‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 2)Chapitre 114 sur 364 · Desnoiresterres, Newman, Marx · texte numérisé non relu

Desnoiresterres, Newman, Marx

9. Desnoiresterres, loco cit., p. iG. Il y a lieu, cependant, de remar- I

! artistes susceptibles d'intluencer fortement sa propre évolution'". D'abord, lorsqu'il traversa la France pour gagner l'Angleterre, le nom de Rameau ne lui était pas resté inconnu, bien ([uil ii'ail pas dti entendre d'œuvres du maître d'Ilipiiohilr: puis, h Londres, la fréquentation d'Ha-iidel inspirail à l'élève de Sammartini un respect pour le contrepoint qu'il n'avait point retenu des leçons de son maître. Quel contraste que celui de ce jeune homme, féru de mélodies faciles, et de cet opiniâtre constructeur de vastes et solennelles architectures polyphoniques! Ha>.ndel déclarait tout net que Gluck entendait le contrepoint comme son cuisinier"; mais, en dépit de leur forme un peu iirusque, les conseils de l'auteur du Mesaie furent pieusement recueillis par le néophyte. A Londres, Gluck rencontrait aussi une délicate et charmante nature de musicien en la personne de cet Arne, dont lîurney souligne les aspirations vers un art fait de naturel et de simplicité. Arne ne manqua pas de s'entretenir avec Gluck de sa conception esthétique, et le futur rénovateur de l'opéra puisa, dans ses conversations, maintes indications utiles. Avec Hameau et Hœndel, Gluck avait senti la nécessité, pour le drame lyrique, de reposer sur une musique solide, expressive, fermement rythmée. Arne lui ouvrait des perspectives limpides, en lesquelles les souvenirs cueillis jadis à travers les forêts de Bohême trouvaient tout naturellement place'^.

A la fin de 1746, Gluck quitte l'Angleterre pour regagner le continent, et, au cours des seize années^ i|ui suivent (1746-1762), il mène une existence errante, laite d'allées et de venues continuelles, visitant, tour à tour, l'Allemagne, le Danemark, l'Autriche et l'Ilalie. Durant cette période de voyages, les œuvres i|u'il écrit commencent à témoigner des transformations qui s'elfectuent en lui. Déjà, on y volt poindre les lendances qu'il précisera par la suite, et on peut dire que son évolution se dessine vers 1750. Nous ne relaterons pas ici, en défailles mille péripéties de l'existence de Gluck à cette époque; de celle-ci, on trouvera une histoire très complète dans les ouvrages de Marx, de Desnoiresterres, de Newman et de Tiersot. Nous nous bornerons à en résumer les faits essentiels.

Musicien des plus cosmopolites'^, Gluck fait représenter à Dresde, parla troupe Mingoti, le Nozze d'Errole cl d'Ebc (2'J juin 1747), puis, à Vienne, Scmiramide liconosciiiln (14 mai 1748). Sur le théâtre italien de ('harlotlenbourg, on joue, le 9 avril 1749, pour fêter la naissance du prince Christian de Danemark, la Contera de lYuwi'''. Kntre temps, Gluck a perdu son père et épousé Marianne Pergin(lo septembre 17o0)'\ Au- |iaravant, il avait, pendant le cainaval, donné Ézio à Prague (17o0); puis, deux ans après, hsipUe, encore à Prague (17521, et lu Cleincnza dl Tito, à Naples |4 novembre 1752), suivie par/e Cinesi, chez le prince de Saxe-Hildburghausen, au château de Sclilosshof

, jusqu'j'i la fin de le morceaux emprt s reviendrons plus

, Gluck pratiqua le système du îuvres déjà exécutées. Au sur-

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