‹ Encyclopédie d'hygiène et de médecine publiqueChapitre 148 sur 177 · C. — Un réfectoire · texte numérisé non relu

C. — Un réfectoire

D. — Des habitations de nuit consistant en dortoirs, chambres ou cellules.

E. — Des cabinets de toilette ou lavabos.

F. — Des cabinets d’aisance.

Enfin, comme éléments accessoires : un lieu de décharge pour le linge et les objets de service ; une laverie.

Le même rapport indiquait pour les salles de jour (chauffoir ou salle de réunion) des dimensions calculées à raison de 3 mètres carrés et 10 mètres cubes, au minimum, par aliéné.

Pour les dortoirs, il exigeait une largeur de 7 m. 50 dans œuvre au minimum, une hauteur minima de 3 m. 50 et, la longueur étant déterminée par le nombre de lits, un cube de 30 à 35 mètres par malade dans les infirmeries ; de 25 à 30 mètres dans les dortoirs de malpropres; de 20 à 25 mètres dans les dortoirs ordinaires.

Ces dortoirs devaient, suivant les auteurs de ce rapport, avoir des lits en fer garnis d’une paillasse ou mieux d’un sommier, d’un matelas, d’un traversin de laine ou de crin.

Il est évident que là, comme dans les hôpitaux, il y a intérêt à ce que les lits soient faciles à aérer et possibles à désinfecter. Ce que nous avons dit du mobilier hospitalier pourrait donc s’appliquer ici, sauf en ce qui concerne les lits spéciaux pour les gâteux et au besoin pour les épileptiques (1).

En ce qui concerne les gâteux, les lits en bateau à fond métallique qu’on emploie souvent peuvent être garnis de substances absorbantes

(1) Nous nous souvenons d’avoir vu au Manicomio de Turin, que nous visitions avec notre confrère le D1' Bourneville, un lit d’épileptique garni latéralement d’une trame de mailles d’acier double, à la fois solide et élastique, et qui paraît très favorable pour éviter les chocs trop violents de la tète pendant les crises. Nous avons retrouvé un de ces lits, à titre d’essai, dans un asile français. On s’en montrait très satisfait, bien qu’il fût un peu cher.

Encyclopédie d’hygiène. — V.

diverses, telles que la paille, le maïs, le varech, la tourbe, qui est un excellent absorbant qui a donné de bons résultats à M. Bourneville dans son service des idiots de Bicêtre et qui est d’un usage général à l’asile des frères de Saint-Jean-de-Dieu de Lhommelet (Nord) ; les fibres de noix de coco (Asile privé de Clermont-Ferrand), etc. — A l’asile de Pau nous avons vu mettre en usage une herbe souple et fine qui croît en abondance dans les landes de Gascogne et ne coûte rien que la peine de la récolter (1).

Le rapport de 1874, de MM. Constans, Lunier et Dumesnil, que nous avons déjà cité plusieurs fois, étudiant la répartition rationnelle des aliénés dans un asile mixte qui aurait reçu 300 aliénés des deux sexes, établissait pour le quartier des hommes le classement suivant :

NOMBRE

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