Uurn,-y, Lifeof Handel (I le Gluck I. Ménestrel, i
. Cf. Tiersot, Soixante Ans delà vie de Gluck {.Ménestrel, 2S mars 1008).
1 2. Marx rapporte que Gluck aurait dit des airs symétriques italiens : .. Es ist ailes redit, ma questo non tira sangue, » parole caractéristique et révélatrice de ses nouvelles dispositions.
13. 11 ne nous paraît pas rationnel d'admettre une période viennoise dans la carrière de Gluck.
14. Cette pièce de circonstance fut appelée Der Gàtter Zanc/c. On l'a aussi faussement désignée sous le nom de Tetide.
15. Sur le mariage de Gluck avec Marianne Pergin, voir Desnoiresterres, p. 18 et 20.
UISTOinE DE LA MCSIQVE
(24 septembre 17o4). Maiie-Tliérèse avait nommé le musicien clicf de sa musique, et l'Opéra de Vienne lui confiait les fonctions de kapellmeisler, au traitement de 2.000 florins. L'ain)ée suivante, c'est le théâtre (Iclla Favoiila à Laxenhurf,'qui prèle asile h la Dnnza. pastorale (o mai IT.'io) ', pendant que Vienne assiste à l'apparition de VInnocenza giustificata (8 déc. l7o"i). A Rome, on représente avec succès Aniiyoïw (9 février 1756), où deux rôles de femmes étaient chantés par des castrats, et le pape nomme chevalier de l'éperon d'or l'heureux musicien, dont le théâlre de Vienne montait, onze mois après, i7 lie Pasiorc |8 déc. 1756). En lin, le mariage de l'archiduc Joseph fournissait au Chevalier l'occasion d'écrire une œuvre nouvelle, la sérénade de Telhlf, pièce de circonstance, jouée à Vienne le SoclobrL' 1700. Nous verrons, en étudiant la réforme dramatique de dluck, que déjàTe/e/ndCCO, Ezio, VInnocenza, il Re Pastore et Tctitle réalisent des ébauches, pleines de promesses, des futurs chefs-d'œuvre.
Mais il est une autre direction dans laquelle Gluck va s'exercer : c'est celle del'opéra-comique français-. De 1758 à 1764, il écrivit, en ell'et, ;\ Vienne, et à la demande du comte Durazzo, directeur des spectacles de Vienne, quelques pièces légères sur des paroles de Favarl, de Lesage, d'Anseaume, etc. Gluck s'acquitlait fort bien de cette besogne, au dire de Favart luimême, qui, en janvier 1700, mandait à Durazzo : « Il me parait que M. le chevalier Gluck entend parfaitement cette espèce de composition. J'ai examiné et fait exécuter les deux opéras-comiques Cythère assiégée et \'hlc de Merlin; je n'y ai rien trouvé à désirer pour l'expression, le goût, l'harmonie, et même pour la prosodie française'. »
M. R. Rolland a judicieusement montré que ces pièces légères constituaient pour Gluck un excellent exercice, qu'il apprenait ainsi à pénétrer l'esprit de notre langue, en même temps qu'il se trouvait là sur un terrain propice à l'application des principes d'Arne relatifs à la simplicité et au naturel. Marx reconnaît également les qualités d'homme de théâlre affirmées par le Chevalier dans ses opéras-comiques, et constate que Gluck entra avec une habileté singulière dans le ton de la scène française''.
L'Iste de Merlin, représentée à Schùnbrunn, le 3 octobre 1758, n'était autre que le Monde renversé de Lesage et d'Orneval, joué à la foire Saint-Laurent, en 1718. Gluck s'était borné à ajouter à la pièce des « airs nouveaux ». On peut en dire autant de la première version de Cythèrc assiégée (1759), et d'Un ne s'acise jamais de tout (1762).
Au contraire, il avait composé en entier la musique de la Fausse Esclave, d'Anseaume (17581, de la première version de l'Arbre enchanté (Schùnbrunn, 3 octobre 1759), et de l'Ivrogne corrigé (1760|. Quant au Cadi dupé, dont la première version élait de Monsigny, Gluck l'ornait de musique nouvelle^ (1761?).
1. Sur la Danza, pcuilvrnUa, consulter l'arlicle publié par M. Romain Rolland dans la Itevue musicale de 1903, p. 40.
2. Plusieurs auteurs ont trouvé qu'en agissant de la sorte. Gluck dérogeait. M. Desnoirestcrres, entre autres, déclare que « son activité s'éparpilla dans des œuvres qui n'étaient pas faites pour le grandir n, et qu'il se livra ainsi à > une besogne dont la postérité n'a pas â lui savoir gré .. (p. 2G, 27). Tel n'est pas notre avis. Cf. Romain Rolland, Ghwk : Une tlrtolulion dramatique Ulevue de Paris du 15 juin 1904, p. TOI), et Musiriens daulrefois, p. 233. Tiersot, Soixante ans de la vie de Gluck {M,hiestrel, 6 juin 1008 et «'• suivants).
3. Favart, Mémoires et Correspondance littéraire, 1, p. U, 12.