BUDGETS
provinciaux
REVENUS provenant des orphelinat* qui ont le caractère d’œuvres pieuses
(stat. de 1878).
TOTAUX
Piémont
francs.
francs.
francs.
francs.
Ligurie
Lombardie
Vénétie
Emilie
Ombrie
Marches
Toscane t
Latium
Abrnzzes et Molise
Campanie
Pouille
Basilicate
Calabre
Sicile
Sardaigne
Royaume
L’éducation des enfants trouvés s’accomplit en grande partie dans des hospices spéciaux, dont quelques-uns se bornent à recevoir les enfants qu’ils envoient aussitôt en nourrice au dehors, tandis que d’autres les gardent plus ou moins longtemps et parfois d’une façon permanente.
(1) In Annales de statistique italienne, 3e série, 12e volume. Traduction française in journal de la Société de statistique de Paris (mai 1887).
(2) De 1863 à 1883, il a été enregistré en Italie 20,435,471 naissances, parmi lesquelles
1,358,864 illégitimes ou d’origine inconnue, soit en moyenne 6,03 °/0. Mais si on recherche la proportion de chacune des années extrêmes, on trouve qu’elle était de 4,03 °/0 en 1863 et de 7,75 °/ o en 1883. La recherche de la paternité n’est pas admise par la loi italienne, con forme sur ce point au droit romain. «+• 7-
Encyclopédie d’hygiène. — Y.
Ces hospices sont autonomes, bien qu'ils ne vivent guère que des fonds communaux et provinciaux, et ils sont régis par des règlements anciens, qui varient d’un établissement à l’autre.
Les enfants sont reçus soit à bureau ouvert soit au moyen de tours. Parmi ceux qui sont abandonnés et dont on peut connaître Pétat-civil la plupart sont des enfants illégitimes; pourtant il est reçu chaque année un certain nombre d’enfants légitimes. D’après les chiffres de Raseri voici ci-dessous le nombre de ces enfants par état-civil pour les principales villes d’Italie : il est aisé de constater par leur seule lecture que dans les établissements de l'Italie septentrionale le nombre des enfants légitimes qui sont reçus est relativement plus grand que dans ceux de l’Italie méridionale.
Côme
Légitimes. Illégitimes 60 614
Gêues t
Tarin <
Milaû '
Rome
Vérone . . . . ^
Le tour a été pendant longtemps le seul mode d’admission des enfants dans les établissements d’Italie. C’était, une pratique très ancienne et nous avons dit que c’est sans doute de l’Italie que. le tour fut importé en France. Il semble que les Italiens aient tenu plus que nous et plus longtemps à la conservation de ce mode d’admission.
Voir à la page 323 le tableau statistique qui se rapporte à l’année 1881.
Mais ces chiffres devaient être très variables, car s’il existait en 1882 659 tours seulement en comptant les 12 qui avaient été ouverts récemment, au lieu de 209 tours qu’on comptait en 1867, Raseri parlait de réouvertures prochaines dans son travail déjà cité.
« En outre, disait-il, parmi les communes qui ont supprimé le tour, il y en a beaucoup dans lesquelles l’administration locale serait d’avis de le rouvrir. Ainsi le maire de Gessopalena (Ghieti) croit humain de rouvrir le tour. La commune de San-Gregorio-Magno ÇSalerne) a décidé, en 1877, a réouverture du tour, mais sans qu’elle ait eu lieu jusqu'à présent. La commune de Yalenzono (Rari) figure dans celles où le tour n’existe pas, parce qu’il est resté fermé faute de quelqu’un qui voulût s’en charger. A Cersosimo (Potenza), on a décidé de le rouvrir en 1883. A Aliano (Potenza), il sera rouvert avant peu. A Catanzaro et à Cutro (Catanzaro), la suppression du tour a^été ordonnée par la préfecture, mais il existe
PROTECTION ET ASSISTANCE OE L’ENFANCE
encore. A San-Giovanni-in-Fiore (Cosenza) il a été supprimé, mais il continue à être tenu par des particuliers. A Paola (Cosenza), on décida en 1881 de le rouvrir, mais la préfecture s’y est opposée. A Canale (région calabraise), le tour fonctionne depuis le mois de novembre 1883. A Ferrazzano (Calabre) et à Campofranco (Caltanissetta), il sera rouvert avant peu, ayant été suspendu par suite du décès de la receveuse. A Saint-Joseph-Jato (Palermo), on doit le rouvrir en 1884. A Messine, le conseil provincial en a décidé la suppression, mais on n’a jamais exécuté cette décision.