‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 2)Chapitre 158 sur 364 · Celle pièce était déjà composée en 1090. Voir plus loin · texte numérisé non relu

Celle pièce était déjà composée en 1090. Voir plus loin

6. La musique de cotte comcdie ligure dans le Itecuett d'airs sérieux et à boire de la collection Ballard correspondant à l'année 1698.

7. L'arlequin Baxter et l'acteur Saurin étaient deux gagistes de la dame Baron.

8. A. Heulhard, loco cit., p. 233. Le fameux Dominique Biancolelli, dit Dominique, faisait partie de la troupe de Sainl-Edmc.

9. L'autorisation n'avait point été accordée gratuitement. Les Forains payaient à l'Opéra une lourde contribution, qui, dans la suite, s'éleva jusqu'e'i 40.000 livres par an. (Cf. Earberet, loco cit., p. 4i.)

ENCVCIMPÈniE DE LA MUSIQUE ET DICTIONNAIRE DU CONSERVATOIRE

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Jean-Claude Gillier, né, selon Fétis, à Paris, en 1667, et ancien enfant de chœur de Notre-Dame, fut, en elTet, attaché à l'orchestre de la Comédie française et écrivitjpour ce théâtre la musique d'un grand nombre de piècesdeRegnardet de Daiicourt, de 1694 à 1716'. En même temps, il s'occupait activement de l'organisation musicale du théâtre de la Foire ou Opéra-

&fcl. Voir sur ce poiiiU'ouvrage précîlé de M. Bonnassies. Les Archives lie laJComedic fiançaise conservenl un cerUin nombre de petites partitions de Gillier, dont une, assez importante, pour le Galant Jardinier (1704), comprend cinq nuni6ros.

comique, et composait, de 1699 à 173H, une foule de vaudevilles, d'airs et de ballets, dont certains devinrent populaires. Il mourut vers 1737.

On a de lui, outre les Vaudevilles et airs choisis cités plus haut, des Airs de la Comédie française (1704- 1705), des Airs pour la Ccnnâdie de la Foire Saint-Germain, représentée sur le théâtre des comédiens italiens (1696), une tragédie mise en musique, Amp/uon (1696), les Plaisirs de l'Amour et de Bacchus, idylle (1697), le Dirertissement de la petite pièce des Pestes du Cours (1699), et, la même année, celui de ïllyménée royal.

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De plus, Lesage et Doriioval ont publié, à la suite (les volumes de leur riirdlrc de la Faire, un grand nombre iralrs de Gillier, dont deux Cantates', l'air avec un double : « Heureux qui soir et matin - » et un Irio^ Les deux auteurs déclarent encore dans leur préface qu'on est redevable à Gillier des meilleurs vaudevilles qui se soient entendus en Europe depuis plus de quarante ans. Compositeur attitré du tbéâtre torain, le spirituel musicien écrit des morceaux nouveaux pour la Ceinture de Vi'niis et le Temple du Destin, joués tous deux à la Foire en Hto. Il n'était pas, du reste, le seul à alimenter l'opéra-comique de musique originale'; Bernicr, de La Croix, Lacoste, Aubert, M"" de La Guerre, enfin Mouret^ l'habile et gracieux compositeur des ?iuits de Sceaux, coUabolaient assidi^ment à toutes ces pièces légères et vives que l'imagination de Lesage et de Fuzelier produisait sans fatigue.

Quelles sont les caractéristiques et les moyens d'expression do ce théâtre?

Comme l'observe très justement M. Barberet, avant Lesage, personne ne pensait qu'on put tirer un genre littéraire d'un « mélange de lazzi et de couplets ». Lesage compose deux sortes de pièces, qu'il veut <:ourles et condensées; les unes sont des pièces à intrigue qui se développent et se dénouent rapidement, les autres, dites à tiroir, consistent en un défilé de personnages épisodiques, en présence d'un personnage machine comme Mercure, Momus, etc. Les pièces de Lesage adoptent soit des sujets féeriques, et se parent alors de couleurs orientales, soit des sujets de mœurs, où s'affirme une observation des plus aiguès de la vie réelle. Lesage parcourt tous les mondes pour se procurer des ridicules ou pour se documenter, et son information ftst bien plus étendue que celle de Molière. En même temps, il ne se pose pas en moraliste" et ne nous importune pas de ses conseils; c'est, avant tout et uniquement, un peintre impitoyable et précis. Sa verve s'exerce contre les hypocrisies sociales et contre l'Opéra, dont il démasque sans pitié les faiblesses ; aussi, son théâtre inclinet-il à la parodie, et Lesage transforme-t-il les opéras en opéras-comiques, en vaudevilles, « ce quipermeltait, écrit Barberet, d'atteindre à la fois les paroles et la musique" ». Ainsi, pièces orientales, pièces de mœurs, parodies, voilà les diflérents aspects que revêtent les compositions du malicieux écrivain.

La plupart des pièces de la Foire présentent, en outre, un caractère très marqué de » Bévues' ». Déjà, celles du Théâtre italien faisaient appel à l'actualité, mais d'une façon moins accusée que les œuvres de Lesage et de ses successeurs. Les questions musicales, les querelles esthétiques, défrayent toutes ces pièces. Ainsi, dans la Foire de Guibray (1714), il

1. T. I, n" 173, cl I. II, n» 184, La première canl.ite, le Chasseur Arli'ottf se trouve dans la Foire de Gnibray. et la seconde dans le Temple de l'Ennui.

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