‹ Encyclopédie d'hygiène et de médecine publiqueChapitre 91 sur 177 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

hopi'

DERATIONS GENERALES

OSPIGES

ART. I. - consid:

§ I. — Résumé historique

L’histoire des hôpitaux et hospices ne saurait être faite isolément de l’histoire générale de l’Assistance et nous n’aurions pas besoin, à la rigueur, d’en parler au début de ce chapitre, car il nous suffirait, de renvoyer le lecteur au commencement du chapitre premier.

Disons toutefois qu’il est très difficile de savoir comment de Ylatria grecque ou de Y Asclepion on arriva progressivement à la conception de l’hôpital moderne. Les hospices de Pamrnaque et de Fabiola avaient quelque resssemblance aux caravansérails ou aux asiles de nuit. 11 en fut de même de beaucoup d’autres établissements prétendus hospitaliers. Il en était ainsi de certains hôpitaux de Paris, même au xvne siècle. — Par exemple, l’hôpital Sainte-Catherine ou Sainte-Opportune, situé rue des Lombards, donnait asile aux femmes ou filles qui n’avaient aucune retraite et qui cherchaient une condition. Il datait du xne siècle. C’était un asile provisoire et peut-être un bureau de placement.

C’est de cette époque également que datait l’hôpital de Saint-Gervais ou Saint-Anastase qui recevait et hébergeait les pauvres pendant trois jours, ce qui est encore aujourd’hui la durée du séjour des indigents dans les asiles de nuit. .

L’hôpital de la Trinité, fondé aussi au xne siècle, recevait temporairement et pour la nuit les pauvres voyageurs et les pèlerins qui n’arrivaient pas d’assez bonne heure pour entrer en ville ; mais seulement après la fermeture des portes.

Il faut considérer, par contre, que l’établissement créé par saint Basile, évêque de Césarée à la fin du ive siècle avait déjà le développement et la variété des hôpitaux généraux du xvne siècle si l’on en croit la description qu’en donnait Saint Grégoire de Nazianze. Il s’y trouvait des malades, des vieillards, des infirmes, des orphelins de l’un et de l’autre sexe. C’était Encyclopédie d’hvgiène. — V. 22

comme un compendium de l’Assistance de cette époque sur laquelle on est mal renseigné, mais qui déjà devait être assez importante, puisque d’après le code du droit Byzantin on distinguait à Constantinople, au début du bas-empire, des établissements qui portaient les qualifications suivantes :

Le Xenodochium pour les vovageurs.

Le Ptochotrophium pour les invalides.

Le Nosocomium pour les malades.

V Orphanotrophium pour les orphelins.

Le Gerontocomium pour les vieillards.

Le Brep hotrop hium pour les enfants du premier âge.

En fait, les premiers hôpitaux furent fondés à l’époque des empereurs chrétiens ; ils étaient dus à l’initiative privée. Constantin n’avait pas osé leur assurer une dotation et les laissait ainsi dans une situation précaire ; il avait bien validé les donations et legs faits aux églises, mais il n’avait pas étendu ce privilège aux établissements hospitaliers. Ce privilège leur fut accordé par Valentinien, puis par Justinien (1) qui en même temps confiait aux évêques le soin de recevoir les libéralités en faveur des pauvres.

Disons en passsant, que dès cette époque on prenait des précautions pour empêcher les administrateurs d’aliéner les biens hospitaliers : une loi de l’empereur Anastase le leur interdisait absolument (2).

Toutefois on pouvait recourir à l’aliénation quand on ne pouvait payer les impôts (3). L’évêque devait alors réunir une assemblée spéciale et l’aliénation ne pouvait avoir lieu qu’en présense des administrateurs et des pauvres dans les Ptochia et des administrateurs el des malades dans les Nosocomia (4).

On voit que dès l’origine, l’intérét financier était sauvegardé autant que possible; mais là se bornait la préoccupation de l’autorité et, quoi qu’on puisse dire, ce n’est qu’à la fin du xvme siècle qu’on se préoccupa d’une façon effective de l’appropriation des locaux hospitaliers à leur destination.

Il avait sans doute été fait divers plans de perfectionnements dans la construction des établissements. M. Tollet a retrouvé et mis au jour un curieux plan d’Hôtel-Dieu attribué à Philibert Delorme. Mais ce plan indique seulement une disposition architecturale en croix qui existait avant lui, qui se retrouve dans beaucoup d’hôpitaux antérieurs au xvie siècle existant encore aujourd’hui, et il ne semble pas qu’il y ait dans ce plan , d’ailleurs sans légende explicative , une idée très nette des nécessités hygiéniques ; et si Philibert Delorme a fait ce plan qui lui est attribué, on ne sait trop comment il y avait voulu appliquer ce que dans

(1) Cod. de Episcopis et Glericis.

(2) Nisi utilius sit venditio, disent les textes.

(3) Novelle, n° 46.

(4) Laurent, loc. tit.

HOPITAUX ET HOSPICES

ses œuvres il dit de si juste pour les architectes hospitaliers de son temps et pour quelques-uns du nôtre : « Il vaudrait trop mieux à l’architecte, » selon mon advis, faillir aux ornements dos colonnes, aux mesures et » fassades (où tous ceux qui font profection de bâtir s’estudient le plus), » qu’en ces belles reigles de nature qui concernent la commodité, l’usage » et profit des habitans et non la décoration, beauté et enrichissement » des logis, faits seulement pour le contentement des yeux, sans apporter » aucun fruict à la santé et vie des hommes ».

D’ailleurs, si un architecte comme Philibert Delorme songeait à la santé et à la vie des hommes à propos de construction hospitalière, il était singulièrement en avance sur son temps. « Les anciens hôpitaux, dit Michelet, ne différaient en rien des maisons de correction. Le malade, le pauvre, le prisonnier qu’on y jetait était envisagé toujours comme un pécheur frappé de Dieu, qui d'abord devait expier. Il subissait de cruels traitements. Une charité si terrible épouvantait. Les noms si doux d’Hôtel- Dieu, de Charité,, de Pitié, de Bon-Pasteur, etc., ne rassuraient personne. Les malades se cachaient pour mourir de peur d’y être traînés ».

Sans doute, certains de ces hôpitaux recevaient libéralement tout le monde, sans s’enquérir du domicile d’origine, ni d’aucune autre condition, et c’est justement que Tenon pouvait dire :

« Nous avons à Paris un hôpital unique en son genre : cet hôpital est l’Hôtel-Dieu ; on y est reçu à toute heure , sans acception d’âge, de sexe, de pays, de religion ; les fiévreux, les blessés, les contagieux, les noncontagieux, les fous susceptibles de traitement, les femmes et les filles enceintes y sont admis ; il est donc l’hôpital de l’homme nécessiteux et malade, nous ne dirons pas seulement de Paris et de la France, mais du reste de l’univers (1) ».

Tous les pauvres diables, tous les misérables, malandrins blessés dans quelque rixe de cabaret, filles estropiées par quelque soudard, soldats éclopés, poètes incompris (2), tous trouvaient là un gite et souvent, — trop souvent, — la mort.

« Vous avez dans Paris, écrivait Voltaire à Paulet, un Hôtel-Dieu où » règne une contagion éternelle, où les malades entassés les uns sur les » autres se donnent réciproquement la peste et la mort » (3).

Mais si ce n’est quelques esprits épris de progrès et Posant dire comme Voltaire, qui donc songeait à ce mauvais état de nos hôpitaux d'une façon suffisamment active, pour amener les modifications indispensables. Ii fallut le rapport de Tenon, si souvent cité et dont nous avons parlé déjà, pour que l’on songeât enfin à faire des hôpitaux pour les malades, en

(1) Tenon, Mémoire sur les hôpitaux , Préface.

(2) Scarron prétendait qu’on trouvait toujours à l’Hôtel-Dieu de Paris assez de gens de lettres pour en faire une Académie.

(3) Voltaire, Le Ire ù Paulet , 22 avril 17(18.

vue des soins à leur donner et non en vue des facilités administratives. et des convenances du personnel (1); l’hygiène hospitalière prit alors naissance et si nous montrons ici ses progrès et les choses heureuses qu’elle a su réaliser dans quelques villes et dans quelques établissements, combien de desiderata se découvrent partout encore et combien nous sommes loin de voir satisfaites les exigences légitimes de l’hygiène.

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Les établissements hospitaliers se divisent en hôpitaux , où sont traités les malades curables; — en hospices, qui reçoivent les vieillards, les infirmes, les incurables, les enfants assistés ou orphelins ; — en hôpitauxhospices, qui donnent l’assistance hospitalière sous ces deux formes (2).

Le nombre des. établissements hospitaliers a beaucoup varié dans notre pays; il serait quasi-innombrable, si tous ceux qui ont été créés avaient continué d’exister et si les guerres, les désastres, les mauvaises gestions des administrateurs infidèles que les conciles et les rois ont tant de fois et si inutilement flétris, n’en avaient fait disparaître un grand nombre. D’ailleurs beaucoup de léproseries, de maladreries, furent réunies à des hôtels-dieu ou à des hôpitaux généraux et c’est pour toutes ces raisons qu’il existe si peu, aujourd’hui, d’hôpitaux qui remontent plus haut que le xvie siècle.

En effet, sur le total des hôpitaux qui existent actuellement, 1,196 sont antérieurs au xixe siècle et peuvent être ainsi répartis ;

Fondés avant le xn° siècle 68 (3)

— au xne siècle G7

— au xiiic 124

— au xivc : 85

— au xve 73

— au xvie 116

— au XVIIe 370

— au xvme 227

Total 1.130

(1) L’individualisme du lit s’affirmait alors avec une grande énergie et il semble que dès que la promiscuité révoltante des malades dans la même couche lut signalée comme une cause de contagion et de mort, elle eut dû disparaître ; pourtant sa disparition fut lente et dans une des villes les plus progressistes d’aujourd’hui, à Reims, ce fut seulement en 1820 que les malades cessèrent de coucher 2 dans le même lit.

(2) Ces dénominations n’ont pas toujours été les mêmes ; les anciens hôpitaux étaient généralement établis pour les pauvres non malades et les hôtels-dieu étaient affectés aux infirmes. Les maladreries étaient tantôt affectés aux malades ou seulement à une catégorie comme les lépreux, la maladrerie était alors synonyme de léproserie. On trouve quelquefois pour synonyme d’hôpital le mot renfermerie. Beaucoup d’hôpitaux qui se sont appelés de la Charité étaient primitivement dits des Chartriers, c’est-à-dire des renfermés.

(3) Les établissements actuellement existants et qui ont été fondés avant le XIIe siècle sont

HOPITAUX ET HOSPICES

auxquels il faut ajouter 06 établissements dont on ne connaît pas la date exacte de la fondation et qui existent de temps immémorial, soit en tout 1,196.

Or il est aisé de calculer d’après les chiffres du tableau ci-dessus, que le nombre de ceux qui sont antérieurs au x\T siècle est de 483, tandis que l’on compte 713 établissements fondés dephis le xvie siècle jusqu’à la fin du xvme.

Le nombre des établissements hospitaliers s’est beaucoup accru au xixe siècle. Il était en 1847 de 1,270, en 1849, de 1,519. — Une statistique faite au 1er janvier 1869 montre qu’il existait alors 1,557 hôpitaux et hospices régis par 1,382 Commissions administratives, savoir (1) :

les suivants : me siècle : Chàlons (Marne), fondé en 296 par saint Memmin, premier évêque de Chàlons. — ivc siècle : Hôpital de Dunkerque, dont la fondation est attribuée à sainte Fabriola; — L'Hostcllerie de Valenciennes (Nord), attribuée à 'l’empereur Valentinien. — vc siècle : Sainte-Menehould, sous l’épiscopat de saint Alpin, évêque de Chàlons; — L’hôpital du Mans. — VIe siècle : Hôtel-Dieu de Sens; — Hospice Sainte-Catherine de Verdun, fondation attribuée à saint Airy, évêque, vers 530 ; — Hôtel-Dieu de Lyon ; — Hospice de Terrasson (Dordogne), fondé par le roi Contran; — Le Puy, Hôtel-Dieu fondé par saint Bénigne, évêque, en 596. — vnc siècle : Hôpital de Maubeuge, attribué à sainte Aldegonde ;

— Hôpital de Saint-Denis (Seine), fondé par les rois Dagobert et Clovis II. — vmc siècle : Meulan (Seine-et-Oise) ; — Corbie (Somme); — Hôpital de Saint-Jean-d’Angély, fondé par Pépin le Bref. — IXe siècle : Hôpital de Bonifacio (Corse), fondé par le crmte Boniface, officier de la cour de Charlemagne; — Hôtel-Dieu de Chartres, fondé en 819 par Louis le Débonnaire; — Hospice de Charlieu (Loire), fondé par Boson, roi d’Arles et de Provence;

— Hospice de Brioude (Haute-Loire) ; — Hôtel Dieu Sainte-Marthe-de-Tournus (Saône-et- Loire), fondé par Louis le Bègue en 878; — Hôtel-Dieu de Paris, fondé en 817 par l’évêque Inchad, néanmoins il est possible que ce ne fut alors que la continuation d’un élablissement qui existait dès le vnc siècle près de l’église Saint-Christophe et qui porta successivement les noms d’ Hôpital Saint-Christophe, Maison-Dieu, Hôpital Ste-Marie ; — Saint-Benoît-sur- Loire (Loiret), fondé par Louis le Débonnaire; — Hôtel-Dieu de Reims; — Hôtel-Dieu de Beauvais. — xc siècle : Hôpital de Laval (Mayenne); — Mamers (Sarthe). — XIe siècle : Hospice de Breteuil (Eure), fondé par Robert II, comte de Leicester et Amicie, son épouse;

— Hôpital de Saint-Paul-Trois-Châteaux (Drôme), fondé par les évêques comtes de Saint- Paul ; — Hôpital Saint-Nicolas de Chàteaudun (Eure-et-Loir); — Hôpital d’Alais (Gard); — Hôpital de Levroux (Indre); — Vienne (Isère); — Arbois (Jura); — Hôtel-Dieu d’Issoudun (Indre); — Hôpital Sainte-Anne-de-Montbrison, fondé en '090 par Guillaume III, comte de Lyon et de Forez ; — Gourdon (Lot); — Cherbourg (Manche , en 1 053 par Guillaume le Conquérant; — Bar-le-Duc (Meuse), en 1098 par le pape Pascal II; — Hôtel-Dieu de Rouen, fondé par Henri II, roi d’Angleterre; — Hôpital Saint-Maurice-d’Épinal (Vosges).

(1) A cette époque les établissements se répartissaient ainsi :

Chefs-lieux de département 190 établissements

— d’arrondissement 331 —

— de canton 755 —

Communes rurales 281 —

Cent quatorze communes possédaient plus d’un établissement, savoir :

85 communes possédaient 2 établissements

3 — (Nancy, Rennes, Saint-Omer) 4 —

3 — (Lille, Bordeaux, Valenciennes) 5 —

1 — (Lyon) ' 7 —

l — (Paris) 32 —

Hôpitaux 415

Hospices 291

Hôpitaux-Hospices 851

A cette même époque, Paris avait 18,785 lits d’hôpital ou d’hospice; Lyon, 4,176 lits; Nantes, 2,716 lits; Lille, 2,188 lits; Rouen, 2,073 lits; Orléans, 1,641 lits; Marseille, 1,617 lits; Bordeaux, 1,599 lits; Montpellier, 1,581 ; Toulouse, 1,554, etc.

En 1881 le nombre total des établissements hospitaliers atteignait

A la fin de 1888 il y avait en France 1,684 de ces établissements administrés par 1,514 Commissions administratives (1).

Ces 1,684 établissements se divisaient en :

Hôpitaux-Hospices 838

Hôpitaux 361

Hospices 485

Le nombre total des lits était de 170,223, savoir :

Lits de malades , 73.868

Lits d’infirmes et vieillards 55.399

Lits d’enfants 16.656

Lits du personnel 24.300

Le nombre des journées de malades est, on le conçoit, très variable ; mais il ne varie en somme que dans des limites assez étroites et, pour prendre un exemple, le nombre total des journées de malades en l’année 1885, qui peut, être considérée comme une année moyenne a été de 16,319,555, savoir :

Hommes 8.076.509

Femmes 5.267.680

Enfants 2.975.366

Le nombre des hommes, femmes et enfants qui ont fourni ces journées d’hôpital s’élève à 451,789, savoir :

Hommes 260.781

Femmes 140.196

Enfants 50.812

La mortalité sur l’ensemble de ces malades a été de 9 1/2 0/0 environ. Pour les vieillards, infirmes et incurables, dans cette même année, les journées de présence se sont élevées à 17,573,869, ainsi réparties :

Hommes 7.486.604

Femmes 8.389.411

Enfants 1.697.854

Ce nombre de journées correspond à un nombre total d’existants et d’admis, pendant l’année 1885, de 65,451, savoir :

(I) Depuis il a été créé jusqu’au mois de mai 1892, 19 établissements nouveaux dont plus de la moitié sont des hôpitaux-hospices.

HOPITAUX ET HOSPICES

Hommes 28.189

Femmes 30.105

Enfants 7.157

Parmi cette population la mortalité a été de 12 1/2 p. 100.

A la même épocpie, la situation financière de ces établissements se résumait ainsi :

Recettes 107.641.430

Dépenses 108.990.553

Le département de la Seine est compris dans ces chiffres.

Les rapporteurs du Jury de la classe 64 à l’exposition universelle dernière, ont pensé qu’il pouvait être intéressant de rechercher combien d’hôpitaux et d’hospices ont été créés dans notre pays depuis 1878 jusqu’au 1er janvier 1889. Or, on constate que pendant cette période, 99 établissements ont été créés, soit une moyenne de 9 par an.

Tous les départements n’ont pas eu de telles créations. Dans 42, il n’en a été faite aucune, si bien que les 99 établissements nouveaux appartiennent à 45 départements et qu’ils n’v sont pas non plus également répartis (1).

C’est dans le département de la Mayenne qu’il a été créé le plus grand nombre d’établissements hospitaliers pendant cette période de 11 ans.

Le chiffre de cette création est de 6 ; viennent ensuite :

Ille-et-Vilaine, Seine 5

Maine-et-Loire, Rhône 4

Aisne, Isère. Manche, Marne, Orne, Puy-de-Dôme, Sarthe, Savoie, Seine-Inférieure 3

Disons aussi que si la moyenne des créations annuelles a été de 9 établissements, certaines années ont été plus favorisées (1885 - 12 créations : 1887 — 11 créations).

Les recettes ordinaires des hôpitaux et hospices n'ont cessé de s’élever. Leur total en 1864 était de 61,973,950 fr. 80 et les dépenses de 57,881 ,414 fr. 95: or ces dépenses dépassaient. 68,627,000 fr. en 1885. en ne comprenant pas Paris et restaient certainement au-dessous des recettes. Voici d’après les chiffres présentés par l’administration au Conseil supérieur de l’Assistance publique, le détail des dépenses faites dans les hôpitaux et hospices de France, Paris non compris :

Dépenses pour l’administration des biens et des revenus des établissements 7.603.856 fr. 22

Dépenses ordinaires.

Personnel 8 . 629 . 362 fr. 25

Matériel 7 . 547 .313 09

Nourriture ' 26.090.780 54

Pharmacie 2.513.504 16

A reporter 44 . 780 . 960 fr. 04

(1) Rapports du Jury de la classe 64 (Exposition universelle de Paris 1889) — Imprimerie nationale (Paris 1892),

Report. 44. 780. 960 fr. 04

Secours donnés à domicile 2.876.917 47

Dépenses divarses 13.365.278 38

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