A Salles, loco cit., p
5. E. Isti-t, loco cit., p. 55 et suiv. D'après M. Satlès, la prétendue partition de Rousseau devrait être attribuée à Aspelmeyer.
6. Ce Traité était anonyme. On l'attribue à Delisle de Sales.
". A. Pougin, Ménestrel, 1900, p. 82. La musique comprend 107 pages de gravure, soit la parlition aciievée du I"' acte; il y a, en outre, des esquisses du 11" acte (Hirseliberg, Die Encyclopddisten und die Franz<'Sische Oper im IS lahrliundert, p. 90).
La Borde, Ut, p. 424; Fetis; M. Brenel, les Concerts en France,
inSTOinE DE !..\ MUSIQUE
tion. C'est ainsi que le flûtiste lîlavet' parodiait, dans le Jaloux corrigr {i" mars ITnM, des arielles italioiiiies de la Serra jjrtrfcona, d'i7 Giocutorc et d'i7 .\l(n'slro di Mmica.
Depuis la mort de Uameau, le répertoire de l'Opi'ra ne se renouvelait plus que grâce aux œuvres de <]uclques auteurs mi^iocres, dont les pâles succès n'avaient pas de lend(Mnains; une crise intense sévissait sur la production dramatique, et l'Académie royale do musique en ressentait les fâcheux ellels. c< Cette scène priviléi;iée, écrit M. Cliouquet, languissait liislenient et se voyait condamnée à composer ses spectacles de fragments favoris, expédient des directions dans l'embarras, et leur ressource ordinaire quand elles ont à traverser une période de mauvais jours^. »
Iteux procédés étaient alors en vigueur, celui des l'ifhimentx et celui des ri'fections. Pendant une quinzaine d'années, de l'OO à l'To, on donne, sous le nnni de Friiijmcnts, des spectacles morcelés, dont la nialière provient soit d'anciens ouvrages, soit d'oeuvres contemporaines chères au puhlic, auxquelles s'adjoignent quelques pièces nouvelles écrites pour la cii'constance. Ces FragmenLs se parent d'épilhètes diverses; à côté des Fraijments tout court joués en l/Sb, 1760, 1763 et 1766, il y a des Frayments Iwroiques (1759, 1773), des Fragments nouveaux (1767, 17751, des Fragments li/riques (1767). D'autres pièces aux noms moins siguiticatil's en apparence, telles les Fêles, rentrent dans la même catégorie. Tous ces spectacles font de maigres recettes.
In autre système consistait à reprendre d'anciennes tragédies lyriques et à les ajuster au goi'it du jour, en les parant de musique nouvelle. C'était le système des réfections que Dauvergne^ pratiqua sur quehpies opéras de Colasse, de La Baire et de Destouches. Ainsi parurent rajeunis Envc et Laviiiie (14 février 1738) et Cancnte (décembre 1760) de Colasse; la Vénitienne (6 mai 1768) de Campra et Callirlioé (9 novembre 1773) de Destouches. Malgré son inconlestahle talent, Dauvergne ne parvint guère à galvaniser ces cadavres, et Grinim ne dissimulait pas l'antipathie qu'il éprouvait à l'égard de tentatives seinlilables.
L'auleur des Troqneurs s'employa, du reste, du mieux qu'il put à combattre, au moyen d'œuvres personnelles, la terrible famine lyrique dont souffrait l'Opéra; mais, ni les Amours de Tempe \2'6 novembre 1732), ni les Fôtes d'Euterpe (8 aoi'it 1738), ni Hercule mourant (3 avril 1761), ni Pyrrhus et Polijxène (H janvier 1763), ni le Prix de la valeur (4 octobre 1771) ne parvinrent h se soutenir.
Du moins, dans ses réfections, Dauvergne se bornait-il a écrire de la musique nouvelle sur un ancien livret. Bt'rton, lui, agissait tout autrement : il coupait, taillait, allongeait, rognait sans vergogne des ouviages du répertoire, portant une main sacrilège sur les opéras de Rameau, a(in d'y pratiquer les Il changements jugés nécessaires ». C'est le prototype de l'arrangeur. Né à Maubert-Fontaine (Ardennes),le 6 janvier 1727, Pierre Moiilan nerton' apprit la musique dès son jeune âge, et manifesta immé-