‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 2)Chapitre 164 sur 364 · IMPERTINENCE · texte numérisé non relu

IMPERTINENCE

Tur - lu lu

Ce répertoire est fort étendu et se prête à l'expression musicale d'un très grand nombre de nuances. Les musiciens ont ainsi à leur disposition tout un langage qui traduit les sentiments et les passions. S'agit-il de refréner l'orgueil, on chantera : « Eh! ne vous estimez pas tant! » Faudra-t-ii exprimer qu'on Joule d'une assertion un peu trop osée, le fredon '< Ahi ! alii! «viendra à la rescousse. Il n'y a pas jusqu'à des sentiments un peu estompés comme l'indécision qui n'aient leur véhicule mélodique : « Comment faire? » L'étonneraent se traduira en toute évidence avec « Oh! Oh! Ah! Ah! » On pourrait multiplier les exemples'.

Mais là ne se borne pas le rôle des frcdons.

r'en- gai

Lesage s'en sert fort habilement pour exprimer des réticences, des sous-entendus, des équivoques souvent scabreuses. Il cache derrière des u Ne m'entendez-vous pas? », ou derrière des « Vous m'entendez bien » des choses qu'il vaut mieux chanter que dire.

A côté des leitmotifs psychologiques, il y avait des leitmolifs qui conditionnaient certains personnages, tels que les suisses, les paysans. Un plus petit nombre de thèmes renliait dans la catégorie des airs à tout faire. Parmi ceux-ci, nous citerons les suivants, que l'on rencontre à foison et un peu partout : « ftéveillez-vous, belle endormie »; « Quand le péril est agréable » ; « LesTrembleurs d'isis, etc.- >>.

Ainsi donc, la musique jouait un rùle capital; à

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