‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 2)Chapitre 159 sur 364 · T. m, n» 237. (Dans le Happel de la Foire à la Vie · texte numérisé non relu

T. m, n» 237. (Dans le Happel de la Foire à la Vie

4. Sur Gillicr, consuUer Titon du Tillet, Premier Supplément au Parnasse français, p. ««7, 6118. On voit que Gillier jouait de la basse <le violon dans l'orchestre de !a Comédie française. G. Becker, dans les .Monatshefte fur Musikijeschichle, année IX, 1877, p. 4 et suiv., a donne les litres de 14 compositions de Gillier. Son fils, qui le remplaça dans cet orchestre, a ùcrit aussi pour l'Opéra-Comique. Nous citerons, de lui, ropéra-comique-vaudeville des Deux .Suivantes (20 juillet 1730), et lopéra-comique du Bouquet du Jloy (août 17301. Voir aussi M. Brencl, iiecueil de ta Société internat, de musique, 1907, t. VIII, p. 41 7-41 U.

5. La Bibliothèque du Conservatoire contient un très important recueil 'airs composés par Mourel pour la Comédie ilalienne sous

de Premier Livre de divertissements des comédies du. Théâtre

est longuement question de sonates, et c'est à la Foire qu'a|>parait, pour la première lois, le Cotillon dont Arlequin traitant (1716) fera l'éloge».

Comme bien l'on pense, la question de la rivalité de la musique française et de la musique ilalienne, les démêlés de la Foire et des deux Comédies, les ridicules de rO|)éra et des musiciens alimentent copieusement la verve satirique des auteurs, et M. G. Cucuel ajustement fait ressortir que la critique musicale se trouve très utilement représentée dans le répertoire forain. On peut dire que toutes les questions qui occupèrent la critique, au xviiio siècle, rencontrèrent leur écho à la Foire. Citons quelques exemples.

D'abord, la rivalité musicale franco-italienne et le nationalisme en musique; une des premières pièces qui lui fassent allusion est la Ceinture de Vénus (17li)); le même thème reparait dans nombre de revues, à partir de 1716; nous signalerons, en particulier, te Temple de l'Ennui (1716). La Querelle des Jiouffons vient-elle raviver la vieille dispute, alors, tantôt les pièces foraines, comme la Frivolité de Boissy, parodient les airs les plus célèbres des opéras-bouffons joués à Paris; tantôt, comme le Monde renversé d'Anseaume (1753), elles s'amusent à opposer le goût français et le goût italien. Qu'il s'agisse de la Revue des Théâtres de Chevrier (17;')3), des Adieux du Goïil ou du Retour du Goût, les allusions les plus transparentes aux événements contemporains foisonnent dans toutes ces pièces'». Plus tard, l'Opéracomique va refléter les tendances qui entraînent la musique vers le cosmopolitisme. C'est ainsi que VHoti l garni de Voisenon (1768) portera aux nues le « concert encyclopédique " ».

.Sur les démêlés de la Foire avec l'Opéra et la Comédie française, les auteurs forains sont inépuisables. Dès 1725, J. Bailly introduit dans Momus censeur des théâtres la « scène des théâtres » à laquelle les revues devaient assurer une si belle carrière. Le Temple de la Vérité (1726), la Nouveauté de Le Grand (1727), les Speetacles malades (1729), ont tous leur <i scène des théâtres », et lorsque, en d7o0, Favart donne sa Parodie au Parnasse, il a bien soin de recourir à celte scène, désormais classique.

Enfin, les questions d'esthétique se traitent à la Foire. Sans parler ici des Couplets en procès de Lesage et d'Orneval (1730), que nous retrouverons tout à l'heure, et dont Favart reprendra la thèse en 1760 avec son Procès des Ariettes et des Vaudevilles''^, nous signalerons qu'à partir de 1733, Panard, Piron, Favart, Fagan, s'occupent, à des titres divers, du Ramisnie; que les Talents à la mode de Boissy ramènent la querelle des Lullistes et des Bamisles; que, dans ses Tableaux (1748), Panard critique la surpro-

ilalien, composés par ilouret... pour l'an de yrdce 1731. Les divertissements de ce recueil s'appliquent à des pièces jouées de 1716 â G. Barberet, loco cit., p. Ml.

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