SUSPENSION
ABPEGEMENT SIMPLE
ARPECEMENT FIGURE
Il insiste ensuite sur le rôle des deux mains dans l'exécution, surle mouvement qu'il conseille de ne pas exagérer'; il se livre à de curieuses considéralions harmoniques à propos de deux pièces appelées VEn- /iiirmoniqiw et la Triomphante où il prétendait faire état d'un genre de modulation basé sur le quart de ton. « L'effet, écrit-il, que l'on éprouve dans la douzième mesure de V Enharmonique ne sera peut-être pas d'abord du goût de tout le monde; on s'y accoutume, cependant, pour peu qu'on s'y prête, et l'on en sent même toute la beauté quand on a surmonté la première répugnance que le défaut d'habitude peut
occasionner en ce cas. L'harmonie qui cause cet effet n'est point jetée au hasard; elle est fondée en raisons et autorisée par la nature même; c'est pour les connaisseurs ce qu'il y a de plus piquant, mais il faut que l'exécution y seconde l'intention de l'Auteur, en attendrissant le Toucher et en suspendant de plus en plus les coules à mesure qu'on approche du trait saisissant où l'on doit s'arrêter un moment comme le marque ce signe —. Cet effet nait de la différence d'un quart de ton qui se trouve entre l'ut dièse et le rc bémol. »
Voici le passage en question :
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Un effet analogue s'observe dans la deuxième reprise de la Triomphante.
Rameau, qui s'était acquis une solide réputation de professeur de clavecin et d'accompagnement, ne manquait aucune occasion de disserter et même de polémiquer sur son art. De 1729 à 1730, le Mercure de Fravre contient nombre de discussions qu'il entretient, à ce sujet, avec un des meilleurs maîtres d'accompagnement de l'époque, Bournonville, et en t7:f2 il publiait une Dissertation sur les di/f't<renles méthodes d'accompagnement pour le clavecin ou l'orgue-, où il critiquait les méthodes suivies jusque-là et relatives à la fameuse « règle de l'octave »; il proposait de leur substituer un nouveau procédé d'enseignement fondé sur le renversement des accords, procédé avec lequel il prétendait apprendre en six mois la pratique d'une harmonie correcte aux personnes les plus inexpérimentées sur le clavier.
Les Pièces de clavecin en concerts (1741)' présentent le plus vif intérêt au point de vue de l'évolution de la musique de chambre en France. Ce sont, en elfet, des Suites pour trois instruments, de véritables trios, qui revêlent bien la forme classique de la Suite, mais en lesquels on voit déjà apparaître la forme en trois mouvements caractéristique du Concerto ou Concert. Les Concerts I, 111, IV et V ont, en effet, trois mouvements seulement; Hameau débute par un morceau vif, du type Allegro, auquel succède un Rondeau gracieux ou d'allure modérée, suivi lui-même d'un mouvement vif. L6 type architectural se rapproche donc sensiblement du dispositif du Concerto : Allegro- Andante- Allegro.
Toutes ces pièces ont une forme brève, une allure capricieuse; le clavecin n'y est plus employé comme instrument chargé seulement de la basse continue; il concerte avec le violon et la viole, et joue un rôle
1. A cet égard, Rameau indique très clair faut, déterminer les mouvements dans l'.'scci que lorsqu'on possède une composition nnisitale, on en saisit inscnsi lilemenl le goût et le véritable niouveinmt. C.-.i montre que Rameai
lion de la Dxation pratique des mouvements fut agitée plus tard, ei 1730, par les abbés Souraille et Boiiry.