DES COMMUNES
a été
supprimé .
NOMBRE DE
où le te
existe.
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n’a jamais existé.
a été rouvert.
Piémoui
Ligurie
Lombardie
Vénétie
Emilie
ümbrie
Marches
Tosciue
Rome
Abruzzes et Molise
Campanie
Pouille
Basilicate
Calabre
Sicile
Sardaigne
» Dans toutes les régions on trouve encore quelque tour ouvert, mais ce n’est que dans quelques provinces napolitaines et en Sicile qu’on peut dire que cette institution a encore une véritable importance. En Sicile, par exemple, sur 357 communes environ, la moitié, c’est-à-dire 161, tiennent encore le tour ouvert. Par suite, le nombre des enfants exposés, d’état civil inconnu, est bien plus grand dans cette province que dans l’Italie septentrionale; sur 1,000 naissances, pendant les trois années déjà citées, il y a eu dans le royaume 13 enfants trouvés, en moyenne :
(1) Acqui, Asti, Casale, Montferrato, Moncalvo, Novi-Ligure et Tortona dans la province d’Alexandrie, et Carmagnola dans celle de Turin.
(2) Commune d’Oneglia (devait être supprimé en janvier 1883).
(3) Bcrgamc.
(4) Padoue, Este, Monselice et Minerbe (en projet de clôture).
(5) Trevi.
(6) Montefiascone, Orte, Yiterbo et Corneto Tarquinia.
(1) Alghero et Cagliari.
mais tandis qu’en Lombardie, dans la Vénétie et dans l’Ombrie, il y a à peine eu un enfant trouvé sur 1,000 naissances, la proportion s’élève à plus de 30 p. 1,000 dans les Pouilles et dans la Basilicate, et à 40 p. 1,000 dans les Calabres et en Sicile, sans tenir compte du nombre assez notable des enfants qui ont été trouvés, déjà morts, dans les tours.
» Quant au mode d’élever les enfants abandonnés, dans les provinces situées au nord de Rome, dit encore Raseri, prédomine le système de les confier aux orphelinats, qui les font allaiter dans l’intérieur de l’hospice et les placent chez un nourricier après un séjour plus ou moins long dans l’établissement. Dans les provinces méridionales et en Sardaigne, on préfère, en général, au contraire, placer directement les enfants abandonnés ou trouvés en nourrice, ou dans des familles qui se chargent de les élever. Les orphelinats, les asiles pour l’enfance abandonnée ou les maisons de nourrices sont au nombre de 118, y compris ceux dépendant d’autres établissements plus importants. »
PAYS-BAS. — Orphelinat Bourgeois cV Amsterdam. — L’orphelinat Bourgeois d’ Amsterdam dans Kalverstraat, a été fondé en 1520 par une riche bourgeoise, appelée Haasje Claesdochter pour recueillir et élever huit pauvres orphelins, enfants de citoyens ou de bourgeois de ladite ville. Cet établissement se développa rapidement : il y. avait 10(3 orphelins en 1573, en 1(302 on en comptait 800, en 1(344, après l’épidémie de peste qui avait fait de nombreuses victimes, le chiffre des orphelins qui existaient dans l’établissement s’était élevé à 1000. Ces chiffres ne se maintinrent pas, les ressources de l’établissement n’étaient pas suffisantes, aussi voyons-nous qu’il baisse rapidement et qu’il subit des fluctuations dans de larges limites. En 1777 l’établissement élevait 400 orphelins, en 1809 le nombre en était de 550, en 1841 il était abaissé à 320 ; et après s’ètre relevé à 500 en 1857, il n’était plus que de 180 en 1877.
L’Orphelinat Bourgeois est un établissement communal qui est destiné à l’admission, à l’entretien et à l’éducation des enfants légitimes qui sont à la fois indigents et orphelins. 11 est administré par 6 régents, conformément au règlement arrêté par le conseil municipal les 29 et 30 janvier 1879. Une partie de l’orphelinat est occupée par les garçons et l’autre par les filles et, bien que les locaux occupés, venus de fondations ou d’acquisitions successives, ne présentent pas une unité architecturale recommandable, il faut constater que les emménagements intérieurs sont très convenables ; que les réfectoires et habitations de jour qui occupent le rez-de-chaussée sont très vastes : que les dortoirs situés au premier étage sont bien aérés et qu’on a la pratique d’en laisser les fenêtres ouvertes tout le jour ; qu’il y a des lavabos, des cabinets de toilette, des salles de bains qui manquent à tant de nos orphelinats.
Les orphelins et les orphelines reçoivent ensemble l’instruction conformément aux programmes de l’enseignement public élémentaire et
comprenant les matières prescrites par la loi, savoir : la lecture ; l’écriture ; le calcul ; les éléments de la géométrie, de la langue hollandaise, de la géographie, de l’histoire, de l’histoire naturelle ; le chant ; les langues vivantes pour autant que le comporte une vocation spéciale : les éléments des mathématiques, de l’agriculture ; la gymnastique ; le dessin et le dessin linéaire. — Vers l’àge de 14 ans les enfants cessent de fréquenter l’école de l’orphelinat ; alors les garçons sont mis en apprentissage en ville, les filles vont à une école professionnelle ; les uns et les autres rentrent le soir à l’établissement.
Quand les orphelins sont parvenus à leur vingtième année ils quittent l’établissement. On leur donne alors un trousseau et on prend congé d’eux dans une séance solennelle. Quinze mois après leur départ ils reçoivent un second cadeau de 25 florins sur la production d’un certificat de bonne conduite.
Une enquête faite en 1880, par les régents de l’établissement, a fait connaître que sur le nombre total des enfants qui avaient passé par l’orphelinat dans les 20 dernières années il en était mort 14 0/o ; on n’a pu connaître le sort de 23 0/q.
Pour le reste on constatait que 85 0/o avaient bien réussi, que 11 0/o avaient réussi passablement, que 4 0/o avait mal tourné.
Parmi les orphelins existant au moment de cette enquête il s’en trouvait 21 à la tète de divers établissements, savoir : 12 chefs de maisons de commerce diverses (épicerie, miroiterie, tailleur, cordonnerie, etc.), 3 instituteurs en chef, 2 capitaines de port dans les Indes, 1 employé principal dans un hospice, 3 entrepreneurs.
120 étaient gens de métier (charpentiers, forgerons, peintres, chapeliers, voiliers, machinistes, télégraphistes, pilote, cocher, etc.). Sur ces 120 on ne comptait que 7 domestiques.
Enfin 29 étaient militaires parmi lesquels on comptait un officier et deux sous-officiers.
Parmi les orphelines on rencontrait à la même époque : (5 maîtresses de travaux manuels, 11 ménagères, 2 supérieures d’hospices, 13 couturières, 71 domestiques. Il y en avait 109 de mariées et notamment 1 avec un percepteur, 1 avec un missionnaire, 1 avec un employé municipal, 1 avec l’employé supérieur d'un orphelinat.
Les habitants d’Amsterdam sont très fiers de leur Orphelinat Bourgeois; ils l’admirent même jusque dans les choses qui nous semblent sujettes à la critique et, par exemple, ils se refusent à changer le vêtement traditionnel mi-parti rouge et noir qui étonne si fort les étrangers qui rencontrent ces enfants, les jours de fête, par les rues de la ville.
RUSSIE. — 1 ..es établissements d’enfants trouvés de Sainl-Pétcrsbourg et de Moscou sont particulièrement intéressants par leur énorme développement. Ce sont à la fois de grandes nourriceries et de grands hôpitaux
et l’un d’eux, celui de Moscou, est certainement le plus vaste des établissements d’assistance publique de l’Europe.
Le système d’admission des enfants trouvés en Russie est le système du bureau ouvert.
Deux cas se présentent (1) :
1° L’enfant est apporté avec un extrait de baptême. — L’absence d’état-civil et le caractère obligatoire du baptême, dans la religion orthodoxe, font de l’extrait de baptême, en Russie, l’analogue de notre extrait de naissance : il est délivré par le pope, mais il peut émaner aussi d'un prêtre catholique ou d’un pasteur protestant : il porte le nom de l’enfant et celui de sa mère. — Dans ces conditions, la mère conserve le droit de voir son enfant à certains jours, d’être informée de l’endroit où il sera transporté, enfin, et c’est le point capital, de le reprendre avant qu’il ait dix ans.
2° L’enfant, n’a pas d’extrait de baptême : nulle pièce ne justifie de son origine. Sans aucune difficulté, on le reçoit : son nom, la date de sa naissance : voilà tout ce qu’on demande à la personne qui l’apporte. Un enfant ainsi abandonné sera pourtant rendu à sa mère, si elle le réclame, en fournissant des preuves authentiques de sa qualité ; mais elle n’en aura la faculté qu’au bout de six semaines. On aplanit du reste toute difficulté aux mères qui réclament leurs enfants, ce qui ne se produit que rarement.
Plus des deux tiers des enfants rentrent dans la seconde des deux catégories que nous venons d’indiquer; c’est ainsi que, en 1886, sur 15,707 enfants admis à la Maison impériale des enfants trouvés de Moscou , 5,324 n’étaient pas pourvus d’extrait de baptême ; 10,383 en étaient pourvus, 28 étaient des enfants trouvés proprement dits.
D’après le docteur Lejars, c’est aussi dans cette seconde catégorie que se glisse un nombre relativement très grand d’enfants légitimes. Au nombre total des admissions, écrivait le docteur Miller, médecin en chef des enfants trouvés de Moscou, dans une courte notice qu’il remettait à M. Lejars, on peut compter jusqu’à 25 0/o d’enfants légitimes, apportés avec des documents faux ou dès les premières heures de la naissance et sans extrait de baptême; abus inévitable d’une aussi bienfaisante institution.
Il est intéressant de savoir la provenance de tous ces enfants et les classes de la société auxquelles appartenaient leurs mères; 3,774 mères sont restées inconnues; les autres se rangent dans les classes suivantes :
Paysans 8 635
Habitants des villes 2 . 138
(T Dr Lejars, Les hôpitaux d’enfants et les établissements d'enfants assistés à Saint- Petersbourg et à Moscou. — Montevrain, imprimerie typographique de l’école d'AIembert,
PROTECTION ET ASSISTANCE DE L’ENFANCE
Soldats 749
Nobles 210
Ouvriers 95
Clergé ,.....! 87
Bourgeois 17
Étrangers 2
Pour être admis les enfants doivent avoir moins d’un an. S'ils sont plus âgés, une autorisation spéciale est exigée ; ajoutons que, devant des différences de quelques mois, assez malaisément constatables, on fait un peu plier la règle. Du reste, la grande majorité des admissions ont trait à des nouveaux-nés ; à Moscou, sur 78 0/0 des enfants, le cordon n’est pas encore tombé. Les établissements sont encore ouverts : 1° aux orphelins d’officiers supérieurs ; 2° à certains enfants légitimes, que leur mère est dans l’impossibilité justifiée d’élever : mais leur nombre est relativement fort minime.
Tel est ce régime d’admission, si large et si libéral; ce qu’il produit, au milieu d’une population nombreuse et pauvre, les chiffres vont nous le dire. Il y a vingt-cinq ans, au Vosspitatelni Dôm de Saint-Pétersbourg (Maison des enfants trouvés), on apportait par an 6,000 enfants; on en apporte aujourd’hui 10,000, avec des variations annuelles de quelques centaines. A Moscou, le chiffre de l’an dernier se montait à 17,000, soit 40 par jour (de 20 à 70) et 1,500 par mois ; et les statistiques des dix dernières années accusent nettement une progression incessamment croissante que nous noterons tout à l’heure.
Pour nourrir et soigner tant d’enfants, les répartir dans les campagnes, les instruire, les élever jusqu’à l’âge de majorité, il faut un vaste système d’organisation et des établissements immenses. Jamais, en effet, l’enfant n’est envoyé à la campagne dès les premiers jours de son admission, comme cela se passe à Paris et dans la plupart des hospices dépositaires de France. Tous restent, dit M. Lejars (1), à l’établissement central trois ou quatre semaines, six semaines au plus : ce séjour est une nécessité, en présence du grand nombre des nourrissons et des distances à parcourir jusqu’aux villages; en même temps, il assure aux enfants les soins nécessaires aux premières semaines, et permet aux affections héréditaires de s’affirmer. Rarement le terme extrême de six semaines est dépassé, et seulement pour des enfants faibles, rachitiques, etc. , auxquels un transport lointain serait fatal.
Hôpital des enfants trouvés de Saint-Pétersbourg (Vosspitatelni Dôm). — C’est un établissement énorme, auquel sont annexés la maison du médecin en chef, une infirmerie pour le personnel et une école d’infirmières.
(1) Docteur Lejars, loc. cit,
A l’entrée, le bureau d'admission, où ont lieu les formalités très simples dont nous parlions au début. On passe au cou de chaque enfant un collier qui porte, inscrits sur une petite plaque de bois, l'année et le numéro du registre d’admission : c’est le collier à médaille que chaque nourrisson porte au cou, à l'Hospice des enfants assistés de Paris.
Aussitôt, l’enfant est porté à la salle de réception, toute voisine, salle garnie de berceaux, et pourvue d’une annexe pour les bains, les lavages, le pansement du cordon, etc. Cinq nourrices sont en permanence, à la salle de réception , et donnent le sein aux enfants qui ont paru bien portants au premier examen du médecin de garde ; les autres sont alimentés au biberon.
A quatre heures, tous les jours, le médecin de garde procède à la répartition des enfants dans les différentes sections de l’établissement : à la salle des malformations congénitales ; aux salles de bien portants; aux salles de nés avant terme: aux salles de malades; aux salles de syphilitiques ou suspects de syphilis ; aux salles d’isolement.
La salle des malformations congénitales est attenante à la salle de réception ; elle sert de dépôt aux enfants atteints de vices de développement (pieds-bots, encéphalocèles, bvpospadias, becs-de-lièvre, etc.). Ces enfants restent souvent au Vosspitatelni Dom, jusqu’à ce qu’ils soient en âge et état convenables pour être opérés ; ils reviennent à Saint-Pétersbourg pour l’opération.
Les salles des bien portants occupent deux étages ; le premier étage comprend neuf salles; la neuvième, à l’une des extrémités, est réservée aux enfants nés avant terme.
Hautes et largement aérées, pourvues d’un système de ventilation et de chauffage, elles sont disposées de chaque côté d’une longue allée médiane, qui coupe en deux chacune d’elles et les fait toutes communiquer. Chaque salle contient en moyenne 2S nourrissons; rangés le long des murs, les berceaux alternent avec les lits des nourrices, un lit de nourrice pour trois berceaux, à peu près.
Même ordonnance au second étage; là encore, neuf salles; la neuvième, servant à rassembler les enfants qui vont partir : c’est là qu’ils sont soumis à une dernière visite médicale, avant de passer définitivement aux mains de leurs nourrices (1).
Pour les salles de malades, on retrouve le plan des deux divisions que nous avons déjà signalées ci-dessus. La neuvième salle est consacrée aux enfants nés avant terme, et très chétifs. Des couveuses y sont installées : couveuse ancienne, à eau chaude, et une autre, toute nouvelle, imaginée par un médecin de l’établissement, et où le réglage de la température se fait automatiquement.
Le médecin , qui est chargé de deux salles aux divisions des bien
(I) Nous empruntons tous ces renseignements au rapport déjà cité de M. le docteur Lejaks.
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portants, est chargé aussi d’une salle correspondante, à la division des malades ; il suit donc toujours ses enfants, et il en conserve l’entière responsabilité.
A la syphilis, sont affectées deux salles, l’une pour les syphilitiques proprement dits; l’autre pour les suspects de syphilis.
Syphilitiques avérés, les enfants de la première salle sont nourris au sein ou au biberon — au sein, soit par leur mère, entrée comme nourrice temporaire à l’établissement, soit par d’autres nourrices, reconnues syphilitiques à l’examen médical d’admission ; — au biberon , pour la plupart. Le lait de vache est préparé par la méthode de Soxhlet (de Munich); il est cuit au bain-marie, et doit bouillir une demi-heure dans son flacon, le goulot ouvert pendant le premier quart d’heure, puis fermé avec un bouchon que traverse une tige de verre ; on y ajuste, à l’heure de s’en servir, le tube du biberon. L’allaitement à l'ànesse n’a point été essayé.
Il y a deux ans seulement que la seconde salle, celle des suspects de syphilis, est ouverte ; elle sert à grouper (26 lits) les enfants qui portent quelques-uns de ces stigmates prétendus, mais douteux encore, de la syphilis.
Enfin, il y a des chambres isolées, pour les fièvres éruptives et la diphthérie. Elles sont assez petites, ces fièvres étant rares, en somme, parmi la population si jeune de l’établissement. La rougeole est encore la plus fréquente, mais elle ne procède guère que par épidémies, à intervalles de plusieurs années ; ces épidémies ont été autrefois fort graves, et la mortalité s’élevait jusqu’à 50 0/0 des enfants atteints.
Enfin reste encore le service de la vaccination, l’un des plus importants. Il existe à Saint-Pétersbourg un second Institut vaccinifère, mais celui du "Vosspitatelni Dôm, datant d’un siècle, est de beaucoup le plus fréquenté. Il s’y fait par an 15,000 vaccinations d’enfants de la ville, sans compter ceux de l’établissement. On vaccine presque toujours de bras à bras ; le praticien est suivi d’une infirmière, qui lave chaque lancette au sublimé, après chaque opération. Le vaccin de génisse n’est que très rarement employé, bien que l’établissement possède plusieurs veaux vaccinifères.
Le chiffre de la population infantile du Vosspitatelni Dôm se maintient constamment supérieur à 800. Le service y est fait par un personnel nombreux de nourrices, d’infirmières et de médecins sur lesquels le docteur Lejars nous fournit d’intéressants et précieux renseignements.
Il existe à demeure, nous dit-il, au Vosspitatelni Dôm, de cinq à six cents nourrices, et l’on en manque souvent, surtout en été ; plusieurs d’entre elles peuvent être alors chargées de deux et même de trois enfants. Chaque nourrice touche par mois cinq roubles (20 francs, valeur nominale) : une coiffure de couleur différente distingue celles des différentes divisions. Elles restent plus ou moins de temps à l’établissement,
et servent successivement à l’allaitement de plusieurs nourrissons. Il est permis aux mères d’entrer aussi au Yosspitatelni Dôm, à titre temporaire et à demi-solde, pour allaiter leur propre enfant; mais elles ne peuvent, . suivant la règle générale, l’y conserver plus de six semaines au maximum. Veulent-elles le reprendre alors, toute facilité leur en est donnée, et un secours leur est accordé qui correspond à notre secours d’allaitement. Ajoutons que les mères-nourrices ne sont jamais nombreuses.
Le personnel présente un mode de recrutement d’un haut intérêt, et qui est identique dans tous les hôpitaux d’enfants assistés, en Russie ; il est fourni tout entier par les pupilles de l’établissement. Elevées dans les districts, instruites dans les écoles rurales, les jeunes filles les plus intelligentes sont rappelées à Saint-Pétersbourg où elles entrent à Y Ecole des Felcheritza. C’est une école d’infirmières, à proprement parler, établie dans l’enceinte même du Vosspitatelni Dôm ; elles y reçoivent des notions d’anatomie-, de petite chirurgie, de pansements, etc., en même temps qu’elles sont exercées à la pratique dans les salles ; elles en sortent avec le titre de Felcheritza, et, comme les autres felcheritza, peuvent entrer alors dans un hôpital : mais la plupart restent à l’établissement dont elles constituent tout le personnel.
Il y a 15 médecins; 9 d’entr’eux, à titre de médecins ordinateurs (chefs de service) sont rémunérés. Chaque ordinateur est chargé de deux salles de bien portants et d’une salle de malades; il fait sa visite chaque matin, il revient le soir, s’il le juge nécessaire. Il existe une hiérarchie médicale : d’abord volontaire, le médecin devient successivement surnuméraire, ordinateur, vieux médecin, etc.; c’est dire que la plupart commencent et finissent leur carrière à l’établissement.
Ces médecins ont, bien entendu, leur clientèle de ville. Ils sont de garde à tour de rôle, et passent alors 24 heures à l’établissement ; l’un d’eux est chargé, avec le titre de prosecteur, du service des autopsies.
Le médecin en chef est seul logé ; il a la direction générale et la responsabilité de l’établissement, il en surveille tous les services. C’est lui qui nomme aux autres emplois médicaux.
A l’établissement principal est annexée la station d’été de Tchernaïa- Retzka : c’est un ancien château impérial, don de l’impératrice Marie. Situé sur un des bras de la Néva, entouré d’ombrages, le château luimême sert de demeure aux médecins, au personnel, à un certain nombre d’enfants. Au fond du jardin, huit pavillons, en deux groupes de quatre, abritent la presque totalité de l’émigration infantile. Construits en bois, larges et élevés, pourvus de grands poêles en faïence, ces pavillons sont calqués sur les salles du Vosspitatelni Dôm. Trois cents enfants (tout un étage de la maison centrale), passent là chaque année les mois de juin, juillet, août : il faut y ajouter un certain nombre de malades, et même quelques enfants plus grands, rachitiques, tuberculeux ou chétifs, que leur état de faiblesse n’a pas permis d’envoyer ou de maintenir dans les
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districts. Le personnel est celui du Yosspitatelni Dôm; les médecins sont au nombre de trois. Cette annexe permet d’évacuer successivement les salles de l’établissement principal et de procéder à leur nettoyage complet et à leur désinfection méthodique.
Maison des enfants trouvés de Moscou. — Cet établissement a été fondé le 1er septembre 1763 par l’impératrice Catherine II, qui en confia l’organisation à Jean Bétskoï. Il fut ouvert le 21 avril 1764 (1).
Jusqu’en 1837, il ne reçut que les enfants trouvés, mais à cette époque l’empereur Nicolas, ému par le sort d’une foule d’orphelins dont les parents avaient servi l’État (services civils ou services militaires), préoccupé aussi de tous ceux que le choléra de 1830 avait privés de tout appui, décida que tous les enfants trouvés seraient élévés à la campagne et qu’une partie de la maison serait transformée en un grand établissement d’éducation pour les orphelins légitimes d’officiers ou d’employés du gouvernement. Les enfants sont reçus dans des conditions qui sont semblables à celles dont nous avons parlé pour Saint-Pétersbourg. L’administration de la maison peut également recevoir les mères comme nourrices, ou leur permettre de garder leurs enfants chez elles pendant six semaines, en leur fournissant 35 copeks en été et 30 en hiver pour subvenir à l’entretien de leur nourrisson. Après six semaines, l’enfant doit être remis à la maison pour être envoyé à la campagne. Toutefois, les mères qui nourrissent peuvent garder leurs enfants jusqu’à 3 ans, moyennant un subside de 30 copeks par jour pour la première année, de 20 copeks pour la seconde et de 10 pour la troisième.
Le nombre des enfants trouvés admis à la maison depuis la fondation était, en 1883, de 700,509. Le nombre des admissions annuelles s’élevait graduellement d’année en année, et les chiffres suivants qui indiquent les admissions dans un certain nombre d’années, qui sont l’année de la fondation et la dernière année de chaque période de dix ans depuis cette époque, montre bien cet accroissement constant des admissions :
Années.
Enfants reçus.
Années.
Enfants reçus
Pendant les dix dernières années écoulées en 1886, les chiffres annuels avaient été les suivants :
(t) Aperçu historique sur la maison impériale des enfants trouvés à Moscou. — Imprimerie A. Gatzouk, boulevard delà Nikitsky, — Moscou, 1883.
Années.
Enfants reçus.
Années.
Enfants reçus
Nous avons dit que le placement des trouvés se fait surtout à la campagne ; les sommes payées par l’administration aux nourriciers sont proportionnées à l’âge des pupilles. De 6 semaines à 2 ans, il est payé 36 roubles par an ; de 2 à 3 ans, 28 roubles 80 cop. ; de 3 à 7 ans, 22 roubles 80 cop. : de 7 à 10 ans, 19 roubles 20 cop. Après 10 ans, le prix n’est plus que de 12 roubles par an, et la pension est continuée jusqu’à 17 ans pour les garçons et jusqu’à 15 ans pour les filles. En sus des fiais d’entretien, la nourrice qui a conduit un enfant jusqu’à l’âge d’un an et l'a bien soigné, reçoit une gratification de 5 roubles. Ces paiements se font six fois par an, c’est-à-dire tous les deux mois et sont versés sur le vu de certificats dressés par les inspecteurs des arrondissements constatant le bon état de l’enfant.
Nous avons dit qu’aujourd’hui le nombre des admissions est de 15,000 environ par an; il faut compter que cela porte à 45,000 environ le nombre des pupilles qui sont actuellement sous la tutelle de la maison impériale des enfants trouvés de Moscou.
On peut constater que les filles au-dessus de 16 ans se marient presque toutes à la campagne. Si le mariage a lieu avant 21 ans, elles reçoivent 50 roubles pour leur trousseau. Après 21 ans, la maison ne doit plus rien aux pupilles ; toutefois, elle leur donne à cette époque une gratification de 30 roubles pour les filles et 35 pour les garçons. Le mariage de la fille dans le courant de la première année qu’elle n’appartient plus au service lui permet de recevoir, outre la gratification de 30 roubles, une dot de même valeur et encore un supplément de 15 roubles si elle épouse un ancien pupille de la maison.
Cet immense établissement des enfants trouvés de Moscou couvre de ses bâtiments une surface de 26,000 mètres carrés (1) elle comprend ;
1° Les divisions d’enfants, sa partie principale ;
2° Une maternité, aujourd’hui totalement isolée de l’établissement infantile, et à la tête de laquelle se trouve le docteur Soutouguine ;
Annexée à la maternité, une école de sages-femmes, ayant 250 élèves ;
3° Un institut vaccinifère, ou se font annuellement 24,000 vaccinations ;
4° Une policlinique, où se présentent par an de 6,000 à 8,000 enfants ;
(1) L’aperçu historique que nous avons déjà cité, dit que l'espace de terrain qu’elle occupe est de 18 arpents et que la toiture de tous les bâtiments présente une surface de 5 arpents et 574 sagènes carrées.
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5° Un hôpital de cents lits, pour les nourrices, le personnel et certains pupilles des districts ;
6° Depuis trois ans, quatre enseignements universitaires ; cliniques de pathologie infantile, de chirurgie, de médecine, et chaire de toxicologie ;
7° Enfin l’institut Saint-Nicolas, école d’institutrices pour les jeunes filles nobles.
1° Le bâtiment principal, dit M. Lejars (1), est parallèle au quai de la Moskowa. Il renferme la chapelle, l’Institut Saint-Nicolas, enfin deux divisions d’enfants, de 120 lits chacune et qui correspondent à deux étages. A l’étage inférieur, une salle unique, énorme : d’un côté, les berceaux des enfants bien portants, de l’autre, ceux des enfants malades. A l’étage supérieur, des chambres latérales (2 de chaque côté) sont rangées le long d’un corridor qui s’ouvre au fond dans une grande salle : on y rassemble, comme à Saint-Pétersbourg, pour un dernier examen médical, les enfants sur le point d’être envoyés dans les districts. — C’est encore au bâtiment principal qu’appartiennent la demeure du médecin en chef, les bureaux et la salle de réception des enfants. Tout s’y passe comme à Saint-Pétersbourg, mais le nombre considérable des admissions journaliè res imprime à ce vestibule de l’établissement une vie et un pittoresque étranges. Deux dames sont préposées à l’admission des abandonnés; l’une établit la feuille d’identité, qui suivra l’enfant (nom, âge, numéro), l’autre le pèse, mesure sa longueur, la circonférence de la tête et du thorax, puis il passe aux mains des nourrices d’attente qui le baignent et pansent le cordon ombilical avec l’acide borique d’abord, puis avec un mélange de fécule et de poudre de carbonate de chaux. Près de la salle d’admission est la salle de baptême.
2° Le bâtiment carré (quadrat), aux allures de palais, est à cinq étages et contient le plus grand nombre d’enfants. Il forme un carré régulier : un corridor de 120 mètres de long, divisé en quatre segments égaux, à angle droit, règne tout autour ; dans chaque segment, quatre divisions, deux de chaque côté, les enfants bien portants au nord, les enfants malades au midi. Il y a donc en tout 16 divisions ; l’une d’elles est réservée aux enfants nés avant terme.
Chacune des salles compte 60 enfants : d’un côté, la rangée des berceaux, de l’autre, les lits des nourrices, groupés pendant la journée ; pour la nuit, la nourrice étend son lit en travers de ses berceaux, et couche près de ses nourrissons.
Toutes les salles sont, en été, blanchies et désinfectées et les enfants sont transportés pendant ce temps dans des baraques.
Situées à l'autre extrémité du jardin, ces baraques en bois sont au nombre de 13 ; 9 baraques d’été et 4 d’hiver (70 enfants par baraque). Les berceaux sont au centre, dans le grand axe, sur deux lignes : celle
(2) Dr Lejars, loc. cit.
des enfants sains, celle des malades. Un voile de gaze bleue sur la tête du berceau signale les enfants atteints d’ophtalmie commençante. Dn reste, une des baraques est spécialement affectée aux maladies des yeux.
Les quatre baraques d’hiver, plus grandes et plus complètes, servent de décharge, en tout temps, à certaines sections du bâtiment principal. Enfin, l’une d’elles est occupée par les enfants orphelins d’officiers supérieurs, dont le Vospitatelni Dôm a aussi la tutelle, comme nous l’avons dit plus haut (1).
En fait on trouve, réunis dans les mêmes salles, les malades et les bien portants. Mais les maladies contagieuses ont pour elles des salles isolées, à l’hôpital de cent lits, que nous avons signalé plus haut. Ainsi en est-il pour la syphilis. Très fréquente, elle se chiffre par une proportion d’environ 10 0/o sur la totalité des admissions : environ 800 cas par an. Ces enfants ont aussi leur section spéciale et sont nourris, soit par des nourrices syphilitiques, soit au biberon. A l’hôpital de cent lits existent encore deux services, médecine et chirurgie, pour les nourrices, le personnel et les pupilles, et là, deux cliniques universitaires.
Tout près, la pharmacie de l’établissement, nouvellement restaurée et pourvue de nombreux appareils.
Un peu plus loin, l’amphithéâtre d’autopsie, et le musée anatomopathologique (2).
Enfin le service des vaccinations est plus étendu encore qu’à Saint- Pétersbourg. Il en est fait 24,000 par an : 13,000 sur les enfants de l’établissement, vaccinés tous après la chute du cordon ; 11,000 sur les enfants de la ville, et 4,000 revaccinations pour les recrues ou les jeunes filles de l’Institut Saint-Nicolas. La station vaccinifère fait en outre annuellement 20,000 expéditions de lymphe ou de pulpe. Toutes les vaccinations se font au vaccin de génisse, substitué depuis plusieurs années déjà à la vaccination au bras.
D'aussi vastes services exigent un personnel considérable : le Vosspitatelni Dôm compte une population de 7,000 habitants environ.
Pour les Felcheritza et les gardes-malades, le mode de recrutement est le même qu’à Saint-Pétersbourg : ce sont, le plus souvent, des pupilles de l’établissement qui, plus tard, y remplissent les fonctions de surveillantes et d’infirmières.
Quant aux nourrices, leur nombre atteint 500 à 600, mais ne le dépasse guère, en été surtout où les travaux des champs retiennent les femmes à la campagne. Le biberon et le lait de vache préparé par la méthode de Soxhlet suppléent alors à l’allaitement au sein. Il y a trois catégories de
(1) Dr Lejars, loc. cit.
(2) Pour donner une idée de l’importance de l’établissement l’aperçu historique dont nous avons déjà parlé, fait remarquer que la consommation de l’eau dans l’établissement est de 30,600 seaux par jour. La longueur des conduites d’eau est de 10 verstes ; la maison est percée de 1.750 fenêtres. Elle est chauffée par 720 poêles.
PROTECTION ET ASSISTANCE DE L’ENFANCE
nourrices : 1° des nourrices temporaires, entrées à l’établissement pour une durée d’allaitement inférieure à 6 mois : 2,081 en 1886, et, sur ce nombre 47 °/# avaient assez de lait, les autres n’en avaient qu’une quantité insuffisante ; 2° des nourrices à demeure qui restent 6 mois au plus: 457 en 1886, 15 % seulement avec une quantité de lait suffisante, 48 % avec un lait médiocre, et 32 % avec un lait insuffisant ; 3° enfin les nourrices de la campagne, qui viennent chercher à l’établissement les nourrissons, et n’y séjournent que le temps nécessaire à un examen médical complet : 12,729 se présentèrent en 1886, et, sur ce nombre, 1,539 durent être refusées pour manque de lait, gale, tuberculose ou syphilis. A l’établissement, les gages des nourrices sont peu élevés : 15 kopecks (0 fr. 60, valeur nominale) par jour, plus 10 kopecks par enfant surnuméraire. Les mères nourrissant elles-mêmes leur enfant atteignirent le nombre de 300 dans le courant de l’année.
Le personnel médical est de 22 médecins : chaque section d’enfants a un médecin à sa tête. La même hiérarchie fondée sur les années de service existe à Moscou et à Saint-Pétersbourg : il y a deux médecins supérieurs (dont le traitement est de 1,000 roubles) ; des chefs de service ou ordinateurs (dont le traitement est de 600 roubles) ; enfin des médecins volontaires, non rétribués, qui deviendront plus tard des chefs de service. Le médecin en chef dirige tous les services médicaux; il existe à côté de lui un directeur non médecin pour les affaires administratives. Chaque matin, le médecin en chef fait la visite générale des salles; il en fait une seconde le soir : on lui présente les enfants admis de la veille et il en rectifie, s’il le faut, la répartition ; il voiL aussi les enfants malades, les nourrices malades, etc. Cette surveillance constante du médecin en chef est la condition même du fonctionnement toujours régulier d’une aussi vaste organisation.
Au milieu d’une telle agglomération d’enfants que devient le taux de la morbidité et de la mortalité générales? Le compte rendu de l’hôpital des enfants trouvés de Moscou répond à ces questions. En 1886, on admit 3,152 enfants déjà malades à- leur entrée ; 5,632 (42,8 % de l’apport total) tombèrent malades au Yosspitatelni Dôm : ce qui fait en tout, avec ceux qui restaient dans les salles au 1er janvier 1886, 9,162 malades ; de ce nombre, il en mourut 4,909, soit 54 0/o et 31,2 %du nombre total des admissions.
En décomposant cette mortalité comme l’a fait le docteur Lejars on trouve que les maladies de l’appareil respiratoire priment en fréquence et aussi en gravité celles du tube digestif ; pour ces dernières, la mortalité était beaucoup plus forte en été, ce que le manque de nourrices explique suffisamment. Les maladies infectieuses ne comptent que pour 5,6 % du nombre des morts, et leur prédominance s’accuse en hiver, surtout en janvier, favorisée probablement par l’agglomération alors plus grande. Les plus meurtrières, à en juger par le nombre des décès
sont la septicémie (592), la diphtérie (206), l’érysipèle et la tuberculose miliaire, la syphilis héréditaire. Le chiffre énorme des septicémies reconnaissait jusqu’ici pour cause la plus fréquente, les accidents inflammatoires de la région ombilicale, l’omphalite : 53 % des cas en 1886 (700 morts) ; aujourd’hui, la mortalité s’est abaissée et l’omphalite ne figure que pour 33 °/0 des cas, résultat dû sans aucun doute au pansement plus soigneux de la plaie ombilicale. A signaler encore le chiffre des ophtalmies : près de 700.
Tel est l’état sanitaire de l’établissement central. Sortis de là, les enfants sont envoyés en grande majorité à la campagne, un petit nombre sont rendus à leurs mères (217 illégitimes, 44 légitimes) ; très peu sont adoptés (4 seulement en 1886).
Les enfants envoyés à la campagne, soit de Saint-Pétersbourg, soit de Moscou, sont souvent transportés à d’énormes distances. C’est ainsi que pour l’établissement de Moscou (1) l’étendue de la région où l’on envoie les enfants atteint 47,000 verstes (50,149 kilomètres) dans les cinq gouvernements de Moscou, Smolensk, Kalouga, Toula, Wladimir. Pour l’organisation et la surveillance, ces territoires sont divisés en districts (okroug), eux-mêmes subdivisés en sections (ontchastok) : divisions administratives qui ne sont pas calquées sur les divisions officielles (ouïesd; gouvernements). Chaque district comprend en moyenne cent six villages et 760 pupilles. Le Vosspitatelni Dôm de Saint-Pétersbourg possède onze districts, celui de Moscou en possède 23. Le district forme une circonscription administrative et médicale, dont la surveillance est dévolue à un médecin généralement : un hôpital de district est spécialement affecté aux pupilles. Il faut reconnaître qu’un aussi vaste territoire est une sérieuse entrave à la surveillance médicale.
L’établissement de Moscou compte ainsi 42,287 pupilles , disséminés dans les districts, chez 29,988 nourriciers ; ces derniers, paysans russes, sont presque toujours pauvres.
La mortalité générale des pupilles dans les villages est de 21 0/0 : elle porte principalement sur les enfants de moins d’un an, qui, dans la proportion de 41,5 0/0, succombent avant d’avoir atteint leur première année.
Devenus plus grands, les pupilles trouvent encore dans les districts des écoles rurales, écoles de villages, ou écoles qui leur sont spécialement destinées, mais auxquelles les habitants, moyennant une rétribution, peuvent envoyer leurs propres enfants. De l’école, ils passent : les garçons, comme apprentis, dans différents métiers, ou encore à l’école des Felscher ; les filles, à l’école des bonnes et à celle des Felcheritza. Jusqu’à 15 ans pour les filles, 16 ans pour les garçons, ils restent pupilles de l’établissement ; à 21 ans, ils sont inscrits dans une classe, celle des paysans le plus souvent.
i; Consulter docteur LéJARS, loc. cit. — Consulter aussi l’aperçu historique déjà cité.
HOPITAUX ET HOSPICES