‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 2)Chapitre 105 sur 364 · partie de celle élude · texte numérisé non relu

partie de celle élude

mitsique dramatique en France,

parlie de celle étude ce

on, voir La Borde, E.i:

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diatement les dispositions les plus étonnantes, puisque à six ans il lisait à livre ouvert. 11 apprit à Senlis le chant sur le livre, la composition, le clavecin, le violoncelle et l'orgue, et Ht chanter des motets de sa composition à la cathédrale de cette ville. Ueçu comme basse-taille, d'abord a Notre-Dame de Paris, puis à l'Opéra, Berton débute sur celte scène en 1744, puis, au bout de deux ans, se met h voyager en province; en 1746, il habite Marseille, où l'altaiblissemenl de sa voix le contraint à abandonner le chant et à se transformer en chef d'orchestre. C'est en cette qualité qu'il va diriger le concert de Bordeaux en.noO^.

De retour à Paris vers 1733, Rerlnn al tend sept années pour devenir chef d'orchestre ;i r(l|ii>ra, oïl il est maître de musique en 1760, puis il reçoit, avec Trial, en 1767, la direction de l'Opéra, abandonnée par Hebel et Trancœur, et le 28 juin 1768, il oblient la survivance de la charge de maître de la musique du roi. Après la résiliation de l'enlreprise de l'Opéra en 1769, Berton conserve les fonctions de chef d'orchestre, est pensionné par le roi en 1772 et 1773, et dirige en celle atméo' 1773, conjointement avec Dauvergne, le Concert spiriluel. En 1773, il succède ii François Hebel comme administrateur général de repéra et obtient la survivance de la surintendance de la musique royale le 2 août 1776. lietraitéà l'Opéra en 1778, Berton reprend cepomliiit du siM-vicc à la rentrée de Pâques 1780, et ni. mu i (|ijrli|iirs joui's api'ès d'une fluxion de poitrine ;li m.:. i:n'| <. i,,. n-r .^y^.n 1780, il recevait un brevet de iiuiisimi dr i.7iiO livres'. Berton s'était livré, au début de sa carrière, à la musique latine, et donna en 1735 un In convcriendo au Concert spirituel*. Mais il ne persévéra pas longtemps dans celte voie, et la même aimé- il (■(iiii|«osait Deucalion et Pyrrha sur une comiMJM' dr Siimi-I'olx (septembre ou octobre 1733). A parlii' df ci- niomenl, Berton travaille à des raccommodages.il raccommode et augmente de cliœurs et d'airs de danse Camille de Campra, Vlphigénie de Desmarets, puis, en collaboration avec Trial, il donne Sylvie, ballet héroïque en 3 actes (11 nov. 1766) et Théonis (1768). Il raccommode encore, avec le concours de La Borde, VAmadis de Gaule de Lulli (4 décembre 1771) et, avec Granier, pour les spectacles de la cour, le BelU'rophon du même Baptiste (1773). Dans l'intervalle, il travailla, en 1770, à un opéra intitulé Linus, et, associé à La Borde, fit représenter Adèle de Ponthieu (1" décembre 1772), pièce qui parut assez hardie, en raison de son livret.

Mais la liste des arrangements perpétrés par Berton ne se clôt pas avec les quelques ouvrages qui précèdent; il a pris soin de rédiger lui-même une liste complète de ses œuvres, que l'Almanach des spectacles publia eu 1781. Nous apprenons, de la sorte, qu'il a " raccommodé » l'acte de Tibulle des Fêtes grecques et romaines de Colin de Blamont, qu'il a touché aux Eléments de Lalande et Destouches, qu'il a fait un monologue dans le Zais de Rameau, et ajouté une scène au Uardanus du même maître, que le Phaélon de Lulli et l'isse de Destouches subirent ses adaptations, tout comme Hippolyte et Aride et Zoroastre. Berton fait pardonner ses coupures et ses arrangé-

es de famille de H. M. Berton, publiés par M. Teneo (S. 1.

:.l. Il,, é,ril aussi Le Bcrlon.

Brenel, les Concerts en France, p. 2t;3.

menls par son grand talent de chef d'orchestre, et c'est grâce aux perfectionnements qu'il apporta à l'exécution symphonique, que les réformes de Gluck purent germer à l'Opéra.

Son collègue, Jean-Claude Trial ', était né, le 13 décembre 1732, dans le Comtat, à Avignon, d'une famille de musiciens. Venu à Paris après un séjour à Monlpellier, il obtint la place de chef d'orchestre à l'Opéra- Gomiqueet passa ensuite à la musique du prince de Conti, qu'il dirigea avec grand talent. Directeur de l'Opéra, avec Berton, en 1767, il mourut subitement, le 23 juin 1771.

Aux ouvrages qu'il composa en collaboration avec Berton^, l'rial a ajouté un opéra-ballet de son cru, la Fête de Flore (18 juin 1771), et une pièce jouée à la Comédie italienne, et contenant une sanglante satire de l'opéra, Esope à Cythére (15 décembre 1766) ^. Ue plus, il écrivit de la musique instrumentale et des cantates pour les concerts du prince de Conti.

Grave

Disons un mot de Jean- Benjamin de La Borde, l'auteur de V Es.%ai sur la Musique ancienne et moderne, dont les médiocres productions lyriques tenaient compagnie à celles de Trial. Elève de Dauvergne et de Hameau', La Borde devait à sa situation de valet de chambre du roi assez de crédit pour pouvoir imposer ses ouvrages; c'est sans doute à cette circonstance qu'on dut de voir à l'Opéra des banalités telles qu'lsmiiic et Isnu'nias (1770) et ^a Cinquantaine (1771). S'imaginant peut-être que la singularité de l'entreprise rendrait le public indulgent à l'égard de sa réalisation, La Borde inlligea une traduction musicale à un Privilège du Roy, et la Bibliothèque nationale possède cette facétie, que l'auteur intitule : Privilège du Roy pour chant et orchestrr, et à laquelle collaborent, en plus de la voix, deux violons, un alto, une basse, deux hautbois et deux cors''. Kn voici les mesures du début, que nous donnons à titre de curiosité :

Monsigny, dont la célébrité allait s'établir solidement à rOpéra-Comique, lâta de l'Opéra avec Aline, reine de Golconde (avril 1766), œuvre qui parut un peu mince à l'Académie royale de musique, mais dans laquelle se faisaient jour quelques réminiscences de l'Orpkèc de Gluck, gravé et publié à Paris de 1763 à 1766. C'est ainsi que l'air d'Aline au III" acte : « Si

1. Voir La Borde. Essai, III, p. 486. — Nécrologe de 1772. — Mercure de janvier 1772, p. 162-172. — Barjavel, Dictionnaire historique de Vaucluse, et A. Gouiiand, la Musique en Provence, p. 109-110.

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