, arsenal très complet, bibliothèque pourvue des meilleurs ouvrages (1).

A Tokio, l’hôpital de l’Université peut recevoir 200 malades. Les salles ont 7 à 8 lits. Il y a des cabinets d’isolement pour les affections contagieuses; l’établissement est servi par des médecins Allemands, il a de nombreuses infirmières laïques. Le prix de la journée est de 40 sènes, soit un peu moins de 2 francs. L’établissement est bien tenu, mais sans luxe ; il vit de ses propres ressources et particulièrement de la vente des médicaments (2).

L’hôpital de la Charité, autre hôpital de Tokio, est plus luxueux ; il peut recevoir 70 malades, il est dirigé par un médecin japonais, le D1 2 3 4' Tukaki, médecin en chef de la flotte (3), qui a fait ses études en Angleterre. Le personnel des infirmières reçoit une éducation professionnelle spéciale (4). D’autres hôpitaux intéressants et généralement convenablement disposés et tenus existent à Kobé et à Yokohama, etc.

(1) Cet hôpital est en même temps une école ou fréquentent 350 étudiants astreints à porter un uniforme. Ils ne peuvent prendre à Nagasaki qu’un diplôme qui est l’analogue de celui de nos officiers de santé tout en correspondant à un savoir un peu supérieur. Le diplôme de docteur ne s’acquiert qu’à Tokio.

(2) 90 étudiants suivent les cliniques de cet hôpital, cliniques qui ont lieu en allemand et en japonais. Auprès de l’Université il existe une école libre avec 1,500 étudiants.

(3) On reçoit les marins dans une salle spéciale de cet hôpital, mais le véritable hôpital de la marine japonaise est à Yokoska.

(4) Voir ce que nous en avons dit (p. 374).

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